{"id":4054,"date":"2011-07-03T01:15:13","date_gmt":"2011-07-02T23:15:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.unionbelge.be\/?p=4054"},"modified":"2016-11-20T23:38:00","modified_gmt":"2016-11-20T22:38:00","slug":"la-province-de-brabant-champ-de-bataille-communautaire-ou-pole-de-stabilite-dechange-et-de-croissance-pour-tout-le-pays-premiere-partie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=4054","title":{"rendered":"LA PROVINCE DE BRABANT: CHAMP DE BATAILLE COMMUNAUTAIRE? OU P\u00d4LE DE STABILITE, D&#8217;ECHANGE ET DE CROISSANCE POUR TOUT LE PAYS? (premi\u00e8re partie)"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/provincieBrabant.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-4063\" title=\"provincieBrabant\" src=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2011\/07\/provincieBrabant.gif\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"224\" \/><\/a><em>Le texte ci-dessous est \u00e9crit \u00e0 titre personnel par un sympathisant de notre parti. Bien que le B.U.B. ne partage certainement pas tous ses points de vue (par. ex. sur la scission de BHV, ses propos sur une f\u00e9d\u00e9ralisation accrue du pays &#8211; le B.U.B. n&#8217;acceptera <span style=\"text-decoration: underline;\">jamais <\/span>la moindre d\u00e9f\u00e9d\u00e9ralisation &#8211;\u00a0 ou l\u00e0 o\u00f9 il s&#8217;agit des r\u00e8gles de parit\u00e9), nous publions n\u00e9anmoins ce texte fort int\u00e9ressant.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>LA PROVINCE DE<\/strong><strong> BRABANT<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Champ de bataille communautaire\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ou<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>P\u00f4le de stabilit\u00e9, d\u2019\u00e9change et de croissance pour tout le pays ?<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00c9dition bilingue n\u00e9erlandais \/ fran\u00e7ais (<em>nederlandse versie nog te vertalen<\/em>)<\/p>\n<div>\n<p>Couverture : province de Brabant enti\u00e8re travers\u00e9e par la dorsale Antwerpen \/ Bruxelles \/ Charleroi<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Prologue <\/strong>(et dos de couverture)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lors de la r\u00e9forme de l\u2019Etat de 1992-93, le statut d\u2019une des neuf provinces de la Belgique, la province de Brabant, a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 en dernier lieu, longtemps apr\u00e8s les autres provinces. Pourquoi aura-t-il fallu tant de temps\u00a0pour d\u00e9terminer le sort de cette province ? Quels sont ses enjeux ? Son histoire politique est-elle distincte de celle des autres entit\u00e9s\u00a0du pays ? Quel mod\u00e8le a inspir\u00e9 le d\u00e9coupage\u00a0? Quelle est son implication dans le dossier communautaire et le d\u00e9veloppement de chacune des r\u00e9gions de la Belgique\u00a0? Pourquoi la Wallonie tarde-t-elle tant \u00e0 op\u00e9rer son redressement\u00a0? La compr\u00e9hension de la complexit\u00e9 et la r\u00e9solution du statut de cette province peuvent-elles contribuer \u00e0 r\u00e9soudre le contentieux communautaire\u00a0et faciliter la r\u00e9forme de l\u2019Etat\u00a0de mani\u00e8re d\u00e9mocratique ? Cette province est-elle un fardeau ou un atout\u00a0? Autant de questions auxquelles la pr\u00e9sente \u00e9tude tente de r\u00e9pondre. Bonne lecture.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>PARTIE I<\/strong><\/p>\n<div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>LA PROVINCE DE<\/strong><strong> BRABANT\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ASPECTS HISTORIQUES, POLITIQUES, LINGUISTIQUES <\/strong><\/p>\n<p><strong>&amp; D\u00c9VELOPPEMENT<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ORIGINE DU PROBL\u00c8ME\u00a0: LE MORCELLEMENT DE <\/strong><strong>LA PROVINCE DE<\/strong><strong> BRABANT<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Si le trac\u00e9 de la fronti\u00e8re linguistique pour les provinces autres que celle du Brabant s\u2019est relativement bien \u00e9tabli apr\u00e8s le r\u00e8glement de quelques probl\u00e8mes mineurs (Fourons, Comines, Mouscron) et la promulgation des lois linguistiques Gilson, le morcellement de la seule province de Brabant, d\u00e9cid\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es \u201860 (dans le contexte international tendu de la guerre froide et de la d\u00e9colonisation) fut tellement p\u00e9nible que les deux plus grandes r\u00e9gions, la Flandre et la Wallonie, parviendront \u00e0 \u00ab\u00a0s\u2019entendre\u00a0\u00bb apr\u00e8s trente ans d\u2019\u00e2pres n\u00e9gociations, en agrandissant chacune\u00a0leurs \u00ab\u00a0territoires\u00a0\u00bb au d\u00e9triment de la province de Brabant\u00a0dont elles re\u00e7oivent chacune des parcelles, rendant une scission effective en 1995 seulement, apr\u00e8s la r\u00e9vision constitutionnelle de 1992-1993.<\/p>\n<p>Il s\u2019av\u00e8re en 2010 que le d\u00e9coupage de la province de Brabant issu de ces accords pose des difficult\u00e9s de plus en plus graves. Pourquoi\u00a0? Parce que sa population est fondamentalement h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, germano-latine pour l\u2019essentiel, mais aussi pour des raisons politiques et historiques que nous \u00e9noncerons plus loin.<\/p>\n<p>Jusque l\u00e0 bilingue gr\u00e2ce \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la spontan\u00e9it\u00e9 des \u00e9changes, la <strong>composition de la soci\u00e9t\u00e9<\/strong> braban\u00e7onne est modifi\u00e9e <strong>artificiellement<\/strong> et gravement sous le poids des nouvelles structures administratives. Bruxelles devient un \u00eelot francophone encercl\u00e9 dans une nouvelle Flandre agrandie\u2026<\/p>\n<p>Ce point m\u00e9rite l\u2019attention des politologues et des universitaires\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Les cons\u00e9quences des choix politiques, institutionnels et administratifs sur la composition de la population, l\u2019entente, la linguistique, le d\u00e9veloppement, la mobilit\u00e9, etc<\/em>.\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le Brabant devient le champ de bataille d\u2019un interminable jeu d\u2019\u00e9checs communautaire o\u00f9 les interventions des deux plus grandes r\u00e9gions cr\u00e9ent d\u2019abord un probl\u00e8me local qui devient ensuite un probl\u00e8me national:<\/p>\n<ul>\n<li>La Flandre veut \u00e9viter la francisation et met en place la politique du <em>Gordel<\/em> et de ses avantages, ce qui permet de freiner la francisation mais a aussi pour effet un exode des n\u00e9erlandophones de Bruxelles.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Renforcement de la pr\u00e9sence des francophones \u00e0 Bruxelles, qui craignent d\u2019\u00eatre annex\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Installation de l\u2019administration r\u00e9gionale flamande \u00e0 Bruxelles, paradoxalement quasi-d\u00e9sert\u00e9e par les n\u00e9erlandophones alors que le v\u00e9ritable c\u0153ur de la Flandre est situ\u00e9 historiquement \u00e0 Bruges ou \u00a0\u00e9conomiquement \u00e0 Anvers aujourd\u2019hui.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Resserrement d\u2019un lien Wallonie-Bruxelles par le biais de la Communaut\u00e9 Fran\u00e7aise, avec une revendication officieuse de couloir pour les francophones enclav\u00e9s qui risquent de perdre une partie de leurs droits d\u00e9mocratiques dans la p\u00e9riph\u00e9rie.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Plus forte \u00e9conomiquement, la R\u00e9gion Flamande adopte une politique de qualit\u00e9 de vie et d\u2019avantages fiscaux sup\u00e9rieurs au Brabant n\u00e9erlandophone, ce qui accentue l\u2019exode des n\u00e9erlandophones de Bruxelles et cr\u00e9e, en plus, une sorte d\u2019\u00e9tau fiscal enserrant la R\u00e9gion de Bruxelles-capitale, d\u00e9pourvue de comp\u00e9tences et contrainte \u00e0 qu\u00e9mander des refinancements au f\u00e9d\u00e9ral (et indirectement aux R\u00e9gions Flamande et Wallonne) \u2013 le fameux dossier du \u00ab\u00a0refinancement de Bruxelles\u00a0\u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Cette dichotomie entra\u00eene une forme subtile de tri de la population, les nouveaux immigrants se concentrent sur Bruxelles.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Remise en cause du statut de l\u2019arrondissement BHV et des droits d\u00e9mocratiques des francophones existants, tandis que des Bruxellois font des calculs de r\u00e9clamation d\u2019indemnit\u00e9s pour les probl\u00e8mes d\u2019asphyxie fiscale et de mobilit\u00e9 et pr\u00e9parent des demandes de rattachement pour plusieurs communes de la p\u00e9riph\u00e9rie, la province de Brabant n\u2019en finit pas d\u2019\u00eatre morcel\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>D\u00e9mission pour raisons communautaires de plusieurs gouvernements \u00e9lus d\u00e9mocratiquement.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Les Braban\u00e7ons d\u00e9pourvus de leur propre autorit\u00e9 sont divis\u00e9s et radicalisent leurs diff\u00e9rences, oblig\u00e9s de r\u00e9pondre \u00e0 deux autorit\u00e9s nouvelles et concurrentes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les deux grandes r\u00e9gions sont incapables de s\u2019imposer individuellement au Brabant\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>50% de la population (francophone) refuse une tutelle flamande et<\/li>\n<li>50% de la population (n\u00e9erlandophone) refuse une tutelle wallonne<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans un entretien accord\u00e9 \u00e0 la RTBF<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> le 26 avril 2011, Valmi F\u00e9aux, premier gouverneur du Brabant wallon (ou Brabant francophone) \u00e0 partir de janvier 1995 nous livre sa pr\u00e9cieuse exp\u00e9rience et les raisons pour lesquelles selon lui \u00ab\u00a0<em>la scission \u00e9tait in\u00e9vitable <\/em>\u00bb\u00a0:<\/p>\n<p>&#8220;<em>C\u2019\u00e9tait devenu <strong>ing\u00e9rable<\/strong><\/em>&#8220;, affirme-t-il. &#8220;<em>Le <strong>Brabant faisait partie de deux r\u00e9gions<\/strong>, <\/em><em>la Flandre<\/em><em> et <\/em><em>la Wallonie<\/em><em> et <strong>r\u00e9pondait donc \u00e0 des d\u00e9crets diff\u00e9rents<\/strong>. Nous \u00e9tions, braban\u00e7ons wallons, dans certains domaines, l\u00e9s\u00e9s. Il y avait constamment des conflits. [\u2026] Si vous voulez un exemple que j&#8217;ai bien connu, ayant \u00e9t\u00e9 ministre de l&#8217;eau \u00e0 la r\u00e9gion wallonne, la politique de l\u2019eau \u00e9tait une politique tr\u00e8s diff\u00e9rente en Wallonie et en Flandre<\/em>&#8220;, poursuit le socialiste.