Image – Foto – Bild: le débat au Cercle Gaulois, de gauche à droite: François De Smet (DéFi), la modératrice Julie Morelle et Hans Van de Cauter (B.U.B.); het debat in de Cercle Gaulois, van links naar rechts: François De Smet (DéFi), de moderatrice Julie Morelle en Hans Van de Cauter (B.U.B.); Die Debatte im Cercle Gaulois, von links nach rechts: François De Smet (DéFi), die Moderatorin Julie Morelle und Hans Van de Cauter (B.U.B.).
LE FEDERALISME EST L’ELEPHANT DANS LA PIECE
Le 15 avril 2026, au Cercle Gaulois à Bruxelles, s’est tenu un débat politique entre Hans Van de Cauter, en sa qualité de président du B.U.B., et François De Smet, parlementaire du parti DéFI sous la modération de Julie Morelle de la RTBF. Notre président a pu exposer sa vision de la Belgique et répondre aux enjeux institutionnels actuels. Ici, vous ne retrouvez (en principe) que ses interventions à lui suite aux questions posées par la modératrice.
La Nation vs l’Etat: Une mise au point historique
En réponse à la première question sur la vision de la Belgique idéale, notre président a d’abord dû apporter une correction historique majeure. Julie Morelle ayant affirmé que la Belgique était “née” en 1830, il a démontré que cela est totalement faux. Il faut impérativement distinguer l’État de la nation belge. Cette dernière est bien plus ancienne: elle est née au Moyen Âge sous les ducs de Bourgogne, une période d’ailleurs brillamment décrite par l’historien Bart Van Loo. Si l’Etat belge indépendant n’a vu le jour qu’en 1830, la nation, elle, préexiste de plusieurs siècles.
De même, le président du B.U.B. a contredit l’idée d’une absence d’unitaristes dans le pays. Il s’est référé à un sondage de la RTBF de 2024 révélant que 82 % des personnes interrogées étaient en faveur du retour à la Belgique unitaire (lien). Face aux doutes de la modératrice sur la représentativité de cet échantillon d’environ 1200 personnes, Van de Cauter a maintenu que même si ce chiffre tombait par exemple à 60 %, cela resterait une majorité écrasante et une part très importante de la population.
Il sufit de descendre dans la rue et de demander aux gens s’ils souhaitent, au lieu de la Belgique fédérale actuelle, une Belgique dotée d’un seul parlement et d’un seul gouvernement pour connaître la réponse à la question.
Pour une Belgique unitaire et le recours au referendum
La vision du B.U.B., défendue par notre president, est celle d’une Belgique unitaire dotée d’un seul gouvernement et d’un seul Parlement, composé de la Chambre et du Sénat, et décentralisée sur base des neuf provinces historiques. Cette restauration peut être validée par un référendum, éventuellement organisé à plusieurs tours, pour permettre aux citoyens de s’exprimer réellement sur l’avenir de leur pays.
Lors d’une intervention dans la salle, un monsieur a évoqué le précédent de 1950, soulignant l’opposition entre ce qu’il appelait des “Flamands” et des “Wallons”. Bien que n’ayant pu répondre sur le moment, Van de Cauter a précisé qu’à Anvers, les citoyens avaient voté contre le retour du Roi Léopold III, alors en exil en Suisse après sa liberation par les troupes alliées, tandis que la province du Luxembourg y était majoritairement favorable. Et que sept des neuf provinces belges sur l’ensemble votèrent pour le retour du Roi. Quoi qu’il en soit, le résultat de cette consultation populaire a été respecté: le Roi est revenu avant d’abdiquer en faveur de son fils.
L’échec du fédéralisme et l’illusion de la refédéralisation
Face à François De Smet qui évoquait des refédéralisations possibles, notre président a exprimé son désaccord catégorique. Il lui a dit qu’il rêve encore plus que lui, car il n’y aura jamais de majorité des deux tiers (et une majorité simple dans chaque groupe linguistique) pour refédéraliser quoi que ce soit, pas même les normes de bruit autour de Zaventem. Depuis vingt ans, on en parle, tout comme on parle de la circonscription fédérale, mais sans aucun résultat. Le passage par un référendum est donc inévitable.
On peut par ailleurs ajouter que le B.U.B. ne s’oppose évidemment pas au principe de refédéralisations de compétences régionales ou communautaires, mais ne croit pas qu’une majorité spéciale, pourtant nécessaire, puisse être trouvée au parlement à cet effet.
