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LES BELGES FRANCOPHONES SONT LES MEILLEURS CLIENTS DES BELGES NEERLANDOPHONES  

Le 7 juillet 2017, l’auto-proclamé “ministre-président” ”flamand”, Geert Bourgeois (N-VA) annonça les résultats d’une énième étude sur les ”transferts” en Belgique. Selon la presse, la soi-disant ”Flandre” cèderait annuellement 7 milliards d’euros à la ”Belgique francophone”. Le B.U.B. a plusieurs observations à faire valoir à l’encontre de cette représentation des faits.

1) Selon l’étude effectuée par la KULeuven, les transferts financiers annuels entre la région ”flamande” et la région ”wallonne” s’élèveraient à un montant de 6,544 millions d’euros par an. Les “transferts” entre la région bruxelloise et la région ”wallonne” se chiffreraient, quant à eux, à la somme annuelle de 552 millions d’euros.

2) Dans l’hypothèse où, selon les flamingants, les „transferts“ de la région „flamande“ vers Bruxelles et la région „wallonne“ s’élèveraient à 7 milliards d’euros tout comme ceux de la „Flandre“ vers la „Belgique francophone“, les flamingants considèrent donc leur soi-disant capitale comme faisant partie de la Belgique francophone. C’est pour le moins étonnant !

3)  Il est parfaitement normal que le nord de la Belgique contribue davantage au trésor public: pour le moment, il y a plus de richesses et le taux de chômage y est moins élevé. Toutefois, cela n’empêche pas l’existence de différences importantes au sein de la région flamande elle-même. A Anvers, où un certain Bart De Wever (N-VA) est acuellement bourgmestre, le taux de chômage s’élève à 15%. En Flandre Occidentale, en revanche, seulement à 3,7%. Les flamingants vont-ils réclamer dorénavant l’indépendance ouest-flamande ? Permettez-nous d’en douter!

4)  Les „transferts“ diminuent d’ailleurs au fil des années. En l’an 2000, il s’agissait encore de 1,87% du PNB, en 2020 les „transferts“ auraient baissé à 1,44% du PNB. Annuellement, paraît-il, les plus grandes fortunes éluderaient un montant de 2,1 milliard d’euros d’impôts (la moitié du déficit budgétaire). Le coût du fédéralisme linguistique s’élève à au moins 10 milliards d’euros par an et la fuite de capitaux vers les paradis fiscaux atteindrait annuellement 10% ( ! ) du PNB. Apparemment, cela ne pose aucun problème pour les séparatistes…

5) Les flamingants passent également sous silence le fait que le nord reçoit également de l’argent provenant des autres régions. Il y aurait en effet un transfert de 1,8 milliards d’euros vers le nord notamment au niveau des soins de santé et, surtout, des pensions.

6) Ces calculs ne tiennent pas compte de l’effet compensatoire, c.-à-d. les dépenses des Belges francophones dans le nord du pays. Sachant que les Belges qui habitent le sud de notre pays achètent en masse à des entreprises dont le siège social se trouve dans le nord de la Belgique, il ne reste plus rien des dits “transferts”! Jef Colruyt, non le moindre, aurait déclaré que les Belges du sud sont les meilleurs clients des Belges du nord !

7) Les calculs précédents des ‘transferts’ (d’origine nationaliste) estimaient le montant à plus de 10 milliards d’euros par an. Tantôt, on parlait d’un montant de 12 milliards d’euros, tantôt on évoquait même la somme de 16 milliards d’euros (Vives, 2012). Le montant de cette étude se trouve nettement en-dessous.

