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IL NE FAUT PAS S’EXCUSER POUR LE PASSE COLONIAL – GEEN EXCUSES NODIG VOOR KOLONIAAL VERLEDEN

IL NE FAUT PAS S’EXCUSER POUR LE PASSE COLONIAL – GEEN EXCUSES NODIG VOOR KOLONIAAL VERLEDEN

Afbeelding – Image: 50 jaar Belgisch Congo – 50 ans de Congo belge (bron: La mémoire du Congo – le temps colonial, Editions Snoeck / Musée royal de l’Afrique centrale, 2005, p. 167)

L’AUTO-FLAGELLATION ABSURDE ET NOCIVE DOIT S’ARRETER

Le 30 juin 2020, c‘était il y a 60 ans que le Congo devenait indépendant. Malheureusement, il n’y avait pas grand-chose à fêter.

En premier lieu, cela vaut pour les Congolais eux-mêmes. Le PNB par habitant du Congolais moyen est aujourd’hui quatre fois inférieur à celui d’avant l’indépendance. Le pays qui était le plus alphabétisé de l’Afrique sous la gouvernance belge, est aujourd’hui l’un des pires classés au monde en termes d’éducation. En revanche, le Congo obtient de bons résultats dans des domaines tels que le meurtre, les délits sexuels, la drogue et le trafic d’êtres humains …

Le 29 juin 2020, le Roi Philippe a envoyé une lettre au président congolais Tshisekedi à l’occasion de la commémoration de l’indépendance congolaise. Il y a évoqué six fois la nécessité d’approfondir la coopération entre la Belgique et le Congo. Il va de soi que le B.U.B.  est totalement d’accord avec ce message.

Toutefois, un passage qui ne fut pas nécessairement l’essence de la lettre a attiré l’attention des médias et des politiciens. Dans son discours, le Roi a souligné la «longue histoire commune» de la Belgique et du Congo. Il s’agit, selon notre chef de l’Etat, de «réalisations communes, mais aussi d’épisodes douloureux». C’est une description précise et neutre qui s’applique à l’histoire de chaque pays. Le monarque a poursuivi avec une déclaration qui est évidente:

“A l’époque de l’État indépendant du Congo des actes de violence et de cruauté ont été commis”. On émet pourtant nos doutes quant à l’affirmation que ceux-ci pèseraient encore et toujours sur notre “mémoire collective”. Mais au fond, le Roi n’a rien dit d’autre que ce que le B.U.B. et tout historien sérieux ont également écrit, à savoir qu’il y avait des actes de violence et des atrocités, mais pas de «génocide».

La période coloniale aurait provoqué des “souffrances” et des “humiliations”. Nous ne le nions pas, tout comme nous ne nions pas que des travailleurs ou des femmes en Belgique et en Europe ont également été humiliés. En revanche, de très nombreux Congolais considèrent le Roi Léopold II comme le fondateur de leur pays et les Belges comme ceux qui leur ont apporté la prospérité. Il a également mis fin à l’esclavage arabe et au cannibalisme.

Le Roi tenait à exprimer ses “plus profonds regrets pour ces blessures du passé”.

Le chef d’Etat a donc exprimé ses “regrets” sans présenter ses excuses, à juste titre d’ailleurs. La pression politique pour agir de cette manière a dû être très forte. Le Roi a également suscité de la sympathie par l’emploi  d’un argumentaire plus ou moins équilibré, ce qui est bon pour la dynastie et donc pour la Belgique.

En outre, on prétend au sujet des combattants de l’EI que les enfants ne sont pas responsables des crimes de leurs parents. Pourquoi, alors, le Roi devrait-il présenter des excuses pour les actes présumés répréhensibles de son arrière-arrière-grand-oncle dans l’État-Libre du Congo? Et quant aux excuses de l’Etat belge, elles ne pourraient être données que pour la période entre 1908 et 1960 et seraient inutiles (voir ci-dessous).

L’idée que la Belgique devrait présenter ses excuses au Congo ne tient  pas la route. Pourquoi alors ne pas demander des excuses aux Arabes qui ont asservi les Congolais avant le règne du Roi Léopold II? Pourquoi les Chinois qui exploitent aujourd’hui les Congolais ne devraient-ils pas s’excuser?

Il semble que l’on veuille dissimuler la misère actuelle au Congo et plutôt contraindre un État belge, affecté par des divisions politiques internes, à l’auto-flagellation, ce qui bien sûr va parfaitement de pair avec l’agitation folle des séparatistes contre la Belgique aujourd’hui, tout comme les Britanniques ont mené, au début du 20e siècle, une campagne contre le roi Léopold II pour cacher leurs crimes dans leurs colonies, y compris les camps de concentration contre les Boers en Afrique du Sud et le massacre des peuples indigènes.