Concernant la région bruxelloise, notre président a déclaré que la crise politique qui a duré un an et demi n’a pas duré assez longtemps. Elle était la preuve par excellence que le confédéralisme ne peut pas marcher. Bruxelles est en effet un exemple de confédéralisme où il faut une majorité dans chaque groupe linguistique pour composer un gouvernement; on voit que ce système ne fonctionne pas du tout.
Notons que le confédéralisme est une association entre états indépendants, ce qui implique qu’il s’agit d’un projet post-séparatiste en Belgique. Notre président aurait également voulu citer pour illustrer l’ingérabilité de ce système l’exemple de la Communauté des Etats indépendants (CEI) entre – entre autres – la Russie et l’Ukraine si le temps ne lui avait pas manqué.
Même avec une casquette de fédéraliste, on peut critiquer le système bruxellois: pourquoi une ville a-t-elle besoin d’un gouvernement et d’un parlement? C’est absurde. On pourrait très bien gérer les matières communales sur base d’une agglomération ou des fédérations de communes, comme la Constitution le prévoit toujours.
Le coût et l’absurdité d’un système discriminatoire
Le fédéralisme est un gouffre financier de dix milliards d’euros par an, inefficace, absurde et d’une complexité inouïe. Il faut être un professeur d’université spécialisé en droit public pour comprendre le système. Le système est aussi inefficace. Gérer une entreprise avec six patrons est impossible. Pour un pays, c’est la même chose. De plus, le fédéralisme est discriminatoire: pourquoi les germanophones des Cantons de l’Est ont-ils un parlement alors que ceux de Malmedy n’en ont pas? Où sont le parlement et le gouvernement des francophones de Renaix, de Linkebeek ou de Wemmel?
Notre président a ajouté que si l’on maintient le principe fédéraliste, il faudra prévoir de créer bientôt une communauté arabophone, puisqu’il y a près d’un million d’arabophones en Belgique. L’argument selon lequel les arabophones ne seraient pas ici depuis assez longtemps ne tiendra plus la route pendant 10 ou 50 ans. Si l’on est fédéraliste, on doit aussi accepter cette création future. C’est l’une des raisons pour lesquelles il affirmait être unitariste.
Il y a d’ailleurs encore beaucoup à dire sur le coût du fédéralisme. On entend sans cesse les politiciens affirmer qu’il n’y a pas d’argent en Belgique. Mais c’est bien sûr une absurdité totale. Il y a assez d’argent en Belgique, mais il est bloqué au niveau des régions et des communautés en raison de la loi de financement. Ces entités, tout à fait inutiles, font qu’il n’y a pas moins d’un million de fonctionnaires en Belgique, ce qui est absurde pour un si petit pays. Un fonctionnaire coûte 50.000 € par an en moyenne. Supprimer ne fût-ce que 5% des fonctionnaires rapporterait déjà 2,5 milliards d’euros par an!
L’illégalité des réformes constitutionnelles
Notre président a également rappelé l’inconstitutionnalité de l’implémentation du fédéralisme en Belgique. En 1965, la déclaration de révision prévoyait une provincialisation, non un fédéralisme. C’est à l’automne 1969, lors d’une réunion à laquelle le Rassemblement Wallon et la Volksunie participaient, que les partis traditionnels ont cédé pour créer les communautés et régions en 1970, hors cadre de la déclaration de révision. Ce mépris du texte fondemental s’est poursuivi en 2013 avec la réforme du Sénat et se répète en 2026 avec le projet de suppression du Sénat. Or, l’article 187 de la Constitution interdit formellement de suspendre la Constitution, en tout ou en partie. La suspension de l’article 195, comme on l’a fait en 2012-2013 et comme on veut le faire à nouveau aujourd’hui, est dès lors interdite. Lorsque les droits fondamentaux sont bafoués en Pologne ou en Hongrie, la Commission européenne monte au créneau. Mais où est-elle maintenant ?
Le maintien du Sénat: un point d’accord
Enfin, François De Smet et notre président sont tombés d’accord sur un point: la suppression du Sénat est une erreur. Il est indispensable de maintenir une double lecture à la Chambre et au Sénat pour garantir la qualité de la législation et corriger les erreurs de vote. Le Sénat permet aussi de représenter les provinces moins peuplées.