8) Il existe partout de transferts: dans chaque pays et dans chaque région. Il y a des transferts entre les jeunes et les personnes âgés, entre les employés et les ouvriers, entre les autochtones et les allochtones, entre les travailleurs et les chômeurs, entre hommes et femmes, entre villes, arrondissements et provinces. Ainsi, le 10 juillet 2017, les bourgmestres de 30 petites communes situées en Flandre Occidentale ont protesté parce que Anvers et Gand recevaient, selon eux, trop d’argent du Fonds des Communes. En Belgique, le Brabant, la Flandre Orientale, des parties de Namur et de Liège ainsi que le Luxembourg sont des régions qui apportent plus au Trésor. Le Limbourg, la Flandre Occidentale, le Hainaut et – partiellement – la province de Liège et de Namur sont des régions qui reçoivent de l’argent.

Chaque étude opposant la “Flandre” à la “Wallonie” est cependant simpliste et unilatérale imposant un point de vue nationaliste au lecteur. Comme les chercheurs Decoster et Sas le disent eux-mêmes: “Les transferts calculés sont une manière spécifique politiquement choisie pour observer les différences entre les gens” (DS, 11.07.17).

L’idéologie séparatiste ne tolère pas qu’on réalise des études sur les transferts entre d’autres entités géographiques, telles que les villes, les arrondissements et les provinces. Elle interdit également une étude sur le coût du fédéralisme linguistique, comme menée par le B.U.B. (lien)

9) Les transferts intrarégionaux en Belgique ne sont pas plus élevés que ceux observés au sein d’autres pays (européens). Les transferts entre l’Ouest et l’Est de l’Allemagne sont proportionnellement parlant bien plus importants.

10) Quel est le but de cette étude? Il ne s’agit pas de rendre la sécurité sociale ou la fiscalité plus efficaces, mais d’opposer encore une fois les Belges du nord à ceux du sud pour pouvoir scinder la sécurité sociale et la Belgique. L’étude a d’ailleurs été commandée à la demande du „Vlaams“ Belang (HNB, 8.07.17). Bizarrement, le cordon sanitaire n’existe pas lorsque la particratie du nord entend attiser le feu communautaire.

11) Selon le « ministre-président » ultra-flamingant, Geert Bourgeois, il serait séduisant de se demander ce que la soi-disant „Flandre“ pourrait faire de cette somme d’argent. La dette publique belge s’élève à 430 milliards d’euros sans que les régions ne participent au remboursement. Sa région est-elle prête à reprendre une partie proportionnelle de cette dette publique ?

12) De plus, il y a une dimension éthique: la scission de la sécurité sociale ferait chuter jusqu’à 30% des habitants de la soi-disant région „wallonne“ dans la pauvreté et ferait donc augmenter le nombre de malades et de décès. Les flamingants s’en fichent-ils ?

13) Le raisonnement des séparatistes est particulièrement hypocrite. Ce n’est évidemment pas parce que les transferts seraient „trop élevés“ qu’ils veulent scinder la sécurité sociale. Si les transferts étaient très bas, ils le voudraient toujours. Si, en revanche, la langue maternelle des habitants du sud de la Belgique était le néerlandais, on ne les entendraient pas à ce sujet. Quel est d’ailleurs le seuil à partir duquel un transfert devient trop important ? Il n’y a aucun indicateur scientifique pour le mesurer.

14) Ce que l’on appelle en Belgique les “transferts” ne se déroule pas entre les régions, mais entre les gens. Plus il y a de la pauvreté, du chômage, des maladies,… dans une partie du pays, plus il faut de la solidarité interpersonnelle et structurelle. Cependant, cette dernière forme de solidarité relative à de grands investissements, comme la construction d’autoroutes et de grands centres sportifs, qui ne peuvent être portés de façon efficace que par l’Etat central, est rendue très difficile, voire impossible par les scissions régionales.

L’histoire des “transferts” est un mythe séparatiste pour diviser les Belges. Ou, pour citer Jan Jambon (N-VA), le ministre des Affaires Intérieures: “Les transferts Nord-Sud, ça nous aide pour le marketing, mais en fait cela ne nous intéresse pas.” (Le Vif/l’Express, 7 mai 2015).

