JEUX OLYMPIQUES: PLUS DE MINISTRES DU SPORT QUE DE MEDAILLES !

Malgré l’optimisme affiché par les médias sur les prestations des athlètes belges lors des Jeux Olympiques à Londres fin juillet et début août 2012, le constat est amer: trois médailles seulement, deux médailles de bronze et une médaille d’argent et aucune d’or contrairement aux Jeux de Pékin de 2008 où les Belges remportaient deux médailles, dont une d’or. A Pékin, la Belgique occupait encore la 46ième place dans le classement des médailles. Maintenant elle est retombée à la 60ième place. L’objectif de six médailles avancé par le Comité olympique belge pour les J.O. de 2012 n’a manifestement pas été atteint.  Le moindre que l’on puisse dire, c’est que le sport de compétition belge n’a pas avancé depuis quatre ans malgré les promesses et les investissements… Comment cela se fait-il?

Evaluons d’abord les prestations des pays européens qui ont un nombre d’habitants égal ou même inférieur à celui de la Belgique. L’Hongrie a remporté 17 médailles (huit médailles d’or), la Suède remportait 8 médailles (une médaille d’or), la Biélorussie a remporté 13 médailles (dont 3 médailles d’or), le Danemark – un pays avec la moitié des habitants de la Belgique – remportait neuf médailles (dont 2 médailles d’or), la Suisse (avec un tiers moins d’habitants) a remporté 4 médailles, dont 2 médailles d’or, la Croatie (moins que la moitié des habitants de la Belgique) remportait 6 médailles, dont 3 médailles d’or. Et la liste est loin d’être complète. Les Pays-Bas, un pays comparable à la Belgique, certes avec un peu plus d’habitants, ont remporté pas moins de 20 médailles, dont six médailles d’or !

On le sait : depuis 1980 (depuis 32 ans!) la politique sportive en Belgique est une compétence des communautés linguistiques. C’est le cas nulle part ailleurs au monde.  Dans la soi-disant communauté “flamande”, le sport relève actuellement de la compétence de Philippe Muyters, un ministre de la N-VA. On voit mal comment un “ministre” qui est membre d’un parti dont la raison d’être est la destruction de l’Etat belge puisse favoriser au mieux les prestations sportives belges. La politique “flamande”, tant renommée, n’a contribué qu’à une médaille de bronze… En communauté “française” ou communauté “Wallonie-Bruxelles” (peu importe, il s’agit dans tous les cas d’entités inconstitutionnelles) le ministre compétent est un certain André Antoine du CDH. Sa politique nous a offert tout au plus une seule médaille (dans l’hypothèse douteuse que la judoka Charlène van Snick a bénéficié de la politique sportive de cette communauté superflue). La médaille du carabinier liégeois, Lionel Cox, n’est pas le résultat de la politique sportive de la communauté “française”, mais a été obtenue malgré cette politique. L’homme a en effet réussi à obtenir une médaille d’argent en tant qu’amateur ( ! ), ainsi faisant mieux que l’ensemble de tous les autres athlètes belges. C’est éloquent. En communauté germanophone, il y a d’ailleurs encore un ministre du sport: l’illustre inconnue Isabelle Weykmans (PFF/MR), compétent pour 80.000 Belges…

Si vous pensiez que le ridicule s’arrête là, vous vous trompez. On peut faire encore plus absurde. Sur le territoire de la région bruxelloise, tant la communauté “flamande” que la communauté “française” exercent leurs compétences, parmi lesquelles la compétence sportive. Au collège de la commission communautaire “flamande” (un espèce de gouvernement), le sport relève de la compétence d’un certain Bruno De Lille de Groen. Dans la commission communautaire « française », un certain Emir Kir (PS) prend en charge cette compétence.

Bref: il y a en Belgique pas moins de cinq ministres issus de cinq partis différents qui sont compétents en matière de politique sportive. Ainsi, il existe plus de ministres que de médailles remportées à Londres en 2012 ! Toutefois, l’absurdité ne connaît pas de limite parce que – et peu de gens le savent – dans le soi-disant “accord papillon” « historique », tellement vanté par la particratie, il est précisé que la région bruxelloise sera également compétente pour les infrastructures sportives. Ainsi, il y aura bientôt six ( ! ) ministres du sport. S’il existait une médaille d’or pour l’absurdité d’un régime politique, elle serait sûrement remportée par la Belgique fédérale ! Par ailleurs, il est d’ailleurs scandaleux que cette information objective et importante soit dissimulée aux Belges. Tant la particratie que ses médias serviles sont coupables de cette tromperie collective.