En effet, à la Chambre, la représentation proportionnelle fait qu’il n’y a qu’un tiers de Belges du Sud, ce qu’on appelle faussement des “Wallons”. Le Sénat peut compenser cela par une représentation garantie de chaque province, à l’instar du Sénat américain, où chaque Etat a droit à deux sénateurs. Ce système d’équilibre existait d’ailleurs en Belgique entre 1831 et 1893. François De Smet a conclu en notant qu’il reste encore “sept [sic, six, B.U.B.] votes” avant la suppression définitive du Sénat: il reste donc un espoir qu’au moins un vote négatif fasse obstacle à ce processus néfaste.
Conclusion du débat: le fédéralisme est l’éléphant dans la pièce – tout le monde le voit, mais personne, sauf le B.U.B., n’ose en parler.
HET FEDERALISME IS DE OLIFANT IN DE KAMER
Op 15 april 2026 vond in de Cercle Gaulois in Brussel een politiek debat plaats tussen Hans Van de Cauter, in zijn hoedanigheid van voorzitter van de B.U.B. en François De Smet, parlementslid voor de partij DéFI, onder moderatie van Julie Morelle van de RTBF. Onze voorzitter kon er zijn visie op België uiteenzetten en antwoorden op de huidige institutionele uitdagingen. Hieronder vindt u (in principe) enkel zijn tussenkomsten naar aanleiding van de vragen van de moderatrice.
De natie vs. de staat: een historische verduidelijking
Bij het antwoord op de eerste vraag over zijn visie op het ideale België, moest onze voorzitter eerst een belangrijke historische correctie aanbrengen. Julie Morelle beweerde dat België “geboren” werd in 1830, maar hij toonde aan dat dit volledig onjuist is. Men moet absoluut een onderscheid maken tussen de Belgische staat en de Belgische natie. Die laatste is veel ouder: ze ontstond in de middeleeuwen onder de hertogen van Bourgondië, een periode die overigens schitterend is beschreven door historicus Bart Van Loo. Hoewel de onafhankelijke Belgische staat pas in 1830 het levenslicht zag, bestond de natie dus al meerdere eeuwen daarvoor.
Ook sprak de voorzitter van de B.U.B. de idee tegen dat er geen unitaristen meer zouden zijn in het land. Hij verwees daarvoor naar een peiling van de RTBF uit 2024 waaruit bleek dat 82% van de ondervraagden voorstander was van een terugkeer naar het unitaire België (link). Ondanks de twijfels van de moderatrice over de representativiteit van deze steekproef van ongeveer 1200 personen, hield Van de Cauter voet bij stuk: zelfs als dit cijfer bijvoorbeeld zou dalen naar 60%, bleef dit een overweldigende meerderheid en een zeer aanzienlijk deel van de bevolking.
Het volstaat trouwens om de straat op te gaan en de mensen te vragen of zij, in plaats van het huidige federale België, een België met één enkel parlement en één enkele regering wensen om het antwoord op de vraag te kennen.
Voor een unitair België en de organisatie van een referendum
De visie van de B.U.B., verdedigd door onze voorzitter, is die van een unitair België met één enkele regering en één enkel Parlement (bestaande uit de Kamer en de Senaat), gedecentraliseerd op basis van de negen historische provincies. Dit herstel kan worden bekrachtigd door een referendum, eventueel georganiseerd in meerdere rondes, om de burgers de kans te geven zich echt uit te spreken over de toekomst van hun land.
Tijdens een tussenkomst vanuit de zaal haalde een mijnheer het precedent van 1950 aan, waarbij hij wees op de tegenstelling tussen wat hij “Vlamingen” en “Walen” noemde. Hoewel hij op dat moment niet kon antwoorden, verduidelijkte Van de Cauter dat de burgers in Antwerpen tegen de terugkeer van Koning Leopold III hadden gestemd (die toen in ballingschap in Zwitserland verbleef na zijn bevrijding door de geallieerde troepen), terwijl de provincie Luxemburg er overwegend voorstander van was. En dat van alle zeven van de negen Belgische provincies voor de terugkeer van de Koning stemden. Hoe dan ook, het resultaat van deze volksraadpleging werd gerespecteerd: de Koning keerde terug alvorens af te treden ten gunste van zijn zoon.