 

DE FRANSTALIGE BELGEN ZIJN DE BESTE KLANTEN VAN DE NEDERLANDSTALIGE BELGEN

Op 7 juli 2017 maakte zelfverklaard “Vlaams” “minister-president” Geert Bourgeois (N-VA) de resultaten van een zoveelste studie over de “transfers” binnen België bekend. Volgens de berichtgeving in de pers zou het zogenaamde “Vlaanderen” jaarlijks 7 miljard euro afstaan aan “Franstalig België”. De B.U.B. heeft verschillende bedenkingen bij deze voorstelling van zaken.

1) Volgens de studie die door de KULeuven werd uitgevoerd, bedraagt de jaarlijkse geldoverdracht tussen het “Vlaams” en het “Waals” gewest 6,544 miljoen euro. De “transfers” tussen het Brussels gewest en het “Waals” gewest zouden jaarlijks 552 miljoen euro bedragen.

2) Indien volgens de flaminganten de “transfers” vanuit het “Vlaams” gewest naar Brussel en het “Waals” gewest 7 miljard euro bedragen en die van “Vlaanderen” naar “Franstalig België” ook, impliceert dit dat de separatisten hun zogezegde hoofdstad tot Franstalig België rekenen. Dat is toch wel erg vreemd !

3) Het is volledig normaal dat het noorden van België meer bijdraagt tot de staatskas: er is momenteel immers meer rijkdom en minder werkloosheid. Dit neemt evenwel niet weg dat er binnen het „Vlaams” gewest grote verschillen bestaan. In Antwerpen, waar een zekere Bart De Wever (N-VA) burgemeester is, bedraagt de werkloosheidsgraad 15%. In West-Vlaanderen bedraagt de werkloosheid 3,7%. Gaan de flaminganten nu ijveren voor West-Vlaamse onafhankelijkheid? Sta ons toe dit te betwijfelen!

4) Overigens dalen de “transfers” doorheen de tijd. In 2000 ging het nog om 1,87% van het BNP, in 2020 zou het nog om 1,44% van het BNP gaan. Jaarlijks ontduiken de grootste vermogens naar verluidt 2,1 miljard euro (de helft van het begrotingstekort). De kost van het taalfederalisme is minstens 10 miljard euro per jaar en de kapitaalvlucht naar belastingparadijzen zou jaarlijks 10% ( ! ) van het BNP bedragen. Blijkbaar is dit “normaal” voor de separatisten…

5)  Wat niet vermeld wordt door de flaminganten, is dat het noorden ook geld krijgt vanuit de andere gewesten. Het gaat met name om een transfer van 1,8 miljard euro ondermeer in de gezondheidszorg en – vooral – in de pensioenen.

6) Bij die berekeningen wordt er geen rekening gehouden met het terugverdieneffect, nl. de uitgaven van Franstalige Belgen in het noorden. De Zuid-Belgen kopen immers massaal aan bij bedrijven die in Noord-België hun maatschappelijke zetel hebben. Zo blijft er van de zogezegde transfers niet meer over ! Niemand minder dan Jef Colruyt zou verklaard hebben dat de Zuid-Belgen de beste klanten van de Noord-Belgen zijn.

7) Eerdere (nationalistische) transferberekeningen spraken over méér dan 10 miljard euro per jaar. Nu eens werd het bedrag van 12 miljard euro geopperd, soms zelfs 16 miljard euro (Vives, 2012). Het bedrag in deze studie ligt beduidend lager.

8) Er zijn overal transfers: in elk land en binnen elke regio. Er bestaan transfers tussen jongeren en ouderen, bedienden en arbeiders, autochtonen en allochtonen, werkenden en werklozen, mannen en vrouwen, steden, arrondissementen en provincies. Op 10 juli 2017 protesteerden de burgemeesters van 30 kleine West-Vlaamse gemeenten omdat volgens hen Antwerpen en Gent veel meer geld uit het gemeentefonds kregen. In België zijn Brabant, Oost-Vlaanderen, Antwerpen en delen van Namen, Luik en Luxemburg regio’s die meer bijdragen tot de schatkist. Limburg, West-Vlaanderen, Henegouwen en delen van Luik en Namen zijn eerder regio’s die ontvangen.