Selon nous, les causes de ce nouvel échec olympique flagrant sont les suivantes :

–  Éparpillement nocif des moyens sportifs entre les trois régions et communautés, qui existe déjà depuis 30 ans et qui donne aucun résultat positif;
–  Scissions systématiques et forcées de toutes les organisations sportives belges pour des raisons purement financières, mais motivées par des motifs nationalistes dans le chef des autorités régionales ;
– Manque de fierté nationale des athlètes belges en raison du comportement scandaleusement anti-belge des politiciens représentant la Belgique.

Il est clair que la Belgique ne s’est pas rendue aux Jeux Olympiques en tant que nation unique, mais en tant que confédération de trois micro-Etats avec le résultat désastreux que l’on connaît. La politique sportive « belge » est donc une belle illustration du caractère absurde du fédéralisme linguistique dont toute la particratie régnante est entièrement responsable !

Dès lors, nous nous posons la question de l’utilité de tous ces ministres du sport parce que malgré les budgets énormes qui sont mis à leur disposition, leur politique sportive est catastrophique. Ils devraient donc démissionner sur le champ. Plus fondamentalement, il importe de constater l’absurdité de cinq (ou bientôt six) ministres du sport pour un petit pays comme la Belgique. Cela ne fait que diminuer la synergie et mène à un gaspillage de moyens et d’expertise. Dans aucun pays au monde – les pays fédéraux inclus – le sport est d’ailleurs une compétence des “entités fédérées”. Si notre système fédéral était vraiment exemplaire, comme beaucoup osent encore le prétendre sans vergogne, pourquoi n’est-il repris par aucun autre pays? En Chine – qui occupe la deuxième place dans le classement des médailles – il y a un seul ministre du sport pour une population de 1,3 milliards de gens.

En outre, il est affligeant de constater qu’aucun débat sérieux n’est mené dans les médias à propos de ce gaspillage. Au contraire, les rédactions sportives de la RTBF et de la VRT ont quotidiennement esquivé le débat lors des Jeux en créant de faux espoirs sur les performances des athlètes belges. Cela donne un double sentiment. D’une part, ces journalistes sont sans doute de bonne foi. D’autre part, ces bonnes nouvelles irréalistes ont involontairement et de façon collective jeté de la poudre aux yeux des Belges. De plus, le contraste entre ses informations et les faits objectifs est tellement grand que le tout paraissait forcé, voire grotesque.

Jamais, ces mêmes médias ont pointé du doigt notre système politique inefficace ou la répercussion de la crise politico-communautaire des dernières années sur la fierté nationale des athlètes qui ont représenté la Belgique. Peut-être faudra-t-il encore scinder une fédération sportive pour faire mieux ? Ben non, ce n’est plus possible parce que elles sont déjà toutes scindées…

La situation du sport de haut niveau en Belgique est une “belle” illustration de l’échec total de la particratie et de son fédéralisme linguistique. Néanmoins, nous craignons que les politiciens n’en aient rien compris et qu’ils continuions d’avancer sur cette voie erronée. Le monstre institutionnel de la sixième réforme de l’Etat est la plus belle preuve de leur ignorance coupable.  Peut-être que nous devons encore féliciter les athlètes belges de leurs maigres résultats, sinon les politiciens en auraient abusé pour vanter les prétendus mérites de leurs derniers accords institutionnels…

Le B.U.B. plaide évidemment pour une politique nationale du sport avec un seul ministre compétent.

OLYMPISCHE SPELEN: MEER MINISTERS VAN SPORT DAN MEDAILLES !