Dans le même ordre d’idées, les Romains ne devraient-ils pas s’excuser auprès des Belges pour leur occupation pendant des siècles de nos territoires et le meurtre de nombreux Celtes, les premiers habitants de la Belgique?

De plus, les Belges ont alors droit aux excuses des Espagnols, des Autrichiens, des Français et des Hollandais, qui ont dominé la Belgique les uns après les autres et qui ont même parfois envahi le pays et tué de nombreux Belges. Et quand recevrons-nous finalement des excuses de l’Allemagne pour les deux guerres mondiales, accompagnées de deux occupations cruelles et de pillages de notre pays ainsi que la destruction de notre système unitaire et de notre économie? Les Allemands n’ont payé qu’une partie des réparations imposées après la Première Guerre mondiale. Après la Seconde Guerre mondiale, ils n’ont rien payé du tout (notamment parce que l’attention des Alliés s’était ensuite tournée vers la menace soviétique).

Pourquoi les détracteurs passent-ils sous silence l’apartheid linguistique que la particratie a installée en Belgique par le biais du fédéralisme linguistique ? Estiment-ils que l’apartheid est une bonne chose?

Et quand va-t-on clouer au pilori les gouvernements et les chefs d’entreprise du 19ième siècle pour l’exploitation de nos ouvriers? Et quid des meurtres sur les coloniaux et sur les Belges avant et après l’indépendance du Congo? Pour quand les excuses non équivoques des nationalistes “flamands” pour leur deux collaborations?

Nos politiciens vont-ils également exprimer leurs regrets et présenter des excuses sincères pour les souffrances, l’humiliation et les atrocités (voir la crise Covid-19) qui sont la conséquence de leur fédéralisme?

Le B.U.B. est choqué par autant d’indignation sélective.

Des excuses ne sont d’ailleurs pas sans engagement, car des réparations peuvent conduire à la faillite de l’Etat belge. C’est aussi ce qu’a dit le professeur de droit international, Jan Wouters (KULeuven): «… en fait, le remboursement de notre dette réelle conduirait également à notre faillite» (HNB, 1er juillet 2020). Ceux qui préconisent de telles réparations ne l’expliquent cependant pas à leurs électeurs.

De telles réparations constituent également un précédent dangereux, car toute colonie, partout dans le monde, pourrait exiger des réparations. En conséquence, les anciennes mère patries demanderont à leur tour des réparations à leurs anciens ennemis. En effet, dans le cas de la Belgique, toute réparation doit au moins être compensée par des réparations de l’Allemagne. Mais cela s’applique également à d’autres pays, ce qui entraînera inévitablement de graves tensions internationales.

Rappelons qu’entre 1960 et 2009, la Belgique a fourni 10 milliards d’euros d’aide au développement au Congo et a financé des projets pour 5 milliards d’euros. En 2010, notre pays a annulé des dettes de 500 millions d’euros. Le Congo a également été soutenu militairement. Entre 2010 et 2019, 250 millions d’euros d’aide au développement ont été offertes annuellement. Donc encore 2,5 milliards d’euros. Le Congo/Zaïre a ainsi reçu au moins 18 milliards d’euros de subventions au cours des 60 ans de l’indépendance. Nous pouvons supposer que cela pourra être déduit de ces réparations ? En outre, cet argent n’a pas du tout été dépensé de manière utile, mais a été perdu dans les rouages d’une machine d’État corrompue.

Plutôt que de raconter des balivernes au sujet des “excuses” aux Congolais, les politiciens feraient mieux de former un gouvernement qui supprime le fédéralisme linguistique rétrograde et qui rend la Belgique à nouveau unitaire. Au moins, il s’agirait d’un travail utile permettant à la Belgique d’être mieux gérée et de manière moins dispendieuse. De plus, une telle démarche permettrait à la Belgique de jouer à nouveau un rôle de pionnier au niveau international et notamment dans ses relations avec le Congo. Toitefois, les particrates n’ont pas encore atteint ce niveau d’intelligence. Ils ne pensent qu’à leurs propres intérêts et imposent aux Belges un complexe d’infériorité déplacé. Et au lieu de mettre en place une commission parlementaire inutile sur les évènements au Congo d’il y a plus de 100 ans, il vaudrait mieux mettre en place une commission d’enquête sur la malgouvernance lors de la crise du coronavirus et par extension sur le fédéralisme. Ou est-ce que les 10.000 morts dans la petite Belgique (plus que dans toute l’Allemagne), dont beaucoup sont tombés dans les maisons de retraite communautarisées, n’importent-ils pas assez ?

