photo-foto: hln.be - © belga

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LE MYTHE DES GREVES COMMUNAUTAIRES

A l’heure actuelle, les syndicats font la grève dans les prisons, dans les chemins de fer et au niveau du transport public régional.  A en croire les médias et certains politiciens, il s’agirait de grèves qui ont une dimension ‘communautaire’. En réalité, on joue la carte communautaire afin d’occulter les différences entre les provinces et les secteurs ainsi que pour escamoter les questions sociales.

Bien qu’il soit vrai qu’il y a pour l’instant plus de grèves au sud qu’au nord du pays, il est faux de prétendre que tous ‘les syndicats’ ‘au sud’ fassent la grève et non dans le nord. Le syndicat libéral par exemple ne participe pas aux grèves. En ce qui concerne les chemins de fer, il y a également des grèves au nord du pays et surtout en province d’Anvers. Dans la province du Luxembourg, en revanche, il y a à peine de grèves. Aussi la manifestation du front commun syndical du 24 mai était-elle nationale, idem pour la manifestation des services publics du 31 mai. Tant le TEC que la STIB et De Lijn sont en grève. Selon les statistiques (poliargus.be), il y a même plus de grèves au nord qu’au sud du pays. Il y a également plus de grèves dans des régions industrielles comme Charleroi, Liège, Gand et Anvers. On constate donc que les différences sont plus provinciales que communautaires.

Il n’y a pas davantage de syndicats ‘flamands’ ou ‘wallons’. Cependant, au sein des trois grands syndicats, des ailes linguistiques existent. Une certaine autonomie est aussi accordée aux centrales locales. Le fait que les syndicats soient organisés sur une base linguistique découle de la régionalisation partielle du marché de travail depuis 1988. Aujourd’hui, environ 30 pourcents du marché de l’emploi est régionalisé. Il va de soi que cela entraîne un changement partiel de la situation sur le terrain. Le fédéralisme divise donc les structures unitaires de sorte que les politiciens constatent davantage de différences réclamant ensuite encore plus de scissions. Bref: plus on scinde, plus on crée des différences et plus de différences que l’on crée, plus on scinde. C’est un cercle vicieux.

Evidemment, ce serait mieux si toutes les actions des syndicats étaient nationales. A première vue, il est étrange que la FGTB au nord ne participe pas à la grève: serait-elle contents de la politique gouvernementale? Probablement pas. Toutefois, la pression exercée par la particratie et sa presse est plus importante dans le nord que dans le sud. Cela est logique vu qu’il s’agit d’une grève contre le gouvernement (comme la plupart des grèves). L’opposition contre ce gouvernement est en effet composée de tous les partis de l’opposition en Belgique francophone, excepté le MR. Il va donc de soi qu’il existe plus d’opposition dans cette partie du pays. C’est également la raison pour laquelle la pression des médias et de la politique est plus forte au nord de la Belgique. Les ailes francophones des syndicats CSC et FGTB n’ont d’ailleurs aucun porte-parole au sein du gouvernement, un rôle qui est plus ou moins encore endossé par le CD&V côté néerlandophone.

Tout cela n’empêche en outre pas que des journaux francophones, comme La Libre Belgique et Le Soir, se montrent très critiques face aux revendications et méthodes syndicalistes, tandis que certains médias néerlandophones, comme De Morgen, soutiennent plutôt les actions. Le fait qu’au nord de la Belgique, l’influence de la particratie soit plus grande, explique également que la volonté d’y faire grève semble moins prononcée quoiqu’il ne soit pas sûr que la base (non-particratique) ait la même opinion que les leaders des syndicats au nord du pays.

Il est en outre ridicule de vouloir scinder la Belgique parce qu’il y a maintenant plus de grèves dans une partie du pays. Faut-il alors scinder l’Allemagne en raison des grèves plus nombreuses en Allemagne de l’Est? Si l’on fait plus la grève au Limbourg que dans le reste de la Belgique, cette province doit-elle devenir indépendante ? Il est absurde de scinder des compétences sur base de différences. Les Etats de droit connaissent toujours des différences. Toutefois, la scission des partis politiques et le fédéralisme linguistique belge favorisent une dynamique de scissions, même de compétences qui n’ont rien à voir avec la langue.