<br \/>\n&#8220;<em>Du c\u00f4t\u00e9 flamand, la province de Brabant \u00e9tait oblig\u00e9e d&#8217;intervenir financi\u00e8rement car la politique d\u2019\u00e9puration des eaux, en Flandre, impliquait les provinces. Alors qu\u2019en Wallonie, l\u2019\u00e9puration des eaux \u00e9tait g\u00e9r\u00e9e par les intercommunales et n\u2019impliquait donc pas les provinces. Il fallait donc trouver des compensations. C\u2019\u00e9tait ing\u00e9rable<\/em>&#8220;, ajoute Valmi F\u00e9aux. \u00ab\u00a0<em>On a donc divis\u00e9 le Brabant et d\u00e8s janvier 1995, la province du Brabant wallon \u00e9tait n\u00e9e<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019exp\u00e9rience utile de Valmi F\u00e9aux confirme que la scission de la province est due \u00e0 l\u2019exercice frictionnel de deux autorit\u00e9s diff\u00e9rentes. N\u00e9anmoins, plut\u00f4t que la scission, un autre sc\u00e9nario \u00e9tait possible\u00a0: celui de doter la province de Brabant de comp\u00e9tences propres, au m\u00eame titre que les r\u00e9gions flamande et wallonne. Dans l\u2019exemple pr\u00e9cit\u00e9, il suffirait d\u2019adopter un r\u00e9gime de gestion harmonis\u00e9 de l\u2019eau (bas\u00e9 sur les intercommunales ou non) pour tout le Brabant.<\/p>\n<p>Donc, dans l\u2019\u00e9tat actuel des choses, aucune des deux tutelles n\u2019est op\u00e9rationnelle. Plus grave, le morcellement repr\u00e9sente un v\u00e9ritable danger potentiel, dont la responsabilit\u00e9 directe incombe \u00e0 la Flandre et \u00e0 la Wallonie.<\/p>\n<p>Le malaise s\u2019\u00e9tend \u00e0 tout le pays, particuli\u00e8rement en p\u00e9riode \u00e9lectorale. Ce malaise est aussi le sympt\u00f4me de dysfonctionnements d\u00e9mocratiques importants et irr\u00e9solus au Brabant\u00a0qui est\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Majoritairement annex\u00e9 par la Flandre et la Wallonie, et r\u00e9duit au reliquat de 19 communes bruxelloises<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>In\u00e9gal en mati\u00e8re de repr\u00e9sentation \u00e9lectorale (par exemple, 2914 voix suffisent \u00e0 un candidat n\u00e9erlandophone contre 7474 voix \u00e0 un candidat francophone pour \u00eatre \u00e9lu \u00e0 Bruxelles).<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a><\/li>\n<li>Conna\u00eet r\u00e9guli\u00e8rement des probl\u00e8mes de nomination de bourgmestres dans la p\u00e9riph\u00e9rie, etc.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Autres effets n\u00e9gatifs du d\u00e9coupage\u00a0: des zones unilingues exclusives se forment, l&#8217;administration bilingue et l\u2019usage du bilinguisme disparaissent, creusant un foss\u00e9 d\u2019incompr\u00e9hension de plus en plus profond entre les communaut\u00e9s. Or c\u2019est la langue qui est le v\u00e9hicule de la culture.<\/p>\n<p>Bruxelles devient une ville unilingue, presque banale, au risque de perdre son caract\u00e8re germano-latin et son argument de repr\u00e9sentativit\u00e9 europ\u00e9enne. Le bilinguisme ne vit plus au Brabant, il se perd m\u00eame \u00e0 Bruxelles, o\u00f9 des Bruxellois posent la question de son co\u00fbt et de son utilit\u00e9. Certains proposent d\u2019instaurer la langue anglaise, mais au risque de perdre nos identit\u00e9s et d\u2019aggraver l\u2019incompr\u00e9hension entre les deux communaut\u00e9s.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats des \u00e9lections du 13 juin 2010 effraient d\u2019abord les francophones qui per\u00e7oivent ceux-ci comme un mirage id\u00e9ologique m\u00e9di\u00e9val, puis se rendent compte et acceptent que la Flandre revendique un grand nombre de comp\u00e9tences nouvelles, mais les n\u00e9gociations se bloquent \u00e0 nouveau sur le Brabant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>DIMENSION INTERNATIONALE DE <\/strong><strong>LA CRISE COMMUNAUTAIRE<\/strong><\/p>\n<p>Plusieurs think tanks s\u2019organisent, soucieux pour la plupart de valoriser nos atouts communs, examinent diverses formes de d\u00e9veloppement et de financement pour Bruxelles, ou bien d\u00e9finissent les nouveaux contours d\u2019une zone de d\u00e9veloppement m\u00e9tropolitain qui <strong>exclut l\u2019arrondissement de Leuven<\/strong> pour ne pas \u00ab\u00a0trop mordre sur le territoire flamand\u00a0\u00bb, ainsi que la Wallonie, et cr\u00e9erait un d\u00e9s\u00e9quilibre important, car une zone de d\u00e9veloppement majoritairement francophone\/anglophone \u00e9craserait la zone d\u2019\u00e9change traditionnelle du Brabant, conduisant au pire \u00e0 une scission de facto du pays suite \u00e0 la dissolution des liens int\u00e9rieurs ou \u00e0 une mutation de l\u2019Etat Belge vers un Etat inconsistant gouvern\u00e9 \u00e0 partir de l\u2019ext\u00e9rieur. La Belgique serait alors priv\u00e9e de sa propre dynamique li\u00e9e aux \u00e9changes int\u00e9rieurs et d\u2019autres centres de d\u00e9cision, fussent-ils l\u2019\u0153uvre d\u2019une cr\u00e9ation Belge, seraient alors d\u00e9localis\u00e9s vers d\u2019autres capitales suite au manque de consensus national.<\/p>\n<p>La tentation est grande de recourir \u00e0 des appuis ext\u00e9rieurs, certains francophones misent sur \u00a0l\u2019immigration ou l\u2019expansion anglophone pour contrer le nationalisme flamand, installent progressivement le fran\u00e7ais et l\u2019anglais dans un nombre croissant d\u2019h\u00f4tels et de restaurants \u00e0 Bruxelles au lieu de respecter l\u2019usage du bilinguisme fran\u00e7ais\/n\u00e9erlandais. Bruxelles risque de devenir une sorte de Cit\u00e9-Etat de plus en plus ind\u00e9pendante et distante des deux peuples qui l\u2019ont cr\u00e9\u00e9e, les Flamands et les Wallons. Avant de pr\u00e9voir de nouvelles structures d\u2019accueil, il conviendrait de r\u00e9gler le dossier communautaire linguistique int\u00e9rieur.<\/p>\n<p><strong>Sensibilit\u00e9 du communautaire aux tensions g\u00e9opolitiques<\/strong><\/p>\n<p>Les pics de tensions communautaires semblent co\u00efncider aux tensions g\u00e9opolitiques voisines ou mondiales, parfois tels des signes avant-coureurs, notamment lors de l\u2019appel de Jules Destr\u00e9e en 1912, les probl\u00e8mes de collaboration pendant les deux derni\u00e8res guerres, une tension importante dans les ann\u00e9es 1960 lors de la guerre froide, et \u00e0 pr\u00e9sent, depuis que l\u2019axe franco-allemand, ossature de l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique europ\u00e9enne pendant quelques trois d\u00e9cennies, tend \u00e0 s\u2019effacer \u00e0 partir de 2005 environ devant un nouvel axe Paris-Londres qui privil\u00e9gie une coop\u00e9ration financi\u00e8re et strat\u00e9gique. Une fissure appara\u00eet dans l\u2019espace germano-latin dont la Belgique est le centre. Il serait pr\u00e9tentieux de dire que la petite Belgique peut pr\u00e9venir une potentielle fracture continentale, mais des mesures peuvent \u00eatre prises \u00e0 notre niveau, principalement en unissant nos efforts et en faisant les meilleurs choix dans la gestion communautaire et notre contribution \u00e0 la coh\u00e9sion europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Si la prosp\u00e9rit\u00e9 du Brabant est due aux pouss\u00e9es conjointes de la Flandre et de la Wallonie, des risques de pressions g\u00e9opolitiques ext\u00e9rieures peuvent s\u2019ajouter. Les fondateurs de la Belgique avaient sagement pr\u00e9vu le statut de neutralit\u00e9 (un statut toujours d\u2019application en Suisse, par exemple, qui se prot\u00e8ge ainsi des tiraillements entre l\u2019Allemagne, la France et l\u2019Italie).<\/p>\n<p>Depuis l\u2019Antiquit\u00e9, la Belgique a presque toujours connu la supr\u00e9matie de la premi\u00e8re puissance mondiale du moment, notamment depuis l\u2019Empire Romain, le Royaume d\u2019Espagne, l\u2019empire austro-hongrois, l\u2019empire napol\u00e9onien, le Royaume des Pays-Bas sous Guillaume d\u2019Orange Nassau qui \u00e9tablit les premi\u00e8res limites administratives n\u00e9erlandophones, le Reich allemand, et sans surprise les Etats-Unis d\u2019Am\u00e9rique aujourd\u2019hui \u2013 ce dont t\u00e9moigne la substitution du bilinguisme fran\u00e7ais-n\u00e9erlandais par l\u2019anglais-fran\u00e7ais \u00e0 Bruxelles. Les risques de dissolution ou d\u2019ing\u00e9rence ne sont pas nouveaux en Belgique, ce ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019est produit \u00e0 plusieurs reprises dans le pass\u00e9, entra\u00eenant les conflits d\u2019int\u00e9r\u00eat ou de collaboration et les r\u00e9sultats que l\u2019on conna\u00eet. La Belgique est tr\u00e8s petite\u00a0: Flamands et Wallons sont condamn\u00e9s \u00e0 s\u2019entendre s\u2019ils veulent \u00e9viter les dissensions internes et rester libres\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>CAUSES DE L\u2019\u00c9CHEC DU D\u00c9COUPAGE BRABAN\u00c7ON<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>L\u2019accord entrepris dans les ann\u00e9es \u201960 en p\u00e9riode de tension et ent\u00e9rin\u00e9 en 1992-93, soit trente ans plus tard, ne satisfait pleinement aucune des parties car il\u00a0:<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>cr\u00e9e des blocages au sein du Brabant et divise sa population.