Het falen van het federalisme en de illusie van herfederalisering
François De Smet sprak over mogelijke herfederaliseringen, maar onze sprak dit beslist tegen. Hij zei hem dat hij nog meer droomt dan hijzelf, aangezien er nooit een tweederdemeerderheid (en een gewone meerderheid in elke taalgroep) zal worden gevonden om wat dan ook te herfederaliseren, zelfs de geluidsnormen rond Zaventem niet. Al twintig jaar wordt erover gesproken, net zoals over de federale kieskring, maar zonder enig resultaat. De weg via een referendum is dus onvermijdelijk.
Hieraan kan worden toegevoegd dat de B.U.B. uiteraard niet tegen het principe van de herfederalisering van regionale of communautaire bevoegdheden is, maar niet gelooft dat er in het parlement een bijzondere meerderheid voor gevonden kan worden, hoewel die noodzakelijk is.
Wat het Brussels gewest betreft, verklaarde onze voorzitter dat de politieke crisis die anderhalf jaar duurde, nog niet lang genoeg duurde. Het was het bewijs bij uitstek dat confederalisme niet kan werken. Brussel is immers een voorbeeld van confederalisme waarbij in elke taalgroep een meerderheid nodig is om een regering te vormen; men ziet dat dit systeem totaal niet functioneert.
Merk op dat confederalisme een vereniging tussen onafhankelijke staten is, wat impliceert dat het in België om een post-separatistisch project gaat. Om de onbestuurbaarheid van dit systeem te illustreren, had onze voorzitter ook het voorbeeld willen aanhalen van het Gemenebest van Onafhankelijke Staten (GOS) tussen – onder andere – Rusland en Oekraïne, indien de tijd hem niet had ontbroken.
Zelfs met een federale bril op, kan men het Brusselse systeem bekritiseren: waarom heeft een stad een regering en een parlement nodig? Dat is absurd. Men zou de gemeentelijke materies heel goed kunnen beheren op basis van een agglomeratie of federaties van gemeenten, zoals de Grondwet nog steeds voorziet.
De kostprijs en de absurditeit van een discriminerend systeem
Het federalisme is een financieel bodemloze put van tien miljard euro per jaar: inefficiënt, absurd en ongekend ingewikkeld. Je moet al een universiteitsprofessor gespecialiseerd in publiek recht zijn om het systeem te begrijpen. Het systeem is ook inefficiënt. Een bedrijf besturen met zes bazen is onmogelijk. Voor een land is dat hetzelfde. Bovendien is het federalisme discriminerend: waarom hebben de Duitstaligen van de Oostkantons een parlement terwijl die van Malmedy er geen hebben? Waar zijn het parlement en de regering van de Franstaligen in Ronse, Linkebeek of Wemmel?
Onze voorzitter voegde eraan toe dat, indien men het federalistische principe aanhoudt, men er rekening mee moet houden dat er binnenkort een Arabischtalige gemeenschap moet worden opgericht, aangezien er bijna een miljoen Arabischtaligen in België zijn. Het argument dat Arabischtaligen hier nog niet lang genoeg zouden zijn, zal geen tien of vijftig jaar meer standhouden. Als men federalist is, moet men ook deze toekomstige creatie aanvaarden. Dit is een van de redenen waarom hij stelde unitarist te zijn.
Er valt overigens nog veel te zeggen over de kostprijs van het federalisme. Men hoort politici voortdurend beweren dat er geen geld is in België. Maar dat is natuurlijk totale onzin. Er is genoeg geld in België, maar het zit geblokkeerd op het niveau van de gewesten en gemeenschappen door de financieringswet. Deze volstrekt nutteloze entiteiten zorgen ervoor dat er maar liefst één miljoen ambtenaren zijn in België, wat absurd is voor zo’n klein land. Een ambtenaar kost gemiddeld € 50.000 per jaar. Slechts 5% van de ambtenaren schrappen zou al 2,5 miljard euro per jaar opbrengen!