D’ailleurs, si l’on affirme que les grèves dans la soi-disant ‘Wallonie’ et leur absence dans la soi-disant ‘Flandre’ légitimeraient le confédéralisme de la N-VA, les grèves organisées dans toute la Belgique en revanche soutiendraient l’unitarisme du B.U.B.

Ces grèves démontrent également la montée en puissance du PTB. Ce parti gauchiste, national, pro-belge et multilingue voit son électorat accroître à chaque élection et fait un carton dans les sondages, surtout en Belgique francophone où il serait en ce moment le troisième parti. Le B.U.B. ne partage pas les points de vue socio-économiques du PTB, mais le considère comme le seul parti sérieux au parlement, vu qu’il est le seul à s’adresser à tous les Belges. Le PTB a également de plus en plus d’influence au sein des syndicats, surtout au sud puisque sa position électorale y est actuellement plus forte. Le PTB prend d’ailleurs ses distances des différences nord-sud en écrivant à ce titre: ‘En opposition avec le « framing » qu’on entend au nord du pays, notre parti n’attise pas du tout les actions sociales au sud du pays. Bien au contraire. Nous travaille sur l’unité et nous ne sommes pas favorables à des actions scindées‘ (ptb.be, 27 mai 2016).

L’avocat du parti de gauche, monsieur Feron, y ajoutait que les grèves n’ont pas de caractère communautaire parce que la problématique est la même au nord et au sud de la Belgique (Terzake, VRT, 26 mai 2016). Notre parti centriste, le B.U.B., qui n’est ni pour ni contre les grèves, ne peut que partager ce point de vue.

 

DE MYTHE VAN DE COMMUNAUTAIRE STAKINGEN

Momenteel staken de vakbonden in de gevangenissen, bij de spoorwegen en het gewestelijk openbaar vervoer. Vooral de media en sommige politici doen uitschijnen dat dit ‘communautair’ gekleurde stakingen zouden zijn. In realiteit gaat men de communautaire toer op om provinciale en sectoriële verschillen te verbergen en de sociale vraagstukken uit de weg te gaan.

Er wordt momenteel inderdaad meer gestaakt in het zuiden van het land dan in het noorden. Maar het is niet zo dat alle bonden in het zuiden staken en in het noorden niet. De liberale vakbond staakt bijvoorbeeld helemaal niet. En bij de spoorwegen werd er ook in het noorden van het land gestaakt en dan vooral in de provincie Antwerpen. In de provincie Luxemburg wordt bijna niet gestaakt. Ook was de betoging van het gemeenschappelijk vakbondsfront op 24 mei nationaal, idem voor de betoging van de openbare diensten op 31 mei. Zowel bij de TEC, de MIVB als De Lijn wordt gestaakt. Volgens de statistieken (poliargus.be) wordt er meer in het noorden dan in het zuiden van het land gestaakt. Er wordt ook meer gestaakt in industriële gebieden zoals Charleroi, Luik, Gent en Antwerpen. Men stelt dus vast dat de verschillen eerder provinciaal en sectorieel zijn dan communautair.

Er zijn ook geen ‘Vlaamse’ en ‘Waalse’ vakbonden. Wel zijn er binnen de drie grote vakbonden taalvleugels. Ook beschikken de lokale centrales over een mate van autonomie. Dat de vakbonden op taalbasis ingericht zijn, is het gevolg van de partiële regionalisering van de arbeidsmarkt sinds 1988. Vandaag is ongeveer 30 procent van de arbeidsmarkt geregionaliseerd. Uiteraard verandert de realiteit dan deels op het terrein. Het federalisme verdeelt dus unitaire structuren waardoor politici daarna nog meer verschillen zien en nog meer splitsingen vragen. Kortom: hoe meer men splitst, hoe meer verschillen men creeërt. En hoe meer verschillen men creëert, hoe meer men splitst. Het is een vicieuze cirkel.