<\/li>\n<li>ne r\u00e9pond pas aux demandes d\u2019autonomie de gestion et de protection linguistique de la Flandre.<\/li>\n<li>d\u00e9soriente et appauvrit la Wallonie.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Absence de consultation locale de toute la population du Brabant concernant ses besoins.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Absence de concertation et de gestion commune des \u00e9lus du Brabant.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Fragmentation de l\u2019autorit\u00e9 politique du Brabant, la plus apte \u00e0 g\u00e9rer la question linguistique locale.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Probl\u00e8me de mod\u00e8le conceptuel\u00a0: en fouillant l\u2019histoire, on constate que le mod\u00e8le qui aurait le plus inspir\u00e9 le d\u00e9coupage actuel du Brabant (division entre Flamands et Wallons, capitale flamande \u00e0 Bruxelles, capitale wallonne \u00e0 Namur) serait celui mis en place sous l\u2019occupation allemande par le gouverneur g\u00e9n\u00e9ral Von Bissing dans une lettre envoy\u00e9e \u00e0 l&#8217;empereur Guillaume II le 6 avril 1917:<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li><em>\u00ab\u00a0Comme premier pas, j&#8217;ai, d&#8217;apr\u00e8s l&#8217;avis de cette commission, <strong>divis\u00e9<\/strong>, par ordonnance du 21 \u00e9coul\u00e9, le territoire du gouvernement g\u00e9n\u00e9ral en deux r\u00e9gions administratives, une flamande et une wallonne. En prenant pour base la limite linguistique, ces deux territoires sont born\u00e9s par les fronti\u00e8res des provinces et il <strong>n&#8217;y a que le Brabant qui sera divis\u00e9 en deux<\/strong> \u00bb. [\u2026]<\/em><\/li>\n<li><em>\u00ab\u00a0les minist\u00e8res <strong>wallons<\/strong> seront transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 <strong>Namur<\/strong>, tandis que les [minist\u00e8res] <strong>flamands <\/strong>resteront \u00e0 <strong>Bruxelles<\/strong> \u00bb.<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Bref, un mod\u00e8le anti-d\u00e9mocratique, con\u00e7u par un occupant militaire, r\u00e9pondant \u00e0 des int\u00e9r\u00eats autres que ceux de la population locale. Est-on bien conscient que l\u2019on d\u00e9ploie aujourd\u2019hui et depuis de nombreuses ann\u00e9es une grande part de nos efforts communautaires et parlementaires \u00e0 contre-courant, sur la base d\u2019un mod\u00e8le ext\u00e9rieur surann\u00e9 et con\u00e7u en temps de guerre\u00a0?<\/p>\n<p>Par ailleurs, il est int\u00e9ressant de remarquer que, m\u00eame dans le chef d\u2019un occupant \u00e9tranger, une scission nette n\u2019est pas envisageable, dixit toujours ledit gouverneur-g\u00e9n\u00e9ral: \u00ab\u00a0<em>Il faut montrer, en outre, qu&#8217;il y a entre Flamands et Wallons <strong>beaucoup de relations \u00e9conomiques<\/strong> <strong>qui doivent continuer <\/strong>apr\u00e8s la s\u00e9paration, si l&#8217;on ne veut pas que tous deux, ou au moins l&#8217;un des deux, ne subissent des dommages\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>CE QUE L\u2019HISTOIRE NOUS APPREND ENCORE<\/strong>:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Flandre et Brabant: un mill\u00e9naire d\u2019histoire commune, deux autorit\u00e9s diff\u00e9rentes<\/strong><\/p>\n<p>Du point de vue politique, la Flandre et le Brabant ont \u00e9t\u00e9 des comt\u00e9 et duch\u00e9 distincts pendant un mill\u00e9naire.<\/p>\n<ul>\n<li>\u00ab<em> Vers le milieu du <\/em><em><a title=\"XIe si\u00e8cle\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/XIe_si%C3%A8cle\">XI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/a><\/em><em>, l&#8217;ancien Brabant \u00e9tait compl\u00e8tement morcel\u00e9\u00a0: toute sa portion occidentale appartenait au <\/em><em><a title=\"Comte de Flandre\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Comte_de_Flandre\">comte de Flandre<\/a><\/em><em> et au <\/em><em><a title=\"Comte de Hainaut\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Comte_de_Hainaut\">comte de Hainaut<\/a><\/em><em>\u201d<\/em>. [\u2026] \u00ab\u00a0<em>Un trait\u00e9 de paix fut finalement sign\u00e9 en <\/em><em><a title=\"1194\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1194\">1194<\/a><\/em><em>, fixant d\u00e9finitivement les fronti\u00e8res entre le Brabant et le Hainaut<\/em> \u00bb.<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>Les vis\u00e9es du Hainaut et de la Flandre sur le duch\u00e9 de Brabant ne datent pas d\u2019hier. La signature de ce trait\u00e9 de paix nous rappelle singuli\u00e8rement les r\u00e9gions de Flandre et de Wallonie lors de leur \u00ab\u00a0entente\u00a0\u00bb sur le partage de la province de Brabant officialis\u00e9e en 1992-93.<\/p>\n<ul>\n<li>\u00ab\u00a0<em>Par la suite, le duch\u00e9 s&#8217;\u00e9tendra encore vers l&#8217;est, et, apr\u00e8s sa victoire \u00e0 <\/em><em><a title=\"Bataille de Worringen\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bataille_de_Worringen\">Worringen<\/a><\/em><em> en <\/em><em><a title=\"1288\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1288\">1288<\/a><\/em><em>, formera avec le <\/em><em><a title=\"Duch\u00e9 de Limbourg\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Duch%C3%A9_de_Limbourg\">duch\u00e9 de Limbourg<\/a><\/em><em> une <strong>alliance qui durera pr\u00e8s de cinq si\u00e8cles<\/strong>. Devenu riche et puissant, le duch\u00e9 de Brabant peut aussi s&#8217;affranchir de l&#8217;<\/em><em><a title=\"Empire romain germanique\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Empire_romain_germanique\">Empire romain germanique<\/a><\/em><em>. \u00c9conomiquement, le duch\u00e9 va jouer un jeu \u00e9gal avec son voisin, le <\/em><em><a title=\"Comt\u00e9 de Flandre\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Comt%C3%A9_de_Flandre\">comt\u00e9 de Flandre<\/a><\/em><em>. En <\/em><em><a title=\"1312\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1312\">1312<\/a><\/em><em>, le duc <\/em><em><a title=\"Jean II de Brabant\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jean_II_de_Brabant\">Jean II de Brabant<\/a><\/em><em> donne une constitution au duch\u00e9 en signant <\/em><em>la <\/em><em><a title=\"Charte de Kortenberg\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Charte_de_Kortenberg\">Charte<\/a><\/em><em><a title=\"Charte de Kortenberg\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Charte_de_Kortenberg\"> de Kortenberg<\/a><\/em><em>, qui fut compl\u00e9t\u00e9e par la suite en <\/em><em><a title=\"1356\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/1356\">1356<\/a><\/em><em> par l&#8217;acte de <\/em><em><a title=\"Joyeuse Entr\u00e9e\" href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Joyeuse_Entr%C3%A9e\">Joyeuse Entr\u00e9e<\/a><\/em>\u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Autre enseignement de l\u2019histoire\u00a0: le Brabant et la Flandre <strong>prosp\u00e8rent<\/strong> <strong>gr\u00e2ce \u00e0 une alliance de cinq si\u00e8cles avec un duc flamand<\/strong>. Donc pas une annexion ou une domination, mais une alliance, comme celle propos\u00e9e dans la pr\u00e9sente note. Le <strong>Brabant et <\/strong><strong>la Flandre<\/strong> ont tout<strong> int\u00e9r\u00eat \u00e0 se reconna\u00eetre mutuellement et \u00e0 s\u2019allier.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Les pr\u00e9sences espagnole, autrichienne, fran\u00e7aise et hollandaise contribuent, non sans heurts, \u00e0 la vocation europ\u00e9enne du Brabant.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Lors de son accession au pouvoir en 1780, <strong>l\u2019empereur d\u2019Autriche Joseph II<\/strong> entreprend un vaste programme de centralisation du pouvoir imp\u00e9rial et de restriction des libert\u00e9s corporatives et locales. En particulier, sa d\u00e9cision de dissoudre le Conseil du Brabant marque, d\u00e8s 1787, deux ans avant la r\u00e9volution fran\u00e7aise, le d\u00e9but de la r\u00e9volution braban\u00e7onne.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Au Brabant, la r\u00e9bellion est men\u00e9e par l\u2019avocat Van der Noot<\/p>\n<p>&#8211;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 En Flandre, Gand et Bruges sont lib\u00e9r\u00e9es par les ind\u00e9pendantistes Vonckistes<\/p>\n<ul>\n<li>Un sc\u00e9nario similaire se reproduit face au pouvoir des Pays-Bas lors de la <strong>r\u00e9volution belge<\/strong> de 1830. On constate l\u2019\u00e9chec des vis\u00e9es imp\u00e9rialistes espagnole, autrichienne, fran\u00e7aise et hollandaise. Plus prudente, l\u2019Angleterre \u2013 pourtant alors en position de force \u2013 choisit d\u2019adopter un r\u00f4le constructif de m\u00e9diateur qui permet d\u2019aboutir \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019Etat Belge en 1832.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Pour l\u2019histoire contemporaine, hormis les d\u00e9coupages des occupations allemandes \u00e9galement sold\u00e9es par des \u00e9checs, le Brabant est ensuite rest\u00e9 <strong>institutionnellement stable et entier<\/strong> pendant presque deux si\u00e8cles, comme province belge depuis 1830, jusqu\u2019\u00e0 la scission de 1992-93.