UN CABINET D’AFFAIRES POUR LA BELGIQUE

Le 21 novembre 2011, le formateur Elio Di Rupo a offert – pour la cinquième fois ! – sa demission. Pour le moment, elle est tenue en suspens par le Roi. Plus d’un an et demi après la chute du gouvernement Leterme, la formation est donc de nouveau bloquée.

A la base de cette énième crise se trouvent les négociations sur le budget opposant les points de vue des libéraux et des socialistes – des deux côtés de la frontière linguistique – les uns aux autres. Pourtant, il s’agit bien d’une discussion classique gauche/droite et non d’un conflit communautaire. Le fait que la zizanie connaisse une telle vigueur démontre que la crise pousse peu à peu le communautaire vers l’arrière-plan. Il s’agit peut-être d’une tendance. Force est de répéter ce que l’on a déjà écrit à maintes reprises: les politiciens actuels ne sont pas ou plus capables de gérer la Belgique pour les raisons suivantes :

1) d’abord, sous pression de la secte flamingante, les politiciens ont gaspillé de longs mois en menant des discussions interminables et inutiles au sujet de la scission d’un arrondissement électoral bilingue et d’une nouvelle réforme de l’Etat (lisez : détricotage de l’Etat) au lieu de s’occuper du budget et de gestion générale de la Belgique;

2) ensuite, les accords conclus sur l’arrondissement électoral et judiciaire de BHV, la réforme du Sénat, les transferts de compétences vers les régions et les communautés ainsi que la nouvelle loi de financement sont une catastrophe. Ces accords affaiblissent considérablement l’Etat belge, ils rendent sa gestion encore plus coûteuse, plus complexe et plus inefficace. Ils augmentent la discrimination entre les Belges tout en dégradant davantage la démocratie. Enfin, ils préparant le séparatisme. Heureusement, ces accords ne seront jamais exécutés, même dans l’hypothèse où un nouveau gouvernement soit formé. La méfiance entre les partis qui négocient est tellement grande que cette tripartite imploserait à court terme, tout comme le gouvernement Leburton en 1973 (la dernière tripartite avec, par hasard, également un premier ministre issu du PS ; ce gouvernement n’a survécu que 8 mois);

3) les négociateurs n’ont aucun respect pour les institutions belges parce que pour exécuter un certain nombre d’accords communautaires une suspension de la Constitution sera nécessaire. En outre, ils méprisent la monarchie. Le Roi est utilisé par les politiciens comme marionnette afin de cacher leur propre incompétence;

4) en divisant le pays en plusieurs entités, il n’est plus possible d’avoir une approche globale du budget qui est éparpillé entre plusieurs niveaux. La situation se complique encore plus par le fait que certains niveaux, en l’occurrence les régions et communautés, ne veulent pas collaborer à l’assainissement nécessaire;

5) en se moquant de la démocratie, les partis traditionnels ont créé le terreau pour l’extrême-droite nationaliste (Vlaams Belang et la N-VA), ce qui les oblige maintenant à former des gouvernements tripartites, ce qui est évidemment beaucoup plus difficile que des gouvernements composés de seulement une ou deux familles politiques.

Le constat est clair : les politiciens actuels, qui ont créé les problèmes institutionnels et budgétaires ne sont pas capables de les résoudre. En effet, comment des politiciens qui détestent la Belgique, pourraient-ils gouverner notre pays? Il faut donc remplacer toute la classe politique.

En outre, la Belgique, tout comme d’autres pays européens, se trouve en eaux troubles au niveau socio-économique et budgétaire. Les économies nécessaires peuvent être parfaitement trouvées sans alourdir la charge fiscale du citoyen ni nuire aux droits des chômeurs, des pauvres ou des pensionnés… Mais pour cela, il nous faut une révolution totale dans la structure de l’Etat belge.  Pour cette raison, le B.U.B. propose de créer provisoirement un cabinet d’affaires, uniquement composé de technocrates, qui s’occupe exclusivement de la résolution des problèmes socio-économiques et budgétaires comme on le fait en Italie et en Grèce. Après un an ou deux, des élections libres pourront enfin être organisées auxquelles la majorité unitariste pourra défendre ses idées sur pied d’égalité. Les citoyens belges auront ensuite l’occasion de participer à un référendum au sujet de la suppression du fédéralisme linguistique et le retour vers l’Etat unitaire.