Ondanks het optimisme van de media over de prestaties van de  Belgische atleten op de Olympische Spelen in Londen van eind juli en begin augustus 2012, is de balans erbarmelijk. Ze haalden er slechts drie medailles: twee bronzen en één zilveren en geen enkele gouden medaille, i.t.t. de Olympische Spelen van Peking in 2008 waar de Belgen twee medailles, waaronder één gouden, behaalden. In Peking bekleedde België nog de 46de plaats in het medailleklassement. Nu is ons land teruggevallen tot de 60ste plaats. Het doel van zes medailles, dat het Belgisch Olympisch comité voor de Spelen van 2012 vooropstelde, werd duidelijk niet gehaald. Het minste wat men kan zeggen is dat de Belgische competitiesport er niet op vooruitgegaan is op vier jaar ondanks de beloftes en de investeringen… Hoe komt dit?

Laten we eerst even kijken hoe Europese landen met een gelijkaardig of zelfs een kleiner inwonersaantal presteren. Hongarije haalde 17 medailles (acht maal goud), Zweden haalde acht medailles (1 gouden), Wit-Rusland haalde 13 medailles (3 maal goud), Denemarken – een land met de helft van het aantal inwoners van België – haalde negen medailles (waaronder tweemaal goud), Zwitserland (met 1/3de minder inwoners) haalde vier medailles, waaronder twee gouden, Kroatië (minder dan de helft van het aantal inwoners van België) haalde zers medailles, waaronder drie gouden. We kunnen zo nog wel even doorgaan. Nederland, een vergelijkbaar land met weliswaar wat meer inwoners dan België, behaalde liefst 20 medailles, waaronder 6 gouden !

Sedert 1980 (sedert 32 jaar!) is sport in België een bevoegdheid van de taalgemeenschappen. In geen enkel ander land ter wereld is dat zo. In de zogenaamde “Vlaamse” gemeenschap is sport vandaag de bevoegdheid van N-VA-minister Philippe Muyters. We zien niet goed in hoe een “minister” die tot een partij behoort wiens bestaansreden de vernietiging van de Belgische staat is, het beste zou voorhebben met de Belgische sportprestaties. Het zo geroemde “Vlaamse” sportbeleid leverde één bronzen en zogezegd “Vlaamse” medaille op. In de “Franse” gemeenschap (of de communauté “Wallobrux”, het gaat sowieso om ongrondwettelijke entiteiten) is de bevoegde van dienst een zekere André Antoine (CDH). Zijn beleid zorgde hoogstens voor één medaille (in de twijfelachtige hypothese dat de judoka Charlene van Snick iets heeft gehad aan de sportpolitiek van deze overbodige gemeenschap). De medaille van de Luikse karabijnschutter Lionel Cox is er niet gekomen dankzij het sportbeleid van de “Franse” gemeenschap, maar ondanks dat beleid. De man slaagde er als amateur ( ! ) in om een zilveren medaille te veroveren, waarmee hij beter deed dan alle andere Belgische atleten samen. Dat zegt veel. Overigens is er in de Duitstalige gemeenschap ook nog een minister van sport: de nobele onbekende Isabelle Weykmans (PFF/MR), bevoegd voor 80.000 Belgen.

Als u dacht dat we daarmee rond waren, bent u mis. Het kan inderdaad nog absurder. Op het territorium van het Brussels gewest, oefenen zowel de “Vlaamse” als de “Franse” gemeenschap immers ook hun bevoegdheden – waaronder sport – uit. In het college (een soort regering) van de Vlaamse gemeenschapscommissie is sport de bevoegdheid van het heerschap Bruno De Lille (Groen). In de Franse gemeenschapscommissie valt die bevoegdheid onder de hoede van een zekere Emir Kir (PS).

Kortom: er zijn in België liefst vijf personen van vijf verschillende partijen bevoegd voor sport. Dat zijn meer ministers dan we medailles hebben behaald in Londen in 2012!  Het kan echter nog dwazer. Weinig mensen weten het, maar in het door de particratie zo geroemde en zogezegd “historische” Vlinderakkoord aangaande de zesde staatshervorming staat dat het Brussels gewest mede-bevoegd wordt voor de sportinfrastructuren. Zodoende zullen er binnenkort zes ( ! ) ministers van sport zijn. Als er een gouden medaille zou bestaan voor de absurditeit van een politiek regime zou die zonder twijfel door het federale België behaald worden. Het is overigens schandalig dat deze objectieve en belangrijke informatie gewoonweg aan de Belgen verzwegen wordt. Zowel de particratie als haar slaafse media zijn verantwoordelijk voor dit collectief bedrog.