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>FLANDRE &amp; WALLONIE R\u00c9GIONS UNILINGUES \/ BRABANT R\u00c9GION MIXTE<\/strong><\/p>\n<p>Autre diff\u00e9rence fondamentale entre la Flandre \/ la Wallonie et le Brabant: le Brabant est une r\u00e9gion mixte, qui compte aujourd\u2019hui un nombre \u00e9quivalent de francophones que de n\u00e9erlandophones. Le Brabant a \u00e9volu\u00e9 au cours des si\u00e8cles pour accueillir des artisans et des commer\u00e7ants venant de Flandre et de Wallonie pour tenter leur chance \u00e0 Bruxelles. Les sangs et les cultures y sont m\u00eal\u00e9s. Confluent naturel\u00a0? Destin\u00a0? La mixit\u00e9 linguistique caract\u00e9rise en tout cas le Brabant comme une r\u00e9gion \u00ab\u00a0\u00e9lite\u00a0\u00bb, un joyau multiculturel au c\u0153ur de la Belgique et de l\u2019Europe, o\u00f9 les cultures germanique et latine se rejoignent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>QUELS SONT LES OBJECTIFS DU MOUVEMENT FLAMAND\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Une question se pose concernant les objectifs du mouvement flamand, n\u00e9 au d\u00e9but du XIX\u00e8me si\u00e8cle quand l\u2019Anversois Hendrik Conscience lui donna ses premi\u00e8res lettres. Principalement ax\u00e9 sur la d\u00e9fense de la langue et du caract\u00e8re flamands, ce mouvement est au d\u00e9part un combat tout \u00e0 l\u2019honneur de la Flandre pour la d\u00e9fense des droits linguistiques \u00e9l\u00e9mentaires (par ex. juridiction n\u00e9erlandophone, instauration du bilinguisme), la repr\u00e9sentation d\u00e9mocratique, l\u2019expression de l\u2019identit\u00e9 flamande, la libert\u00e9 \u00e9conomique, l\u2019\u00e9panouissement culturel, etc.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, certaines des derni\u00e8res revendications montrent que le mouvement s\u2019\u00e9carte parfois de son objectif initial. La dynamique du mouvement s\u2019emballe et devient difficilement ma\u00eetrisable, ternit parfois l\u2019image de la Flandre aupr\u00e8s de ses partenaires, complique ses relations au sein de la Belgique, on l\u2019observe avec prudence \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p>Certains penseurs du mouvement semblent confondre la Flandre et le Brabant, estimant que le Brabant est un territoire flamand \u00e0 cause d\u2019un apparentement dialectal et que les francophones du Brabant doivent s\u2019int\u00e9grer \u00e0 la Flandre. La diff\u00e9rence historique et politique entre Brabant et Flandre est pourtant de taille\u00a0: Bruxelles est historiquement braban\u00e7onne, si\u00e8ge d&#8217;un duch\u00e9 mill\u00e9naire, souvent disput\u00e9 au cours de l\u2019histoire par les Comt\u00e9s de Flandre et de Hainaut.<\/p>\n<p>Cette analyse rappellera que, si la pression la plus forte exerc\u00e9e sur le Brabant semble venir de la Flandre, contrairement aux apparences, la Wallonie est \u00e9galement responsable.<\/p>\n<p>Autre confusion\u00a0\u00e9galement fort r\u00e9pandue, l\u2019apparentement ou la similitude linguistique justifierait une extension de l\u2019autorit\u00e9 territoriale de la Flandre au Brabant. Le Brabant comprend des n\u00e9erlandophones comme en Flandre. Il ne reste qu\u2019un pas \u00e0 franchir pour assimiler les Braban\u00e7ons \u00e0 la Flandre.<\/p>\n<p>Des nationalistes flamands semblent confondre d\u00e9fense des droits linguistiques et extension territoriale, deux choses diff\u00e9rentes. Inconsciemment, par le biais de la langue, un lent processus d\u2019annexion a lieu, entra\u00een\u00e9 par une <strong>confusion<\/strong> sur le trac\u00e9 linguistique d\u2019abord pr\u00e9vu pour des questions administratives et pratiques, lequel devient fronti\u00e8re linguistique, puis territoire, puis sol. Certains consid\u00e8rent comme \u00ab\u00a0sol flamand\u00a0\u00bb cette terre englob\u00e9e du Brabant qui s\u2019\u00e9tend hors de Flandre. La m\u00eame chose vaut pour la Wallonie.<\/p>\n<p>Un tel raccourci est peu justifiable:<\/p>\n<ul>\n<li>L\u2019Allemagne cherche-t-elle \u00e0 annexer la partie germanophone du Grand-duch\u00e9 de Luxembourg parce qu&#8217;il y a des germanophones ?<\/li>\n<li>La Hollande cherche-t-elle \u00e0 annexer la Flandre parce qu\u2019il y a des n\u00e9erlandophones\u00a0?<\/li>\n<li>La France cherche-t-elle \u00e0 annexer la partie francophone de la Suisse ?<\/li>\n<\/ul>\n<p>Par ailleurs, du point de vue linguistique, le parler de Bruges, c\u0153ur historique de la Flandre, est diff\u00e9rent du dialecte braban\u00e7on.<\/p>\n<p>Le professeur Philippe Van Parijs de l\u2019UCL voit dans l\u2019id\u00e9e de \u00ab\u00a0<em>cogestion de Bruxelles par les communaut\u00e9s flamande et fran\u00e7aise une logique de structure coloniale<\/em> \u00bb. Nous ajouterons \u00e0 cette observation \u00a0judicieuse que le cadre des 19 communes bruxelloises doit \u00eatre revu car une ville enclav\u00e9e n\u2019est pas g\u00e9rable en termes de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Du point de vue institutionnel, comment peut-on avoir arr\u00eat\u00e9 les limites de la capitale \u00e0 19 communes de mani\u00e8re \u00e0 ce que l\u2019extension et la croissance de Bruxelles b\u00e9n\u00e9ficie \u00e0 une seule communaut\u00e9 ?<\/p>\n<p>Cette situation conduit \u00e0 des dysfonctionnements importants en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement r\u00e9gional\u00a0: les Bruxellois sont \u00e9cart\u00e9s de la gestion d\u2019infrastructures majeures du d\u00e9veloppement m\u00e9tropolitain \/ r\u00e9gional braban\u00e7on qui les concernent en premier lieu\u00a0: le ring de Bruxelles, l\u2019a\u00e9roport de Zaventem, le futur RER, etc. La tutelle flamande sur les infrastructures braban\u00e7onnes est l\u00e9gitime \u00e0 50% seulement puisqu\u2019elle exclut la population bruxelloise de la gestion de ses propres infrastructures.<\/p>\n<p>De plus, les Bruxellois francophones aux revenus les plus \u00e9lev\u00e9s qui s\u2019installent en p\u00e9riph\u00e9rie sont aujourd\u2019hui comptabilis\u00e9s dans les statistiques des comptes de la R\u00e9gion Flamande.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9cart des avantages que la R\u00e9gion Flamande est en mesure d\u2019offrir gr\u00e2ce non seulement \u00e0 sup\u00e9riorit\u00e9 \u00e9conomique mais aussi \u00e0 son occupation de l\u2019espace d\u2019extension n\u00e9cessaire \u00e0 la croissance bruxelloise, provoque un appauvrissement de Bruxelles, du ch\u00f4mage, ce que d\u2019aucuns qualifient de \u00ab\u00a0dumping social\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La question peut se poser \u00e9galement de savoir si les investissements importants que la Flandre effectue au Brabant n\u00e9erlandophone n\u2019ont pas lieu au d\u00e9triment des quatre provinces flamandes.<\/p>\n<p>Plus grave, l\u2019appauvrissement de la population bruxelloise d\u2019une part et la radicalisation des braban\u00e7ons n\u00e9erlandophones d\u2019autre part modifient fortement la carte de l\u2019\u00e9lectorat, les enjeux \u00e9lectoraux, et attisent le feu communautaire.<\/p>\n<p>Clairement, le contexte de d\u00e9veloppement sp\u00e9cifique de la Belgique exige que la libert\u00e9 des \u00e9changes du Brabant avec la Flandre et la Wallonie soit garantie \u00e9quitablement, sans l\u00e9ser aucune r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Nous esp\u00e9rons que les responsables flamands pourront comprendre ces derni\u00e8res observations du point de vue constructif g\u00e9n\u00e9ral, dans l\u2019objectif de r\u00e9soudre le probl\u00e8me le plus objectivement possible. A charge de revanche, nous remercions la Flandre qui, \u00e0 travers ses revendications tonitruantes, nous aura amen\u00e9s \u00e0 \u00e9tudier et \u00e0 reconna\u00eetre les aspects et les enjeux historiques, institutionnels et socio-\u00e9conomiques d\u2019un pays que nous connaissons finalement fort peu. Nous esp\u00e9rons que ce pas important pourra contribuer \u00e0 la mise en place d\u2019une r\u00e9forme d\u00e9mocratique et efficiente.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>ET LE MOUVEMENT WALLON\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>S\u2019il conna\u00eet un \u00e9veil avec des penseurs comme le Carolor\u00e9gien Jules Destr\u00e9e, qui plaide en 1912 pour une forte r\u00e9gionalisation au sein de la Belgique, rejoint par un certain nombre de sympathisants et de militants sans v\u00e9ritable volont\u00e9 ind\u00e9pendantiste, le mouvement wallon semble s\u2019\u00eatre principalement d\u00e9velopp\u00e9 en r\u00e9action au Mouvement Flamand. Les Ligues Wallonnes se plaignent de l\u2019Etat Belge qui consacre la majeure partie des investissements aux infrastructures en Flandre alors que les Wallons se sont davantage battus pour obtenir l\u2019ind\u00e9pendance nationale et payent alors la majorit\u00e9 des imp\u00f4ts. La vision qu\u2019a Destr\u00e9e d\u2019une \u00ab\u00a0<em>Belgique faite de l\u2019union de deux peuples ind\u00e9pendants et libres<\/em> \u00bb se fera moins nette lorsque celui-ci s\u2019\u00e9tonnera de la complexit\u00e9 du Brabant, en particulier de Bruxelles, qu\u2019il qualifie de \u00ab\u00a0<em>Cit\u00e9 des m\u00e9tis<\/em> \u00bb. Un si\u00e8cle plus tard, la Cit\u00e9 dont les m\u00e9tis sont devenus majoritairement francophones, continue d\u2019emp\u00eacher les nationalistes de concr\u00e9tiser leurs projets ou continue d\u2019unir Flamands et Wallons, selon les points de vue.<\/p>\n<p>Comme la Flandre, la Wallonie adoptera plus tard le sch\u00e9ma de s\u00e9paration du gouverneur g\u00e9n\u00e9ral Von Bissing, choisit Namur pour capitale et d\u00e9laisse Charleroi, sa premi\u00e8re agglom\u00e9ration, capitale logique et plus grand centre d\u2019activit\u00e9 du Hainaut et de la Wallonie. Se pourrait-il que Namur e\u00fbt \u00e9t\u00e9 choisie comme capitale wallonne parce qu\u2019elle offrait alors un site privil\u00e9gi\u00e9 pour l\u2019installation d\u2019une kommandantur, sans disposer de la taille et des infrastructures d\u2019une m\u00e9tropole\u00a0? Namur est une belle ville de province, un fleuron touristique de la vall\u00e9e mosane et une porte vers les Ardennes, bien situ\u00e9e pour b\u00e9n\u00e9ficier du d\u00e9veloppement de ses deux grandes voisines Charleroi et Li\u00e8ge. Cette derni\u00e8re, consid\u00e9r\u00e9e comme le premier foyer du mouvement wallon, est malheureusement trop d\u00e9centr\u00e9e pour \u00eatre la capitale wallonne, mais elle sait heureusement tirer parti de sa position transfrontali\u00e8re.