Les lignes de forces de la révision constitutionnelle dont la Belgique a grandement besoin sont claires et nettes:

  1. Le remplacement des régions et des communautés par les provinces historiques, ce qui implique évidemment  la réunification de la province du Brabant ;
  2. La refédéralisation de toutes les compétences qui appartiennent aujourd’hui aux communautés ou aux régions. L’Etat national décentralisera certaines compétences vers les provinces. La Chambre et le Sénat seront adaptés à cette nouvelle architecture institutionnelle et compteront ensemble au maximum 200 membres (aujourd’hui il y a 600 parlementaires). Seul le gouvernement national restera, composé de 15 ministres au maximum (aujourd’hui, il y a environ 60 ministres en Belgique !)
  3. Une politique nationale encourageant le bilinguisme individuel sera menée de façon active.

Les réformes seront  précédées d’un réferendum ayant force de loi, pour lequel chaque courant idéologique – donc également les unitaristes – pourra faire campagne grâce à un accès libre et égal aux médias.  

La simplification institutionnelle que nous proposons engendra une économie de 10 milliards d’euros par an, somme qui satisfait aux obligations imposées par l’U.E. à la Belgique.  

L’alternative est de continuer à patauger dans le système actuel qui ne fonctionne pas et qui est déficient. Chaque jour que l’on avance dans ce cul-de-sac, le Belge ordinaire voit sa facture augmenter.

 

EEN ZAKENKABINET VOOR BELGIË

Formateur Elio Di Rupo bood op 21 november 2011 – voor de vijfde maal ! – zijn ontslag aan. De Koning houdt dit ontslag voorlopig in beraad. Meer dan anderhalf jaar sedert de val van de regering-Leterme is de formatie daarmee alweer op een dieptepunt beland.

Aanleiding voor deze zoveelste crisis zijn de gesprekken over de begroting waarbij liberalen en socialisten – ongeacht hun taalgroep – lijnrecht tegenover elkaar staan. We kunnen enkel maar herhalen wat we al zoveel keren gezegd hebben: de huidige politici zijn niet (meer) bekwaam om België te besturen. Nochtans is dit een klassieke links-rechts-discussie en geen communautair conflict. Het feit dat de ruzie zo hoogt oploopt, wijst er misschien op dat de crisis het communautaire stilaan op de achtergrond duwt. Misschien is dit wel een blijvende tendens.

1) Ze hebben onder druk van de Vlaams-nationale sekte maanden verspild aan eindeloze en nutteloze discussies over de splitsing van een tweetalig kiesarrondissement en een nieuwe staatshervorming (lees: staatsafbraak) terwijl ze in de plaats daarvan aan de begroting en het algemeen bestuur van België hadden moeten werken.

2)     De afgesloten akkoorden over het kies- en gerechtelijk arrondissement BHV, de Senaatshervorming, de bevoegdheidsoverdrachten naar de gewesten en de gemeenschappen en de nieuwe financieringswet zijn een ramp. Ze verzwakken de Belgische staat aanzienlijk, maken de administratie nog duurder, complexer en inefficiënter, verhogen de discriminatie tussen de Belgen, verminderende democratie nog meer en bereiden het separatisme voor. Gelukkig maar zullen zelfs in de onwaarschijnlijke hypothese dat er een nieuwe regering gevormd wordt, deze akkoorden niet uitgevoerd worden. Het wantrouwen tussen de onderhandelende partijen is zo groot dat deze onzalige tripartite binnen afzienbare tijd zou imploderen zoals de regering Leburton in 1973 (de laatste tripartite met toevallig ook een PS-premier die maar 8 maanden stand hield).