Volgens ons zijn de oorzaken van dit nieuwe en flagrante olympische falen de volgende:

– Een schadelijke versnippering van sportieve middelen tussen de drie gewesten en gemeenschappen, die nu al 30 jaar bestaat en geen enkel positief resultaat oplevert ;
– Systematische en gedwongen splitsingen van alle Belgische sportieve organisaties om zuiver financiële redenen, maar gemotiveerd door nationalistische motieven vanuit de regionale overheden;
– Gebrek aan nationale fierheid van de Belgische atleten wegens het schandalige anti-Belgische gedrag van de politici die België vertegenwoordigen.

Hoe dan ook, in feite is België niet als één natie naar de Olympische Spelen getrokken, maar wel als een confederatie van drie microstaatjes, met het gekende, barslechte resultaat als gevolg. De “Belgische” sportpolitiek is dus een mooie afspiegeling van het absurde karakter van het taalfederalisme waarvan de gehele heersende particratie volledig verantwoordelijk is!

Vandaar vragen wij ons af wat het nut is van al die bevoegde ministers van sport Want ondanks de enorme budgetten die hun ter beschikking worden gesteld, is hun sportief beleid een catastrofe. Ze zouden dus op staande voet ontslag moeten nemen. Meer ten gronde is het belangrijk om de volkomen onzin vast te stellen van het hebben van vijf (of straks zes) ministers van sport voor een klein land als België. Dit verzwakt alleen maar de synergie en zogt voor een verspilling van middelen en expertise. In geen enkel ander land ter wereld – ook niet in federale landen – is sport trouwens een materie van de “deelstaten”. Als ons federaal systeem dan toch zo’n voorbeeld is, wat velen nog steeds zonder schroom durven beweren, waarom neemt geen enkel land het dan over? In China – dat de tweede plaats in het medailleklassement bekleedt – is er één minister van sport voor een bevolking van 1,3 miljard inwoners. Welnu, indien China het Belgische federalisme zou overnemen, zouden er 900 ministers moeten zijn die bevoegd zijn voor het sportbeleid.

Bovendien is het hemeltergend om vast te stellen dat er in de media geen enkel ernstig debat gevoerd wordt over deze verspilling. Integendeel, op de sportredacties van de VRT en RTBF werd dagelijks het debat ontweken door valse verwachtingen te scheppen over de prestaties van de Belgische atleten. Er wordt verwezen naar de persoonlijke besttijden, naar “knappe” plaatsen in de top twintig, Dat geeft een dubbel gevoel. Enerzijds handelen deze journalisten ongetwijfeld te goeder trouw. Anderzijds strooide deze onrealistische goed-nieuws-show, onbedoeld, de Belgen collectief zand in de ogen. Het contrast tussen de berichtgeving en de objectieve feiten is bovendien zo groot dat alles gekunsteld, en zelfs zielig oogde.

Op geen enkel moment was er in dezelfde media een vingerwijzing naar ons inefficiënt politiek systeem of naar de weerslag die de aanslepende politiek-communautaire crisis van de laatste jaren had op de nationale fierheid van de atleten die België hebben vertegenwoordigd. Misschien moet er nog eens een sportfederatie gesplitst worden om beter te doen ? Ah nee, dat kan niet meer, want ze zijn allemaal al gesplitst.

De situatie van de Belgische topsport is een “mooie” afspiegeling van het totale fiasco van de particratie en haar taalfederalisme. Niettemin vrezen we dat de politici er niets van begrepen hebben en zich verder op dit dwaalspoor zullen begeven. Het institutionele monster van de zesde staatshervorming is het mooiste bewijs van hun schuldige onwetendheid. Misschien moeten we nog de Belgische atleten feliciteren met hun slechte resultaten, anders hadden de politici er gebruik van gemaakt om de loftrompet te steken over de vermeende verdiensten van hun laatste institutionele akkoorden…

De B.U.B. pleit uiteraard voor een nationale sportpolitiek, met slechts één bevoegde minister.

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