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, qu\u2019est-ce que la Wallonie\u00a0? \u00ab\u00a0Sinon principalement la r\u00e9union du Hainaut et de la Principaut\u00e9 de Li\u00e8ge\u00a0? \u00bb, citant ici de m\u00e9moire l\u2019historien Herv\u00e9 Hasquin capt\u00e9 fugitivement \u00e0 la radio en d\u00e9cembre 2010. Il est possible d\u2019en savoir plus en consultant les travaux men\u00e9s au Mus\u00e9e de l\u2019Art Wallon, \u00e0 l\u2019Institut Jules Destr\u00e9e, ainsi que les apports culturels et historiques du Mouvement du Manifeste Wallon. En g\u00e9n\u00e9ral, ces travaux sont un recueil de l\u2019exp\u00e9rience et des ressources d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 des anc\u00eatres wallons dans lequel la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration peut puiser lorsqu\u2019elle est confront\u00e9e aux d\u00e9fis du pr\u00e9sent et du futur. Par ailleurs, \u00e0 titre de philologue, je crois que c\u2019est le moment ou jamais d\u2019intervenir pour sauvegarder un certain terroir et la pratique de la langue wallonne. La prestigieuse maison d\u2019\u00e9dition Assimil s\u2019est en tout cas lanc\u00e9e audacieusement en publiant son <em>Guide de conversation du Wallon<\/em>. Il faut lire l\u2019\u00e9crivain Arthur Masson pour savourer pleinement les couleurs d\u2019un parler wallon entier, peut-\u00eatre un des plus f\u00e9d\u00e9rateurs, \u00e0 cheval entre le Namurois et le Hainaut, et avoir des amis \u00e0 la campagne ou dans les quartiers populaires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>LE \u00ab\u00a0BOULET\u00a0\u00bb WALLON<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e8s l\u2019\u00e9poque Celte, des traces attestent de l\u2019activit\u00e9 m\u00e9tallurgique en Wallonie, mettant \u00e0 profit les bois denses de grands arbres feuillus comme le ch\u00eane ou le charme pour allumer des feux puissants \u00e0 partir de carri\u00e8res ou de gouffres naturels comme les fondrys qui permettent d\u2019atteindre des temp\u00e9ratures tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es, et de transformer les minerais de fer en m\u00e9taux de qualit\u00e9.<\/p>\n<p>Cette activit\u00e9 se poursuit lentement et s\u00fbrement au cours des si\u00e8cles\u00a0: invention de la m\u00e9thode d\u2019affinage de la fonte lors de la r\u00e9volution industrielle du Moyen-Age<a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a> et du haut-fourneau \u00e0 \u00e9nergie hydraulique vers les XIV\u00e8me et XV\u00e8me si\u00e8cles dans la vall\u00e9e mosane lorsque le bois et le charbon de bois sont toujours les combustibles utilis\u00e9s. L\u2019exploitation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des houill\u00e8res en Principaut\u00e9 de Li\u00e8ge, au Pays Noir (o\u00f9 les gisements affleurent le sol) et au Borinage conduira ensuite \u00e0 un essor industriel gigantesque. D\u00e8s le XVII\u00e8me si\u00e8cle, des milliers de m\u00e9tallurgistes wallons \u00e9migrent pour exporter leur savoir faire dans plusieurs pays d\u2019Europe comme la Su\u00e8de, l\u2019Allemagne et les autres continents. La main d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e et les ateliers wallons sont en premi\u00e8re ligne lors de la grande r\u00e9volution industrielle li\u00e9e \u00e0 l\u2019invention de la machine \u00e0 vapeur en Angleterre. En 1817, le bassin li\u00e9geois accueille des hauts-fourneaux de <em>Cockerill<\/em> \u00e0 Seraing et puis \u00e0 Ougr\u00e9e, avant de s\u2019\u00e9tendre sur Fl\u00e9malle au sud et Herstal au nord. Herstal, o\u00f9 parall\u00e8lement l\u2019industrie armuri\u00e8re acquiert une renomm\u00e9e mondiale.<\/p>\n<p>Charleroi dispose \u00e0 ce moment d\u2019un tissu industriel m\u00e9tallurgique pr\u00e9pond\u00e9rant, et se distingue dans plusieurs autres domaines, en particulier dans l\u2019industrie ferroviaire, l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, la verrerie, la chimie, voire la finance. Charleroi s\u2019\u00e9tend, devient avec la conurbation du Centre la premi\u00e8re m\u00e9tropole wallonne et se dote d\u2019une bourse des valeurs et d\u2019une universit\u00e9 d\u2019ing\u00e9nierie et de technologie de pointe.<\/p>\n<p>Malheureusement, \u00e0 partir de la seconde moiti\u00e9 du XX\u00e8me si\u00e8cle, une s\u00e9rie d\u2019\u00e9v\u00e9nements et de choix d\u00e9favorables frappent durement les bassins houillers et Charleroi en particulier:<\/p>\n<ul>\n<li>Suite \u00e0 la baisse des flux de charbon et d\u2019acier, la diminution de l\u2019activit\u00e9 industrielle provoque une d\u00e9pression \u00e9conomique grave en Wallonie, ce qui d\u00e9sempare la classe ouvri\u00e8re, jusque l\u00e0 industrieuse et courageuse, mais qui a grandi trop vite, se retrouve brutalement orpheline et n\u2019est pas pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 la reconversion<a href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>. La Wallonie est confront\u00e9e \u00e0 un probl\u00e8me social grave, accentu\u00e9 par l\u2019inaction, ou plut\u00f4t la quasi-inexistence d\u2019une classe dirigeante.<\/li>\n<li>Charleroi, pourtant premi\u00e8re m\u00e9tropole wallonne, situ\u00e9e en position centrale et dot\u00e9e de la taille et des infrastructures id\u00e9ales n\u2019est pas choisie pour recevoir la nouvelle administration de la nouvelle R\u00e9gion Wallonne.<\/li>\n<li>Son universit\u00e9 technologique Paul Pastur, au lieu d\u2019\u00eatre compl\u00e9t\u00e9e, est progressivement r\u00e9duite.<\/li>\n<li>Surtout, Charleroi perd l\u2019opportunit\u00e9 de cultiver l\u2019\u00e9lite qui lui eut permis de soutenir sa reconversion\u00a0: elle est priv\u00e9e d\u2019accueillir la section francophone de l\u2019Universit\u00e9 Catholique de Louvain et les facult\u00e9s universitaires n\u00e9cessaires au d\u00e9veloppement de sa population (en particulier une facult\u00e9 de droit qui lui serait particuli\u00e8rement utile dans le cadre de la lutte contre la d\u00e9linquance). La moyenne g\u00e9n\u00e9rale du niveau d\u2019\u00e9tudes de la population carolor\u00e9gienne est relativement faible.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Plus r\u00e9cemment, dans la m\u00eame ligne, le Cercle de Wallonie, nouvelle figure du patronat wallon, pr\u00e9sent dans plusieurs villes de Wallonie, envisage de s\u2019implanter \u00e0 Lille et \u00e0 Bruxelles, mais \u00ab\u00a0oublie\u00a0\u00bb Charleroi.<\/p>\n<p>Charleroi, centre de la Wallonie, est d\u00e9pourvue de vision et de commandement. Le vaisseau amiral du Hainaut et de la Wallonie part \u00e0 la d\u00e9rive. Charleroi s\u2019effondrant, les \u00e9changes de d\u00e9veloppement entre Charleroi et Bruxelles ou entre la Wallonie et le Brabant se meurent progressivement. La Wallonie s\u2019enfonce dans le d\u00e9clin suite \u00e0 une cascade de d\u00e9cisions erron\u00e9es, sans strat\u00e9gie, ses investissements socio-\u00e9conomiques sont effectu\u00e9s en ordre dispers\u00e9.<\/p>\n<p>On peut aussi sp\u00e9culer sur le d\u00e9sint\u00e9r\u00eat de la Flandre par rapport \u00e0 la chute des flux de charbon et d\u2019acier wallons, mais le plus vraisemblable est que le manque de direction et de conduite \u00e0 Charleroi a longtemps compromis l\u2019\u00e9volution de sa population et son redressement industriel. De toute mani\u00e8re, la Flandre devrait toujours b\u00e9n\u00e9ficier du redressement carolor\u00e9gien pour ses industries portuaires et d\u2019exportation, fut-ce en contribuant \u00e0 stimuler la dorsale Anvers \u2013 Bruxelles \u2013 Charleroi (ABC) et son climat d\u2019affaires.<\/p>\n<p>La Wallonie peut acc\u00e9l\u00e9rer son redressement, notamment en compl\u00e9tant le plan Marshall\u00a0du point de vue strat\u00e9gique et en effectuant un recentrage sur Charleroi:<\/p>\n<ul>\n<li>Transf\u00e9rer l\u2019administration r\u00e9gionale wallonne de Namur \u00e0 Charleroi, laissant \u00e0 Namur les mati\u00e8res qui lui correspondent le mieux, notamment un centre de coordination des politiques provinciales, des projets de d\u00e9veloppement \u00e9co-rural, l\u2019agriculture et le tourisme.<\/li>\n<li>Cr\u00e9er \u00e0 Charleroi m\u00eame une universit\u00e9 \u00e0 part enti\u00e8re, soit en transf\u00e9rant une partie des facult\u00e9s universitaires de Louvain-la-Neuve avec leurs \u00e9tudiants \u00e0 Charleroi (LLN peut poursuivre ses activit\u00e9s de recherche et devenir un p\u00f4le national de recherche scientifique et de d\u00e9veloppement entrepreneurial), soit en n\u00e9gociant avec chacun des autres centres universitaires wallons quelle(s) facult\u00e9(s) ils pourraient c\u00e9der \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Charleroi pour que cette derni\u00e8re soit enfin dot\u00e9e d\u2019une offre d\u2019enseignement universitaire compl\u00e8te, comme il correspond \u00e0 son statut de premi\u00e8re m\u00e9tropole wallonne.<\/li>\n<li>Choisir Charleroi comme si\u00e8ge de la nouvelle \u00e9cole d\u2019administration publique wallonne.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Globalement, la perspective de cette r\u00e9forme de l\u2019Etat r\u00e9clam\u00e9e par la Flandre offre \u00e0 la Wallonie une nouvelle opportunit\u00e9 d\u2019isoler ses probl\u00e8mes sp\u00e9cifiques, d\u2019appliquer les mesures n\u00e9cessaires de restructuration et de relance \u00e9conomique, et de se reconstruire comme entit\u00e9 distincte. Un certain (r)\u00e9veil semble poindre en Wallonie. Citons une publication du Mouvement du Manifeste Wallon le 28-10-2010\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Aujourd\u2019hui, on se rend compte qu\u2019on peut utiliser cette identit\u00e9 comme levier pour que <\/em><em>la Wallonie<\/em><em> devienne ma\u00eetresse de son propre d\u00e9veloppement. Le sentiment d\u2019appartenance wallon n\u2019est plus en opposition au f\u00e9d\u00e9ral, mais bien compl\u00e9mentaire<\/em> \u00bb. Heureusement pour la Wallonie, la transformation \u00e9conomique est en cours, les aides europ\u00e9ennes et le plan Marshall commencent \u00e0 produire des r\u00e9sultats positifs.