3)     De onderhandelaars hebben overigens geen enkel respect voor de Belgische instellingen – om vele communautaire deelakkoorden uit te voeren is een opschorting van de Grondwet nodig – en al helemaal niet voor de monarchie. De Koning wordt door de politici misbruikt als een bliksemafleider om hun eigen falen te maskeren.

4) door het land in verschillende delen te splitsen, is een globale aanpak van de begroting die verdeeld is over verschillende niveaus niet meer mogelijk. De situatie wordt nog ingewikkelder door het feit dat bepaalde niveaus, in dit geval de gewesten en gemeenschappen, niet willen meewerken aan de noodzakelijke sanering;

5) door de democratie te minachten, hebben de traditionele partijen de voedingsbodem voor nationalistische en extremistische partijen gecreëerd (Vlaams Belang en N-VA), wat hen er nu toe verplicht om tripartites te vormen, wat natuurlijk veel moeilijker is dan regeringen die maar uit één of twee politieke families bestaan.

De vaststelling is duidelijk : de politici die de huidige institutionele en budgettaire problemen hebben gecreëerd, zijn niet in staat ze op te lossen? Hoe kunnen politici die België haten, België besturen?  Heel de huidige politieke klasse moet dan ook vervangen worden.

Bovendien staat België, net zoals vele Europese landen, voor zware sociaal-economische en budgettaire hindernissen. De noodzakelijke saneringen kunnen perfect doorgevoerd worden zonder de burger extra te belasten of zonder afbreuk te doen aan de rechten van werklozen, armeren, pensioengerechtigden… Maar daarvoor is er een totale omwenteling in de Belgische staatsstructuur nodig. Die kan echter onmogelijk door de huidige nationalistische politici doorgevoerd worden. De B.U.B. stelt daarom voor om voorlopig een zakenkabinet samen te stellen, uitsluitend bestaande uit niet-partijgebonden personen, dat zich exclusief bezighoudt met het oplossen van de sociaal-economische en budgettaire problemen zoals men dat doet in Italië en Griekenland. Na een jaar of twee kunnen er dan eindelijk vrije verkiezingen gehouden worden waaraan ook de meerderheid unitaristen op gelijke voet mogen deelnemen. De Belgische burgers krijgen daarna de kans om in een referendum over de afschaffing van het taalfederalisme en de terugkeer naar de unitaire staat te beslissen.

De krachtlijnen van de grondwetsherziening die België nodig heeft zijn helder en duidelijk:

  1. De vervanging van de gewesten en gemeenschappen door de historische provincies, wat uiteraard een hereniging van de provincie Brabant inhoudt.
  2. De herfederalisering van alle bevoegdheden die vandaag gecommunautariseerd of geregionaliseerd zijn. De nationale staat zal bepaalde bevoegdheden decentraliseren naar de provincies. Kamer en de Senaat zullen aan deze nieuwe institutionele architectuur worden aangepast en samen maximaal 200 leden mogen tellen (vandaag zijn er 600 parlementairen). Er zal maar één nationale regering overblijven, bestaande uit maximaal 15 ministers (vandaag zijn er in België een zestigtal ministers !)
  3. Een nationale politiek van individuele tweetaligheid.

Deze hervormingen zullen voorafgegaan worden door een bindend referendum, waarbij elke ideologische stroming – dus ook de unitaristen – vanzelfsprekend recht heeft op vrije en gelijke media-toegang.

De door ons voorgestelde institutionele vereenvoudiging levert een besparing van liefst 10 miljard euro per jaar op, waarmee België voldoet aan de verplichtingen die de E.U. ons land oplegt. 

Het alternatief is verder aanmodderen binnen de krijtlijnen van het huidige systeem dat niet werkt en bovendien niet deugt. Elke dag dat we dit heilloze pad verder bewandelen, riskeert de gewone Belg verder de rekening te betalen.

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