De illegaliteit van de “staatshervormingen”
Onze voorzitter herinnerde ook aan de ongrondwettigheid van de invoering van het federalisme in België. In 1965 voorzag de verklaring tot herziening een provincialisering, geen federalisme. Het was in de herfst van 1969, tijdens een bijeenkomst waaraan de Rassemblement Wallon en de Volksunie deelnamen, dat de traditionele partijen toegaven om in 1970 de gemeenschappen en gewesten op te richten, buiten het kader van de verklaring tot herziening. Deze minachting voor de Grondwet zette zich voort in 2012-2013 met de hervorming van de Senaat en herhaalt zich in 2026 met het plan om de Senaat af te schaffen. Artikel 187 van de Grondwet verbiedt echter formeel de opschorting van de Grondwet, geheel of gedeeltelijk. De opschorting van artikel 195, hetgeen in 2012 gebeurde en die men nu wil herhalen, is bijgevolg verboden. Wanneer de fundamentele rechten in Polen of Hongarije met de voeten worden getreden, trekt de Europese Commissie aan de alarmbel. Maar waar is ze nu?
Het behoud van de Senaat: een punt van overeenstemming
Tot slot raakten François De Smet en onze voorzitter het over één punt eens: de afschaffing van de Senaat is een vergissing. Het is essentieel om een dubbele lezing in de Kamer en de Senaat te behouden om de kwaliteit van de wetgeving te garanderen en stemfouten te corrigeren. De Senaat maakt het ook mogelijk om de minder bevolkte provincies te vertegenwoordigen.
In de Kamer zorgt de proportionele vertegenwoordiging er immers voor dat er slechts een derde aan Belgen uit het Zuiden is, wat men onterecht “Walen” noemt. De Senaat kan dit compenseren door een gegarandeerde vertegenwoordiging van elke provincie, naar het voorbeeld van de Amerikaanse Senaat, waar elke staat recht heeft op twee Senatoren. Dit evenwichtssysteem bestond overigens in België tussen 1831 en 1893. François De Smet sloot af door op te merken dat er nog “zeven [sic, zes, B.U.B.] stemmingen” resten voor de definitieve afschaffing van de Senaat: er blijft dus hoop dat minstens één negatieve stem dit schadelijke proces zal blokkeren.
Conclusie van het debat: het federalisme is de olifant in de kamer – iedereen ziet hem, maar niemand, behalve de B.U.B., durft erover te spreken.
DER FÖDERALISMUS IST DER ELEFANT IM RAUM
Am 15. April 2026 fand im Cercle Gaulois in Brüssel eine politische Debatte zwischen Hans Van de Cauter, in seiner Eigenschaft als Vorsitzender der B.U.B., und François De Smet, Abgeordneter der Partei DéFI, unter der Moderation von Julie Morelle vom RTBF statt. Unser Vorsitzender konnte dort seine Vision für Belgien darlegen und auf die aktuellen institutionellen Herausforderungen antworten. Im Folgenden finden Sie (im Prinzip) ausschließlich seine Wortbeiträge zu den Fragen der Moderatorin.
Nation vs. Staat: Eine historische Klarstellung
Als Antwort auf die erste Frage nach seiner Vision eines idealen Belgiens musste unser Vorsitzender zunächst eine wichtige historische Korrektur vornehmen. Da Julie Morelle behauptet hatte, Belgien sei 1830 „geboren”, zeigte er auf, dass dies völlig falsch ist. Man muss zwingend zwischen dem belgischen Staat und der belgischen Nation unterscheiden. Letztere ist viel älter: Sie entstand im Mittelalter unter den Herzögen von Burgund, eine Zeit, die übrigens vom Historiker Bart Van Loo brillant beschrieben wurde. Während der unabhängige belgische Staat erst 1830 das Licht der Welt erblickte, bestand die Nation somit bereits mehrere Jahrhunderte zuvor.
Ebenso widersprach der Vorsitzende der B.U.B. der Vorstellung, dass es im Land keine Unitaristen mehr gäbe. Er verwies hierzu auf eine Umfrage des RTBF aus dem Jahr 2024, wonach 82 % der Befragten eine Rückkehr zum Einheitsstaat Belgien befürworteten (link). Trotz der Zweifel der Moderatorin an der Repräsentativität dieser Stichprobe von etwa 1200 Personen blieb Van de Cauter standhaft: Selbst wenn dieser Wert beispielsweise auf 60 % sinken würde, bliebe dies eine überwältigende Mehrheit und ein sehr bedeutender Teil der Bevölkerung.
Es genügt im Übrigen, auf die Straße zu gehen und die Menschen zu fragen, ob sie sich anstelle des derzeitigen föderalen Belgiens ein Belgien mit einem einzigen Parlament und einer einzigen Regierung wünschen, um die Antwort auf diese Frage zu erfahren.