<\/p>\n<p>Les zones p\u00e9riph\u00e9riques de la Wallonie semblent mieux loties, certaines d\u2019entre elles b\u00e9n\u00e9ficient m\u00eame d\u2019un d\u00e9veloppement consistant\u00a0: en particulier, la province de Li\u00e8ge gr\u00e2ce aux \u00e9changes avec le Limbourg, la Hollande et l\u2019Allemagne\u00a0et \u00e0 la croissance soutenue de son a\u00e9roport pour le fret a\u00e9rien et de son parc technologique\u00a0; Mons\/Borinage tire son \u00e9pingle du jeu malgr\u00e9 une reconversion tr\u00e8s difficile, la r\u00e9gion d\u2019Eupen fait la jonction entre la Wallonie et l\u2019Allemagne\u00a0; les Ardennes sont tr\u00e8s favorablement positionn\u00e9es par rapport au Luxembourg, \u00e0 la France et aussi l\u2019Allemagne. Il reste \u00e0 compl\u00e9ter le plan Marshall en effectuant un recentrage sur Charleroi, premi\u00e8re m\u00e9tropole de la Wallonie.<\/p>\n<p><strong>D\u00c9VELOPPEMENT INTER-R\u00c9GIONAL\u00a0: <\/strong><strong>LA DORSALE ABC<\/strong><strong> (Antwerpen \u2013 Bruxelles \u2013 Charleroi)<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019accord de d\u00e9coupage a entra\u00een\u00e9 une paralysie du Brabant. Il affecte aussi tr\u00e8s n\u00e9gativement les flux d\u2019\u00e9changes int\u00e9rieurs entre les principaux centres d\u2019activit\u00e9 des deux plus grandes r\u00e9gions.<\/p>\n<ul>\n<li>ANVERS\u00a0: principal p\u00f4le d\u2019activit\u00e9 et agglom\u00e9ration de la Flandre avec ses installations portuaires et d\u2019exportation, la r\u00e9plique portuaire de son a\u00een\u00e9e Bruges gr\u00e2ce \u00e0 sa logistique de pointe.<\/li>\n<li>BRUXELLES\u00a0: point central de l\u2019axe, \u00e9tablit la jonction et assure l\u2019osmose n\u00e9cessaire aux \u00e9changes entre les p\u00f4les des deux plus grandes r\u00e9gions.<\/li>\n<li>CHARLEROI\u00a0: principal p\u00f4le d\u2019activit\u00e9 et agglom\u00e9ration de la Wallonie avec ses infrastructures industrielles, fluviales et a\u00e9roportuaires.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Anvers et Charleroi sont \u00e9quidistantes de Bruxelles, s\u00e9par\u00e9es seulement de 90 km sur l\u2019axe qui repr\u00e9sente l\u2019optimum de jonction et de d\u00e9veloppement des trois m\u00e9tropoles r\u00e9gionales. Du point de vue fluvial, la liaison est assur\u00e9e par le canal Charleroi-Bruxelles via l\u2019Escaut jusqu\u2019au port d\u2019Anvers, une infrastructure id\u00e9ale, fruit du labeur des g\u00e9n\u00e9rations ant\u00e9rieures, toujours pleinement d\u2019actualit\u00e9 puisque son trafic a tripl\u00e9 au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es (de 1 \u00e0 3 millions T entre 1987 et 2006). Les meilleures conditions de d\u00e9veloppement tant m\u00e9tropolitain qu\u2019interr\u00e9gional sont r\u00e9unies. Combien de pays au monde disposent d\u2019une infrastructure aussi utile, aujourd\u2019hui enfouie sous la poussi\u00e8re communautaire\u00a0?<\/p>\n<p>Cette v\u00e9ritable dorsale de d\u00e9veloppement int\u00e9rieur relie les deux m\u00e9tropoles effectives\u00a0de la Flandre et de la Wallonie dont il ressort clairement qu\u2019elles constituent les capitales r\u00e9gionales:<\/p>\n<p>Mais aujourd\u2019hui, les capitales r\u00e9gionales\u00a0n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 choisies correctement:<\/p>\n<ul>\n<li>Anvers et Charleroi, toutes deux \u00e9cart\u00e9es officiellement comme capitales r\u00e9gionales, montrent des sympt\u00f4mes similaires, avec des taux de criminalit\u00e9 et de ch\u00f4mage sup\u00e9rieurs aux moyennes r\u00e9gionales.<\/li>\n<li>Charleroi, manifeste les signes les plus pr\u00e9occupants\u00a0: priv\u00e9e des \u00e9changes avec le Brabant paralys\u00e9, priv\u00e9e d\u2019administrations, d\u2019infrastructure universitaire et d\u2019\u00e9lite.<\/li>\n<li>Bruxelles o\u00f9 se concentre un flux d\u2019immigration important et disproportionn\u00e9 par rapport au reste du pays m\u00e9rite \u00e9galement une grande attention.<\/li>\n<\/ul>\n<p>V\u00e9ritable infarctus institutionnel, le d\u00e9coupage de la province de Brabant requiert un traitement sp\u00e9cifique, \u00e0 savoir l\u2019application de la r\u00e8gle de la stricte parit\u00e9 sur l\u2019ensemble de la province, rendue n\u00e9cessaire en raison des d\u00e9g\u00e2ts observ\u00e9s et des dangers potentiels. Il s\u2019agit d\u2019une r\u00e8gle simple, peu co\u00fbteuse, d\u00e9mocratique en termes de repr\u00e9sentation politique, \u00e9quitable en termes de r\u00e9partition linguistique et \u00e0 laquelle chacun peut se r\u00e9f\u00e9rer. Tel semble \u00eatre le prix \u00e0 payer pour r\u00e9tablir la libert\u00e9 des Braban\u00e7ons ainsi que la paix et les \u00e9changes pour l\u2019ensemble du pays.<\/p>\n<p>A toutes fins utiles, nous pr\u00e9cisons que ladite mesure concerne uniquement la province de Brabant telle qu\u2019elle existe depuis pr\u00e8s de deux si\u00e8cles suite \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019Etat Belge, et pas l\u2019ancien duch\u00e9 de Brabant lequel a subi de tr\u00e8s nombreuses mutations, r\u00e9ductions ou extensions au cours des si\u00e8cles, notamment par le biais d\u2019occupations, de mariages ou d\u2019alliances entre nobles. Les provinces du Limbourg, d\u2019Anvers et la Hollande ne sont pas concern\u00e9es puisqu\u2019il n\u2019existe aucun probl\u00e8me d\u2019ordre linguistique, d\u00e9mocratique, relationnel ou territorial avec ces entit\u00e9s.<\/p>\n<p>L\u2019accord propos\u00e9 concernant la province belge du Brabant devrait avoir un impact positif sur les flux d\u2019\u00e9changes, d\u2019autant plus rapide que cet axe relie les centres d\u2019activit\u00e9 d\u2019Anvers et Charleroi, en prise directe avec Bruxelles dont ils sont \u00e9quidistants, id\u00e9alement situ\u00e9s pour contribuer efficacement \u00e0 l\u2019essor du Brabant et favoriser leurs r\u00e9gions respectives.<\/p>\n<p>La notion de parit\u00e9 au Brabant ne repose pas sur un point de vue philosophique ou \u00e9galitaire. Il s\u2019agit d\u2019une condition inh\u00e9rente, presque physique, et n\u00e9cessaire pour assurer son fonctionnement osmotique (I\/O) comme lieu d\u2019\u00e9changes. On parle ainsi de parit\u00e9 fonctionnelle. Les entit\u00e9s connexes peuvent d\u00e8s lors \u00e9voluer \u00e0 leur propre rythme autour de cette pierre angulaire stable, sans risquer de nuire au fonctionnement de l\u2019ensemble.<\/p>\n<p>Ce sch\u00e9ma fond\u00e9 sur une exp\u00e9rience mill\u00e9naire, tr\u00e8s utile s\u2019il est prot\u00e9g\u00e9 et appliqu\u00e9 \u00e9quitablement, pourrait \u00eatre r\u00e9activ\u00e9 dans l\u2019int\u00e9r\u00eat du pays, voire figurer au patrimoine soci\u00e9tal de l\u2019UNESCO et inspirer d\u2019autres cas de gestion similaires comme celui de la ville de J\u00e9rusalem.<\/p>\n<p>Dans le cadre de la pr\u00e9sente solution, la province de Brabant n\u2019est pas une r\u00e9gion qui domine les autres. Le Brabant retrouve sa fonction premi\u00e8re de <strong>r\u00e9gion-charni\u00e8re<\/strong> ou de<strong> r\u00e9gion-carrefour<\/strong> et r\u00e9tablit le lien entre la Flandre et la Wallonie (et donc l&#8217;harmonie au sein du pays), particuli\u00e8rement en termes d&#8217;\u00e9changes et de d\u00e9veloppement commun. Sa dualit\u00e9 intrins\u00e8que fait que nulle autre r\u00e9gion ne peut l\u2019\u00e9galer dans ce r\u00f4le.<\/p>\n<p>Aux c\u00f4t\u00e9s de la Flandre comme premi\u00e8re r\u00e9gion, de la Wallonie comme deuxi\u00e8me r\u00e9gion, le Brabant se pr\u00e9sente comme une troisi\u00e8me r\u00e9gion, porteuse d\u2019avenir commun. En outre, si la communaut\u00e9 germanophone le souhaite, la cr\u00e9ation d\u2019une quatri\u00e8me r\u00e9gion \u00e0 Eupen est \u00e9galement possible.<\/p>\n<p>La Belgique peut d\u00e9sormais exprimer pleinement la richesse de sa diversit\u00e9 \u00e9conomique et culturelle.<\/p>\n<p><strong>D\u00c9VELOPPEMENT<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous ne rappellerons pas ici les tr\u00e8s nombreux et convoit\u00e9s atouts de la m\u00e9tropole bruxelloise telle qu\u2019elle est \u00e9toff\u00e9e par les deux Brabants\u00a0et soutenue au nord par la Flandre et au sud par la Wallonie : capitale europ\u00e9enne, centre financier, centre de talents technologiques, plus grande place diplomatique au monde, nombreux centres de d\u00e9cisions, etc. Tous les experts s\u2019accordent \u00e0 dire que son potentiel est insuffisamment exploit\u00e9. Outre ses avantages des points de vue politique et communautaire, la province de Brabant r\u00e9unifi\u00e9e comme r\u00e9gion offre des perspectives nouvelles pour le d\u00e9veloppement g\u00e9n\u00e9ral :<\/p>\n<p><strong>Mobilit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Dans le cadre d\u2019une coop\u00e9ration bi-r\u00e9gionale Brabant \/ Flandre, il devient plus facile d\u2019\u00e9tudier les possibilit\u00e9s de d\u00e9sengorgement du trafic de marchandises entre Bruxelles et Anvers principalement, pour envisager une conteneurisation ferroviaire rapide (ou transport des camions via Shuttle, TGV ou tunnel d\u00e9di\u00e9 rapidement amortis vu le volume et la courte distance), voire un centre logistique de traitement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 pour le trafic France, Hollande, Allemagne et Grande-Bretagne, pour offrir aussi des services plus fluides et rapides \u00e0 nos partenaires logistiques europ\u00e9ens. Eu \u00e9gard \u00e0 leurs propres flux et r\u00e9seaux routiers, les autres r\u00e9gions du pays ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 soutenir le Brabant et la Flandre dans cette politique. Il devient aussi plus facile d\u2019\u00e9tudier les dossiers du<strong> RER<\/strong> pour Bruxelles et le Brabant et du <strong>Ring 0<\/strong> autoroutier pour Bruxelles et le Brabant, ainsi que ceux de la modernisation ou l\u2019ach\u00e8vement des chantiers des <strong>m\u00e9tros<\/strong> d\u2019Antwerpen et de Charleroi (liaison TGV\/a\u00e9roports).