Het zou natuurlijk beter zijn mochten alle acties van de vakbonden nationaal zijn. Het is op het eerste gezicht vreemd dat de noordelijke ABVV niet staakt: zijn die dan tevreden met het regeringsbeleid? Allicht niet. Maar de druk vanuit de particratie en haar pers om niet te staken is in het noorden groter dan in het zuiden. Dat is ook logisch aangezien dit een staking is tegen de regering (zoals de meeste stakingen dat zijn). De oppositie tegen deze regering  bestaat immers uit alle partijen uit Franstalig België, de MR daargelaten. Natuurlijk zal er dan meer weerstand zijn in dat landsdeel. De druk van media in politiek is daardoor ook groter in het noorden van België. Overigens hebben de Franstalige vakbondsvleugels ACV en ABVV geen enkel partijpolitiek verlengtuk in de regering, een rol die langs Nederlandstalige zijde nog enigszins door CD&V ingenomen wordt.

Dat alles neemt bovendien niet weg dat Franstalige kranten, zoals La Libre Belgique en Le Soir, zich erg kritisch opstellen tegenover de syndicalistische eisen en methodes, terwijl sommige Nederlandstalige media als De Morgen de acties eerder ondersteunen. Dat in Noord-België de particratische invloed groter is, legt ook uit dat er op dit moment minder stakingsbereidheid schijnt te zijn, hoewel het niet zeker is dat de (niet-particratische) basis er dezelfde mening op nahoudt als de vakbondstop in het noorden van het land.

Het is trouwens belachelijk om België te willen splitsen omdat er meer stakingen in één landsdeel zijn. Moet Duitsland dan ook maar splitsen omdat er meer stakingen zijn in Oost-Duitsland dan in West-Duitsland? Als er meer gestaakt wordt in Limburg dan in de rest van België, moet die provincie dan maar onafhankelijk worden? Splitsen op basis van verschillen is dan ook absurd. Rechtsstaten kennen altijd verschillen. De splitsing van de politieke partijen en het Belgisch taalfederalisme wakkeren evenwel een splitsingsdynamiek aan, zelfs van bevoegdheden die niets met taal te maken hebben.

Als men trouwens stelt dat stakingen in het zogenaamde ‘Wallonië’ en de afwezigheid ervan in het zogenaamde ‘Vlaanderen’ het confederalisme van de N-VA legitimeren, dan zouden de stakingen in heel België daarentegen het unitarisme van de B.U.B. ondersteunen.

Deze stakingen tonen ook de groeiende macht van de PVDA aan. Deze linkse, nationale, Belgischgezinde en meertalige partij doet het verkiezing na verkiezing beter en gooit hoge ogen in de peilingen, vooral in Franstalig België, waar ze momenteel de derde grootste partij zou zijn. De B.U.B. is het op sociaaleconomisch vlak niet met de PVDA eens, maar beschouwt deze nationale partij als de enige serieuze in het parlement net omdat ze de enige is die zich tot alle Belgische burgers richt. De PVDA wint ook binnen de vakbonden aan invloed, vooral in het zuiden omdat ze daar momenteel electoraal sterker staat. De PVDA distantieert zich nochtans van de noord-zuid-verschillen en schreef hieromtrent: ‘In tegenstelling tot de ‘framing’ die men in het noorden van het land wil opleggen, vuurt onze partij de sociale acties in het zuiden van het land helemaal niet aan. Integendeel. Wij werken aan de eenheid en zijn helemaal geen voorstander van gesplitste acties‘ (pvda.be, 27 mei 2016).

De advocaat van de linkse partij, de heer Feron, voegde er nog aan toe dat de stakingen niet communautair zijn omdat de problematiek in het noorden en het zuiden van België dezelfde is (Terzake, VRT, 26 mei 2016). De B.U.B., onze centrumpartij, die niet pro- of contra-stakingen is, is het hier volmondig mee eens.

 

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