Für ein unitäres Belgien und die Veranstaltung eines Referendums
Die von unserem Vorsitzenden verteidigte Vision der B.U.B. ist die eines Einheitsstaates Belgien mit einer einzigen Regierung und einem einzigen Parlament (bestehend aus Kammer und Senat), dezentralisiert auf Basis der neun historischen Provinzen. Diese Wiederherstellung kann durch ein Referendum bestätigt werden, das gegebenenfalls in mehreren Runden organisiert wird, um den Bürgern die Möglichkeit zu geben, sich wirklich über die Zukunft ihres Landes zu äußern.
Während einer Wortmeldung aus dem Publikum führte ein Herr das Präzedenzbeispiel von 1950 an und wies auf den Gegensatz zwischen dem hin, was er als “Flamen” und “Wallonen” bezeichnete. Obwohl er in diesem Moment nicht antworten konnte, stellte Van de Cauter klar, dass die Bürger in Antwerpen gegen die Rückkehr von König Leopold III. gestimmt hatten (der damals nach seiner Befreiung durch die alliierten Truppen im Exil in der Schweiz lebte), während die Provinz Luxemburg überwiegend dafür war. Und dass insgesamt sieben der neun belgischen Provinzen für die Rückkehr des Königs stimmten. Wie dem auch sei, das Ergebnis dieser Volksbefragung wurde respektiert: Der König kehrte zurück, bevor er zugunsten seines Sohnes abdankte.
Das Scheitern des Föderalismus und die Illusion der Reföderalisierung
François De Smet sprach von möglichen Reföderalisierungen, doch unser Vorsitzender widersprach dem entschieden. Er entgegnete ihm, dass er noch mehr träume als er selbst, da niemals eine Zweidrittelmehrheit (und eine einfache Mehrheit in jeder Sprachgruppe) gefunden werden wird, um irgendetwas zu reföderalisieren, nicht einmal die Lärmschutznormen rund um Zaventem. Seit zwanzig Jahren wird darüber gesprochen, ebenso wie über den föderalen Wahlkreis, jedoch ohne jegliches Ergebnis. Der Weg über ein Referendum ist daher unumgänglich.
Dem ist hinzuzufügen, dass die B.U.B. natürlich nicht gegen das Prinzip der Reföderalisierung regionaler oder gemeinschaftlicher Kompetenzen ist, aber nicht daran glaubt, dass im Parlament eine – dennoch notwendige – besondere Mehrheit dafür gefunden werden kann.
Bezüglich der Region Brüssel erklärte unser Vorsitzender, dass die politische Krise, die anderthalb Jahre dauerte, noch nicht lange genug gedauert habe. Sie sei der Beweis schlechthin dafür gewesen, dass Konföderalismus nicht funktionieren kann. Brüssel ist in der Tat ein Beispiel für Konföderalismus, bei dem in jeder Sprachgruppe eine Mehrheit erforderlich ist, um eine Regierung zu bilden; man sieht, dass dieses System absolut nicht funktioniert.
Es ist anzumerken, dass Konföderalismus eine Verbindung zwischen unabhängigen Staaten ist, was impliziert, dass es sich in Belgien um ein post-separatistisches Projekt handelt. Um die Unregierbarkeit dieses Systems zu illustrieren, hätte unser Vorsitzender auch das Beispiel der Gemeinschaft Unabhängiger Staaten (GUS) zwischen – unter anderem – Russland und der Ukraine angeführt, wenn ihm nicht die Zeit gefehlt hätte.
Selbst durch die föderale Brille betrachtet, kann man das Brüsseler System kritisieren: Warum braucht eine Stadt eine Regierung und ein Parlament? Das ist absurd. Man könnte die kommunalen Angelegenheiten sehr wohl auf Basis einer Agglomeration oder von Gemeindeföderationen verwalten, wie es die Verfassung nach wie vor vorsieht.
Die Kosten und die Absurdität eines diskriminierenden Systems
Der Föderalismus ist ein finanzielles Fass ohne Boden von zehn Milliarden Euro pro Jahr: ineffizient, absurd und beispiellos kompliziert. Man muss schon Universitätsprofessor für öffentliches Recht sein, um das System zu verstehen. Das System ist zudem ineffizient. Ein Unternehmen mit sechs Chefs zu führen, ist unmöglich. Für ein Land gilt das Gleiche. Der Föderalismus ist auch diskriminierend: Warum haben die Deutschsprachigen der Ostkantone ein Parlament, während die von Malmedy keines haben? Wo sind das Parlament und die Regierung der Französischsprachigen in Ronse, Linkebeek oder Wemmel?