ABSURDE EN SCHADELIJKE ZELFKASTIJDING MOET STOPPEN

Op 30 juni 2020 was het 60 jaar geleden dat Congo onafhankelijk werd. Veel viel er spijtig genoeg niet te vieren.

In de eerste plaats geldt dit voor de Congolezen zelf. Het BNP/capita van de gemiddelde Congolees ligt vandaag vier maal lager dan vóór de onafhankelijkheid. Het land dat onder Belgisch bestuur het meest gealfabetiseerde van Afrika was, is vandaag qua scholing één van de slechtst gerangschikte ter wereld. Wel scoort Congo goed in domeinen als moord, zedendelicten, drugs- en mensenhandel…

Op 29 juni 2020 stuurde Koning Filip n.a.v. de herdenking van de Congolese onafhankelijkheid een brief naar de Congolese president Tshisekedi. Daarin verwees hij zesmaal naar de (noodzaak om) de samenwerking tussen België en Congo te verdiepen. De B.U.B. is het uiteraard volkomen eens met deze boodschap. 

De aandacht van de media en de politici ging nochtans uitsluitend uit naar een passage die niet noodzakelijk de essentie van de brief was. In zijn betoog wees de Koning namelijk op de ”lange gezamenlijke geschiedenis” van België en Congo. Die bestaat, volgens ons staatshoofd uit ”gemeenschappelijke verwezenlijkingen, maar ook uit pijnlijke episoden”. Dat is een accurate en neutrale omschrijving die voor de geschiedenis van elk land geldt. De vorst vervolgde met een vaststelling die evident is: 

“Ten tijde van Congo-Vrijstaat werden geweld- en gruweldaden gepleegd”. Dat die evenwel op ons ”collectieve geheugen” zijn blijven wegen, durven we te betwijfelen. Maar in wezen zei de Koning hier niets anders dan wat de B.U.B. en elke ernstige historicus ook schreven: dat er geweld- en gruweldaden waren, maar geen ”genocide”.

Over de koloniale periode heette het dat er ”leed” veroorzaakt werd en ”vernederingen” toegebracht werden. Dat ontkennen we niet, net als we niet ontkennen dat arbeiders of vrouwen in België en Europa ook vernederd werden. Anderzijds beschouwen zeer veel Congolezen Koning Leopold II als de stichter van hun land en de Belgen als degene die hen welvaart brachten. Hij maakte ook een einde aan de Arabische slavernij en aan het kannibalisme.

De Koning hield eraan zijn ”diepste spijt te betuigen voor die wonden uit het verleden”.

Het staatshoofd betuigde dus ‘spijt’, maar bood terecht geen excuses aan. De politieke druk om zo te handelen zal wel zeer groot geweest zijn. De Koning heeft door een min of meer evenwichtig betoog ook sympathie opgewekt, wat goed is voor de dynastie en dus voor België.

Overigens wordt van IS-strijders gezegd dat de kinderen niet verantwoordelijk zijn voor de misdaden van hun ouders. Waarom zou de Koning dan excuses moeten aanbieden voor vermeende wandaden van zijn betovergrootoom in Congo-Vrijstaat? En wat de excuses van de Belgische staat betreft: die zouden alleen gegeven kunnen worden voor de periode tussen 1908 en 1960 en zouden nutteloos zijn (zie hieronder).

Het idee dat België zijn excuses moet aanbieden aan Congo houdt geen steek. Waarom worden er dan geen excuses aan de Arabieren gevraagd die de Congolezen vóór de heerschappij van Koning Leopold II tot slaven maakten? Waarom moeten de Chinezen die vandaag de Congolezen uitbuiten geen excuses aanbieden?

Het lijkt erop alsof men de hedendaagse ellende in Congo wil verdoezelen en liever een door interne politieke verdeeldheid aangetaste Belgische staat tot zelfkastijding wil dwingen, iets wat natuurlijk perfect past in de waanzinnige hetze die separatisten vandaag tegen België voeren, net als de Britten in het begin van de 20ste eeuw een hetze tegen Koning Leopold II voerden om hun misdaden in hun kolonies te verbergen, waaronder de concentratiekampen tegen de Boeren in Zuid-Afrika en de uitmoording van de inheemse bevolking aldaar.

Moeten volgens dezelfde gedachtegang de Romeinen geen excuses aan de Belgen aanbieden wegens hun eeuwenlange bezetting van onze gebieden en de moord op vele Kelten, de oorspronkelijke inwoners van België ?