<\/p>\n<p><strong>Ferroviaire<\/strong><\/p>\n<p>R\u00e9activation de la dorsale ABC gr\u00e2ce \u00e0 des rames TGV reliant Antwerpen et Charleroi chacune \u00e0 20 minutes de Bruxelles:<\/p>\n<ul>\n<li>Liaison rapide avec les a\u00e9roports r\u00e9gionaux dans le cadre d\u2019une modernisation de l\u2019infrastructure pour la mobilit\u00e9 locale et europ\u00e9enne.<\/li>\n<li>Correspondance avec la transversale TGV wallonne Li\u00e8ge-Paris et l\u2019a\u00e9roport de Charleroi.<\/li>\n<li>Des Bruxellois francophones peuvent envisager d\u2019habiter \u00e0 Charleroi ou de faire la navette.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Par ailleurs, pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, il est indispensable de maintenir une structure ferroviaire f\u00e9d\u00e9rale et efficiente, en particulier dans la province de Brabant. Nous pensons en particulier aux derniers accidents ferroviaires et \u00e0 l\u2019absence de communication qui les a parfois provoqu\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>A\u00e9roports<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e9lester autant que possible l\u2019a\u00e9roport de Zaventem du trafic interr\u00e9gional et le transf\u00e9rer vers les a\u00e9roports \u00e0 vocation r\u00e9gionale d\u2019Antwerpen et de Charleroi, Zaventem gardant principalement les grandes capitales europ\u00e9ennes et le trafic intercontinental. L\u2019objectif secondaire vise aussi \u00e0 r\u00e9duire la surcharge \u00e0 Zaventem et une partie des nuisances sonores pour les riverains.<\/p>\n<p>\u00c9tendre les capacit\u00e9s de l\u2019a\u00e9roport d\u2019Antwerpen, ajouter des destinations vers les autres m\u00e9tropoles r\u00e9gionales europ\u00e9ennes, en particulier vers l\u2019Europe du Nord, la Baltique, etc.<\/p>\n<p>Entreprendre dans le cadre de la politique scientifique une \u00e9tude R&amp;D impliquant principalement des techniciens a\u00e9ronautiques (moteurs d\u2019avion) et des ing\u00e9nieurs du son pour concevoir un dispositif permettant de \u00ab\u00a0capter\u00a0et modifier ou annuler\u00a0\u00bb les ondes sonores \u00e9mises par les moteurs d\u2019avion, \u00e0 partir soit de l\u2019avion lui-m\u00eame soit des tours de l\u2019a\u00e9rodrome, pour \u00e9viter qu\u2019elles atteignent le niveau du sol et les oreilles des riverains.<\/p>\n<p>Accessoirement, pour des raisons de coh\u00e9rence r\u00e9gionale, il est recommand\u00e9 que l\u2019a\u00e9roport de Charleroi<em> Charleroi-Brussels-South Airport<\/em> n\u2019affiche aucune pr\u00e9tention braban\u00e7onne au m\u00eame titre que l\u2019a\u00e9roport d\u2019Anvers et soit rebaptis\u00e9 <em>Charleroi Airport<\/em> ou <em>Wallonia Airport,<\/em> sauf si l\u2019a\u00e9roport d\u2019Anvers est rebaptis\u00e9 <em>Brussels-North Airport<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Grande industrie\/ Motorisation \u00e9lectrique des v\u00e9hicules (id\u00e9al pour notre territoire aux distances courtes)<\/strong><\/p>\n<p>On s\u2019aper\u00e7oit que les infrastructures industrielles et les savoir faire technologiques existants dorment et ne sont pas mobilis\u00e9s pour la production industrielle du pr\u00e9sent et du futur, celle par exemple de la <strong>motorisation \u00e9lectrique <\/strong>(voitures, camionnettes, deux-roues, etc.). La Wallonie et la Flandre disposent pourtant de tous les atouts n\u00e9cessaires et compl\u00e9mentaires\u00a0: en partant de Charleroi, pour les composants m\u00e9talliques et composites, la chimie pour les batteries, les moteurs \u00e9lectriques, et puis les cha\u00eenes d\u2019assemblage et de construction automobile, la logistique, la distribution et l\u2019exportation en Flandre. Il s\u2019agit d\u2019un secteur industriel fondamental et important, en pleine transformation. Les atouts n\u00e9cessaires, infrastructures et savoir-faire technologiques sont tous pr\u00e9sents, en plus de notre territoire r\u00e9duit et ses courtes distances pour les usagers. On peut \u00e9tudier, concevoir et fabriquer avec des industriels et investisseurs wallons \u00e0 Charleroi (UT, Alsthom, ACEC, Solvay, etc.) des moteurs\/composants m\u00e9talliques et \u00e9lectriques et des batteries pour fabriquer selon des processus d\u2019ing\u00e9nierie tr\u00e8s pointus des v\u00e9hicules confortables, fiables et esth\u00e9tiques ayant la plus grande autonomie<a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a> possible, \u00e0 assembler dans une des cha\u00eenes d\u2019assemblage automobiles aujourd\u2019hui disponibles en Flandre et que des investisseurs Flamands ou des actionnaires belges peuvent reprendre. La logistique, la distribution et l\u2019exportation des v\u00e9hicules est ensuite assur\u00e9e \u00e0 partir de la Flandre et d\u2019Anvers. Il est possible d\u2019innover et de s\u2019inspirer de la conception a\u00e9ronautique, notamment des mat\u00e9riaux composites ultral\u00e9gers \u00e0 Gosselies pour compenser la prise de poids due aux batteries. Outre le soutien courant aux Petites et Moyennes Entreprises, si nous voulons maintenir\u00a0 une part substantielle de notre propre activit\u00e9 industrielle et des savoir-faire associ\u00e9s dans des activit\u00e9s futures ayant une taille et des volumes industriels, il y a \u00ab\u00a0urgence\u00a0\u00bb\u00a0! R\u00e9unir des ing\u00e9nieurs sp\u00e9cialis\u00e9s dans la conception, les processus d\u2019industrialisation et le marketing pour examiner les possibilit\u00e9s.<\/p>\n<p>A titre d\u2019information, la <em>Nissan Leaf<\/em>, 100% \u00e9lectrique, v\u00e9ritable voiture 5 places, 160 km d\u2019autonomie, 140km\/h maxi, fabriqu\u00e9e au Japon dans un premier temps, s\u2019est d\u00e9j\u00e0 vendue \u00e0 plus de 20.000 exemplaires aux Etats-Unis \u00e0 un prix inf\u00e9rieur \u00e0 20.000 \u20ac \u00e9co-incitants d\u00e9duits (32.780$-7.500$)<a href=\"#_ftn7\">[7]<\/a>, alors que la m\u00eame voiture est annonc\u00e9e \u00e0 pr\u00e8s de 30.000\u20ac (apr\u00e8s d\u00e9duction ecobonus de 5000\u20ac)<a href=\"#_ftn8\">[8]<\/a> en Europe. Si un tel \u00e9cart de prix public est av\u00e9r\u00e9, il devrait rester une marge importante pour la vente sur ce segment encore sans concurrence en Europe, du moins au d\u00e9but. Les productions d\u00e9localis\u00e9es de ce mod\u00e8le doivent d\u00e9marrer dans des nouvelles usines sur chaque continent \u00e0 partir de 2012.<\/p>\n<p><strong>Reconstruction de <\/strong><strong>la M\u00e9tropole<\/strong><strong> de Charleroi<\/strong><\/p>\n<p>Outre les mesures pr\u00e9cit\u00e9es pour Charleroi (universit\u00e9 compl\u00e8te, administration r\u00e9gionale, etc.), associer\u00a0les politiques de l\u2019emploi, du logement et la petite agriculture durable:<\/p>\n<ul>\n<li>Poursuivre la politique de r\u00e9novation du logement urbain, en offrant aux particuliers la possibilit\u00e9 de devenir propri\u00e9taires plut\u00f4t que locataires. En respectant la r\u00e8gle urbanistique des lotissements durables de logements attenants bas\u00e9e sur le mode concentrique traditionnel.<\/li>\n<li>Autour du p\u00e9riph\u00e9rique R3 et du m\u00e9tro de Charleroi, humanisation du paysage, programme de micro-agriculture, r\u00e9introduction des tr\u00e8s utiles bocages et du petit \u00e9levage, autant pour des petites exploitations ind\u00e9pendantes que des emplois CMT pay\u00e9s partiellement, par exemple, en produits du terroir.<\/li>\n<li>Accueil du surplus de francophones unilingues de Bruxelles qui peuvent \u00eatre int\u00e9ress\u00e9s.<\/li>\n<li>Am\u00e9nagement du site de la nouvelle universit\u00e9 de Charleroi.<\/li>\n<li>Soutenir le projet d\u2019extension du Campus technologique de l\u2019A\u00e9ropole de Charleroi.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Urbanisme \/ <\/strong><strong>Production alimentaire locale \/ Ecologie \/ Paysages<\/strong><\/p>\n<p>Dans le cadre d\u2019un plan strat\u00e9gique national visant le meilleur usage de nos ressources naturelles et alimentaires qui tient compte de la croissance de la population mondiale, de la hausse des co\u00fbts de l\u2019immobilier, de l\u2019\u00e9nergie, de la rar\u00e9faction des surfaces cultivables et des produits alimentaires, revoir au plus t\u00f4t la l\u00e9gislation des permis de b\u00e2tir des points de vue mobilit\u00e9, isolation thermique, distribution \u00e9nerg\u00e9tique et production agricole en faveur de l\u2019habitat concentrique traditionnel \u2013 au lieu de la dispersion longiligne de l\u2019habitat le long des routes nationales ou secondaires, un ph\u00e9nom\u00e8ne trop fr\u00e9quent en Wallonie, mais aussi en Flandre, ce qui provoque des pertes \u00e9nerg\u00e9tiques importantes pour les services publics de distribution, l\u2019isolation des logements individuels, allonge les trajets des habitants, ralentit et fatigue les automobilistes \u00e0 cause de la multiplication des limitations de vitesse suite \u00e0 l\u2019extension des zones d\u2019agglom\u00e9ration, augmente fortement le co\u00fbt de la logistique des m\u00e9nages et r\u00e9duit les surfaces cultivables du pays.<\/p>\n<p>A ce titre nous rejoignons totalement la position du parti Ecologiste\u00a0et de son ministre Philippe Henry: &#8220;<em>L&#8217;objectif central est de freiner l&#8217;\u00e9talement urbain, qui engendre des d\u00e9penses \u00e9nerg\u00e9tiques de transport ou de chauffage tant pour le citoyen &#8211; avec un risque de pr\u00e9carisation &#8211; que pour les pouvoirs publics<\/em>&#8220;.<\/p>\n<p>Le cas des bocages est tr\u00e8s int\u00e9ressant car ceux-ci\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>Servent de limites aux petites parcelles.<\/li>\n<li>Emp\u00eachent l\u2019\u00e9rosion, pr\u00e9servent les nappes phr\u00e9atiques et r\u00e9duisent les risques d\u2019inondation.<\/li>\n<li>Servent de refuge \u00e0 la faune et \u00e0 la flore, et aux abeilles.