Elke “Vlaams”-“Waalse” studie is echter simplistisch en eenzijdig in die zin dat ze de lezer dwingt om de realiteit door een taalnationalistische bril te zien. Of, zoals de onderzoekers Decoster en Sas zélf zeggen: “De berekende financiële stroom tussen de gewesten Vlaanderen, Wallonië en Brussel is een specifieke, politiek gekozen manier om naar verschillen tussen mensen te kijken” (DS, 11.07.17).

De separatistische ideologie verdraagt geen studies over transfers tussen andere geografische entiteiten, zoals steden, arrondissementen en provincies. Ze verbiedt eveneens een studie over de kost van het taalfederalisme, zoals uitgevoerd door de B.U.B. (link)

9) De interregionale transfers binnen België liggen zeker niet hoger dan transfers binnen andere (Europese) landen. De stromen van West- naar Oost-Duitsland liggen relatief gezien nog beduidend hoger.

10) Wat is het doel van deze studie? Niet de sociale zekerheid of de fiscaliteit efficiënter te maken, maar de Noord-Belgen nog eens tegen de Zuid-Belgen op te zetten om de sociale zekerheid en België te splitsen. De studie kwam er trouwens op vraag van het “Vlaams” Belang (HNB, 8.07.17). Blijkbaar bestaat het cordon sanitaire niet wanneer de Noord-Belgische particratie het communautair vuur wil opwakkeren.

11) Volgens de ultra-flamingantische “minister-president”, Geert Bourgeois (N-VA), is het ‘verleidelijk’ om na te denken wat het zogenaamde ‘Vlaanderen’ met dat geld zou kunnen doen. De Belgische staatsschuld bedraagt 430 miljard euro zonder dat de gewesten helpen bij de terugbetaling. Is zijn gewest bereid om een evenredig deel van die staatsschuld over te nemen ?

12) Er is ook nog de ethische dimensie: een splitsing van de sociale zekerheid zou tot 30% van de inwoners van het zogenaamd “Waals” gewest in armoede storten en dus ziektes en overlijdens doen toenemen. Is dat de laatste zorg van de flaminganten ?

13) De separatistische redenering getuigt van een bijzondere hypocrisie. Het is uiteraard niet omwille van het feit dat de transfers „te hoog“ zouden zijn dat ze de sociale zekerheid willen splitsen. Indien de transfers laag waren, zouden ze er nog voor ijveren. Als daarentegen de moedertaal van alle inwoners van het zuiden van België het Nederlands was, zou er over dit onderwerp in alle talen gezwegen worden. Wat is overigens de maatstaf voor een te grote transfer? Daar bestaat geen enkele wetenschappelijke indicator voor.

14) Wat men in België “transfers” noemt, speelt zich niet af tussen gewesten maar tussen personen. Hoe meer armoede, werkloosheid, ziekten,… er zijn in een bepaald landsdeel, hoe méér nood er is aan interpersonele en structurele solidariteit. Die laatste vorm van solidariteit m.b.t. grote investeringen die alleen de centrale staat efficiënt kan dragen, zoals de aanleg van autosnelwegen en grote sportcentra, wordt echter door de regionale splitsingen bemoeilijkt.

Het “transfer-verhaal” is een separatistische mythe om de Belgen tegen elkaar op te zetten. Of om het met de woorden van minister van Binnenlandse Zaken Jan Jambon (N-VA) te zeggen: “De noord-zuidtransfers helpen ons alleen voor de marketing. Maar eigenlijk interesseren ze ons niet” (Le Vif/l’Express, 7 mei 2015).

 

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