Bovendien hebben de Belgen dan recht op excuses van de Spanjaarden, de Oostenrijkers, de Fransen en de Nederlanders die de ene na de andere België overheerst en soms zelfs overrompeld hebben en vele Belgen vermoord hebben. En wanneer krijgen we excuses van Duitsland voor de twee wereldoorlogen, de twee wrede bezettingen met leegroof van ons land alsook de ontwrichting van ons unitair systeem en onze economie ? De Duitsers betaalden alleen na de Eerste Wereldoorlog een deel van de opgelegde herstelbetalingen. Na de Tweede Wereldoorlog hebben ze niets betaald (onder meer omdat toen de aandacht van de geallieerden naar de Sovjet-dreiging ging).

En waarom zwijgen de kritikasters in alle talen over de taalapartheid die de particratie in België heeft geïnstalleerd d.m.v. het taalfederalisme? Is apartheid dan wel goed voor hen?

En wanneer nagelen we de 19de eeuwse regeringen en bedrijfsleiders aan de schandpaal wegens hun uitbuiting van de arbeiders? En wat met de moorden op de kolonialen en op de Belgen vóór en na de onafhankelijkheid van Congo? En wanneer krijgen we ondubbelzinnige excuses van de „Vlaams“-nationalisten voor hun twee collaboraties?

Gaan onze politici dan ook hun spijt betuigen en welgemeende excuses aanbieden voor het leed, de vernederingen en de gruweldaden (zie de coronacrisis) die men op de rekening van hun federalisme kan schrijven?

De B.U.B. is geschokt door zoveel selectieve verontwaardiging.

Excuses zijn trouwens niet zomaar vrijblijvend want herstelbetalingen kunnen leiden tot een faillissement van de Belgische staat. Dat zeia ook professor internationaal recht, Jan Wouters (KULeuven): “…onze reële schuld daadwerkelijk aflossen, wordt meteen ook ons faillissement (HNB, 1 juli 2020). Dat leggen de particraten die zo’n herstelbetalingen voorstaan niet aan hun kiezers uit.

Zo’n herstelbetalingen zijn overigens een gevaarlijk precedent, want elke kolonie, waar ook ter wereld kan dan herstelbetalingen eisen. Als gevolg daarvan zullen de voormalige moederlanden op hun beurt herstelbetalingen gaan eisen van hun voormalige vijanden. Want inderdaad moeten in het geval van België eventuele herstelbetalingen minstens gecompenseerd worden door herstelbetalingen van Duitsland. Maar dat geldt ook voor andere landen waardoor er onvermijdelijk zware internationale spanningen zullen ontstaan.

Overigens bood België tussen 1960 en 2009 voor 10 miljard euro aan ontwikkelingshulp aan Congo en heeft het voor 5 miljard euro projecten gefinancierd. In 2010 heeft ons land voor 500 miljoen euro schulden kwijtgescholden. Congo werd ook militair gesteund. Tussen 2010 en 2019 werd per jaar 250 miljoen euro aan ontwikkelingshulp aangeboden. Dus nog eens 2,5 miljard euro. Congo/Zaïre heeft dus tijdens de 60 jaar onafhankelijkheid minstens 18 miljard euro aan betoelaging gekregen. We mogen aannemen dat dat van die herstelbetalingen mag worden afgetrokken ? Dit geld werd trouwens helemaal niet nuttig besteed, maar werd verspild in corrupt staatsapparaat.

In plaats van gratuite onzin over ‘excuses’ aan de Congolezen te verkopen, zouden politici beter een regering vormen die het achterlijke taalfederalisme afschaft en België weer unitair maakt. Dat zou tenminste nut hebben aangezien België zo beter en goedkoper bestuurd kan worden. Dat zou België in staat stellen wederom een voortrekkersrol op het internationale niveau te spelen, ook in zijn relatie met Congo. Maar zo slim zijn de particraten nog niet. Ze zijn alleen slim genoeg om aan hun eigenbelang te denken en de Belgen met een misplaatst minderwaardigheidscomplex op te zadelen.  En in plaats van een nutteloze parlementaire commissie over het Congo van meer dan 100 jaar geleden op te zetten, zou men beter een onderzoekscommissie over het wanbestuur tijdens de coronaviruscrisis en bij uitbreiding over het federalisme op poten zetten. Of zijn de ongeveer 10.000 dodelijke slachtoffers in het kleine België (meer dan heel Duitsland), waarvan vele in gecommunautariseerde rusthuizen gevallen zijn, daarvoor niet belangrijk genoeg?