Unser Vorsitzender fügte hinzu, dass man bei Beibehaltung des föderalistischen Prinzips damit rechnen müsse, bald eine arabischsprachige Gemeinschaft gründen zu müssen, da es fast eine Million Arabischsprachige in Belgien gibt. Das Argument, dass Arabischsprachige noch nicht lange genug hier seien, wird in 10 oder 50 Jahren nicht mehr ziehen. Wenn man Föderalist ist, muss man auch diese zukünftige Schöpfung akzeptieren. Dies ist einer der Gründe, warum er erklärte, Unitarist zu sein.
Es gäbe im Übrigen noch viel über die Kosten des Föderalismus zu sagen. Man hört Politiker ständig behaupten, dass es in Belgien kein Geld gäbe. Das ist natürlich völliger Unsinn. Es ist genug Geld in Belgien vorhanden, aber es ist aufgrund des Finanzierungsgesetzes auf Ebene der Regionen und Gemeinschaften blockiert. Diese völlig unnützen Einheiten führen dazu, dass es in Belgien nicht weniger als eine Million Beamte gibt, was für ein so kleines Land absurd ist. Ein Beamter kostet im Durchschnitt 50.000 € pro Jahr. Nur 5 % der Beamtenstellen zu streichen, würde bereits 2,5 Milliarden Euro pro Jahr einbringen!
Die Rechtswidrigkeit der “Staatsreformen”
Unser Vorsitzender erinnerte auch an die Verfassungswidrigkeit der Einführung des Föderalismus in Belgien. Im Jahr 1965 sah die Revisionserklärung eine Provinzialisierung vor, keinen Föderalismus. Im Herbst 1969, während eines Treffens, an dem der Rassemblement Wallon und die Volksunie teilnahmen, gaben die traditionellen Parteien nach, um 1970 die Gemeinschaften und Regionen zu gründen – außerhalb des Rahmens der Revisionserklärung. Diese Missachtung der Verfassung setzte sich 2012-2013 mit der Reform des Senats fort und wiederholt sich 2026 mit dem Plan zur Abschaffung des Senats. Artikel 187 der Verfassung verbietet jedoch formell die Aussetzung der Verfassung, ganz oder teilweise. Die Aussetzung von Artikel 195, wie sie 2012 geschah und die man nun wiederholen will, ist folglich verboten. Wenn Grundrechte in Polen oder Ungarn mit Füßen getreten werden, schlägt die Europäische Kommission Alarm. Aber wo ist sie jetzt?
Erhalt des Senats: Ein Punkt der Einigkeit
Schließlich einigten sich François De Smet und unser Vorsitzender in einem Punkt: Die Abschaffung des Senats ist ein Fehler. Es ist unerlässlich, eine doppelte Lesung in Kammer und Senat beizubehalten, um die Qualität der Gesetzgebung zu garantieren und Abstimmungsfehler zu korrigieren. Der Senat ermöglicht es zudem, die weniger bevölkerten Provinzen zu repräsentieren.
In der Kammer führt die Verhältniswahl nämlich dazu, dass nur ein Drittel der Belgier aus dem Süden vertreten ist, die man fälschlicherweise als „Wallonen“ bezeichnet. Der Senat kann dies durch eine garantierte Vertretung jeder Provinz ausgleichen, nach dem Vorbild des US-Senats, in dem jeder Staat Anspruch auf zwei Senatoren hat. Dieses Gleichgewichtssystem bestand übrigens in Belgien zwischen 1831 und 1893. François De Smet schloss mit der Bemerkung ab, dass noch „sieben [sic, sechs, B.U.B.] Abstimmungen“ bis zur endgültigen Abschaffung des Senats verbleiben: Es besteht also noch Hoffnung, dass zumindest eine negative Stimme diesen schädlichen Prozess blockiert.
Fazit der Debatte: Der Föderalismus ist der Elefant im Raum – jeder sieht ihn, aber niemand, außer der B.U.B., wagt es, darüber zu sprechen.