<\/li>\n<li>Prot\u00e8gent les animaux contre les intemp\u00e9ries \u2013 des \u00e9tudes agronomiques en Hollande ont d\u00e9montr\u00e9 que les vaches prot\u00e9g\u00e9es par les bocages fournissent un meilleur lait car elles sont mieux abrit\u00e9es.<\/li>\n<li>Constituent un appoint de bois de chauffage lorsque la gestion de la rotation est assur\u00e9e sur le long terme.<\/li>\n<li>Peuvent inclure des arbres fruitiers.<\/li>\n<li>Permettent de reconstruire le paysage ayant souffert de l\u2019\u00e9rosion ou us\u00e9 par l\u2019agro-industrie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il est b\u00e9n\u00e9fique de maintenir active la petite agriculture qui, gr\u00e2ce au contact permanent avec la terre et aux fruits de son travail au rythme des saisons, pr\u00e9serve le bon sens et la vraie valeur du temps. Pour les autres citoyens qui quittent leur domicile le matin et rentrent le soir il est tr\u00e8s agr\u00e9able de parcourir un paysage harmonieux et de respirer ses senteurs renouvel\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Linguistique<\/strong><\/p>\n<p><strong>Soutien de nos traducteurs pour les combinaisons de langues FR\/NL et NL\/FR<\/strong>:<\/p>\n<p>Soutenir nos traducteurs locaux car depuis la crise communautaire, un nombre croissant de propri\u00e9taires de sites Internet d\u2019institutions publiques belges boudent l\u2019autre langue nationale<a href=\"#_ftn9\">[9]<\/a>. Consulter, par exemple le site de la Ville de Charleroi (<a href=\"http:\/\/www.charleroi.be\/\">www.charleroi.be<\/a>). La m\u00eame chose est souhaitable pour d\u2019autres organismes d\u2019int\u00e9r\u00eat pour le public belge en g\u00e9n\u00e9ral comme les Presses Universitaires de la KUL (<a href=\"http:\/\/upers.kuleuven.be\/\">http:\/\/upers.kuleuven.be\/<\/a>) dont la biblioth\u00e8que r\u00e9put\u00e9e a \u00e9t\u00e9 constitu\u00e9e en partie par les contributions d\u2019un nombre important de chercheurs francophones au fil des si\u00e8cles. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne est inqui\u00e9tant car l\u2019usage du m\u00e9tier est de traduire vers sa langue maternelle. Selon cette tendance, le volume de travail des traducteurs francophones et n\u00e9erlandophones belges diminue fortement. Cette tendance, apparemment anodine, d\u00e9localise une partie consid\u00e9rable du travail de nos traducteurs, les prive d\u2019une exp\u00e9rience importante, r\u00e9duit aussi la pratique du bilinguisme en Belgique et creuse encore le foss\u00e9 d\u2019incompr\u00e9hension entre nos deux communaut\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Apprentissage des langues<\/strong><\/p>\n<p>Se baser sur l\u2019enseignement du fran\u00e7ais et du n\u00e9erlandais \u00e0 l\u2019\u00e9cole pour stimuler l\u2019apprentissage d\u2019autres langues. Le fran\u00e7ais servant de tremplin vers l\u2019espagnol et l\u2019italien. Le n\u00e9erlandais vers l\u2019anglais et l\u2019allemand. Les comp\u00e9tences linguistiques sont tr\u00e8s importantes au Brabant, consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab\u00a0r\u00e9gion \u00e9lite\u00a0\u00bb en Europe, en particulier pour les institutions et organisations internationales prestigieuses qui y ont leurs si\u00e8ges, voire dans l\u2019objectif d\u2019en accueillir d\u2019autres. La province de Brabant peut prendre exemple sur un Etat comme le Grand Duch\u00e9 du Luxembourg qui favorise le multilinguisme pour la coh\u00e9sion nationale et comme atout \u00e0 l\u2019international.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Enseignement sup\u00e9rieur<\/span>: Mettre \u00e0 profit notre situation cosmopolite exceptionnelle pour am\u00e9liorer le niveau qualitatif des facult\u00e9s d\u2019enseignement des langues, de traduction et d\u2019interpr\u00e9tation pour atteindre le meilleur niveau d\u2019enseignement linguistique mondial.<\/p>\n<p>La <span style=\"text-decoration: underline;\">capacit\u00e9 de l\u2019offre d\u2019enseignement<\/span>, \u00e0 tous les niveaux, doit \u00e9galement \u00eatre \u00e9tablie sur la base <span style=\"text-decoration: underline;\">paritaire<\/span> sur l\u2019ensemble du Brabant. Rapprocher les universit\u00e9s ULB et VUB, et accro\u00eetre la capacit\u00e9 de la VUB.<\/p>\n<p><strong>Flandre\u00a0: tourisme culturel, artistique et \u00e9ducatif<\/strong><\/p>\n<p>Cr\u00e9er, au d\u00e9part de Bruges, une offre de voyage maritime, dont la route est bas\u00e9e sur les anciennes relations entre Bruges, Venise et la Ligue hans\u00e9atique, comportant des \u00e9tapes \u00e9ducatives et des guides aux escales. Outre l\u2019ensemble de la client\u00e8le\u00a0 touristique, il s\u2019agit d\u2019un tr\u00e8s beau voyage \u00e9ducatif d\u2019une dizaine de jours pour les \u00e9tablissements de l\u2019enseignement secondaire de toute l\u2019Europe ou pour enseigner de mani\u00e8re agr\u00e9able l\u2019\u00e9volution des techniques, des arts et du commerce \u00e0 travers les si\u00e8cles. Accessoirement, cr\u00e9er une appellation prot\u00e9g\u00e9e \u00ab\u00a0V\u00e9ritable dentelle de Bruges\u00a0\u00bb, en collaboration avec un fabricant textile, un cr\u00e9ateur de lingerie f\u00e9minine et un distributeur international pour l\u2019exportation vers des boutiques de haute couture du monde entier.<\/p>\n<p><strong>Energie<\/strong><\/p>\n<p>Orienter les efforts de nos chercheurs vers l\u2019\u00e9tude du captage et de l\u2019accumulation des \u00e9nergies bas\u00e9es sur les cycles naturels (\u00e9olien, solaire, forces gravitationnelles, etc.) plut\u00f4t que sur la combustion.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>PROBL\u00c8MES URGENTS \u00c0 R\u00c9SOUDRE<\/strong><\/p>\n<p>Le d\u00e9coupage en vigueur ne refl\u00e8te pas la r\u00e9partition d\u00e9mographique des francophones et des n\u00e9erlandophones, diss\u00e9min\u00e9s de mani\u00e8re h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne du nord au sud de la province\u00a0:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le ph\u00e9nom\u00e8ne urbain d\u2019exode du centre-ville vers la p\u00e9riph\u00e9rie, quand les citadins recherchent des logements plus spacieux, plus verts, s\u2019accentue dans le m\u00eame temps. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne, inh\u00e9rent au d\u00e9veloppement des grandes agglom\u00e9rations urbaines dans le monde, affecte les francophones et les n\u00e9erlandophones de Bruxelles diff\u00e9remment:<\/p>\n<ul>\n<li>Un grand nombre de n\u00e9erlandophones, attir\u00e9s par les avantages propos\u00e9s par la Flandre, cr\u00e9ent un v\u00e9ritable exode depuis Bruxelles<\/li>\n<li>Bien que moins nombreux, des francophones d\u00e9m\u00e9nagent aussi en p\u00e9riph\u00e9rie, mais ils ne sont pas bienvenus car ils repr\u00e9sentent une menace de \u00ab\u00a0tache d\u2019huile\u00a0\u00bb sur le nouveau territoire flamand.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Un probl\u00e8me de contention ou de protection linguistique \u00e0 r\u00e9soudre pour les n\u00e9erlandophones qui craignent le recul de l\u2019usage du n\u00e9erlandais et un probl\u00e8me de sensation d\u2019\u00e9tranget\u00e9 \u00e0 r\u00e9soudre pour les francophones.<\/p>\n<p>Des conflits de repr\u00e9sentation d\u00e9mocratique apparaissent (question de la scission BHV, refus de facilit\u00e9s linguistiques ou de nomination de bourgmestres) pour les francophones qui ne se sentent pas chez eux.<\/p>\n<p>Un probl\u00e8me de repr\u00e9sentation d\u00e9mocratique \u00e0 r\u00e9soudre pour les francophones.<\/p>\n<p>Les n\u00e9erlandophones et les francophones paient leurs imp\u00f4ts dans leurs r\u00e9gions respectives, mais pas \u00e0 Bruxelles dont ils utilisent les services. L\u2019enclavement administratif et fiscal provoque un \u00e9touffement et un appauvrissement de la capitale. Les projets de d\u00e9veloppement \u00e9conomique du Brabant sont \u00e0 l\u2019arr\u00eat.<\/p>\n<p>Un probl\u00e8me de disparit\u00e9 fiscale, de financement et de d\u00e9veloppement r\u00e9gional \u00e0 r\u00e9soudre.<\/p>\n<p><strong>Ces trois probl\u00e8mes peuvent \u00eatre r\u00e9solus dans le cadre de la pr\u00e9sente solution<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Et si l\u2019on se mettait d\u2019accord pour g\u00e9rer le dossier communautaire\u00a0objectivement ?<\/strong><\/p>\n<div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>PARTIE II<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>PROPOSITION DE R\u00c9FORME DES INSTITUTIONS<\/strong><\/p>\n<p><strong>DE <\/strong><strong>LA R\u00c9GION DU<\/strong><strong> BRABANT DANS L\u2019INT\u00c9R\u00caT DE TOUT LE PAYS<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La pr\u00e9sente proposition concerne principalement une solution sp\u00e9cifique pour la province du Brabant, n\u0153ud du contentieux communautaire belge, tenant compte des exigences socio\u00e9conomiques, d\u00e9mocratiques et linguistiques flamandes (n\u00e9erlandophones) et wallonnes (francophones).<\/p>\n<p><strong>PUBLIC<\/strong><\/p>\n<p><strong>Cette note n\u00e9cessite l\u2019accord des responsables des deux plus grandes r\u00e9gions, <\/strong><strong>la Flandre<\/strong><strong> et <\/strong><strong>la Wallonie. Son<\/strong><strong> application s\u2019adresse principalement aux autorit\u00e9s responsables et aux \u00e9lus de tout le Brabant (Brabant n\u00e9erlandophone, Brabant francophone et Bruxelles). La r\u00e9union des acteurs responsables du Brabant, soutenus par les instances f\u00e9d\u00e9rales, devrait avoir un effet rapide de d\u00e9congestion du climat communautaire.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>V\u0152U D\u2019OBJECTIVIT\u00c9 DE L\u2019AUTEUR<\/strong><\/p>\n<p>Comme auteur de cet article, je fais v\u0153u d\u2019objectivit\u00e9, sans intention de favoriser ou de d\u00e9favoriser l\u2019une ou l\u2019autre communaut\u00e9 de notre pays. Mon unique objectif vise \u00e0 rapprocher nos communaut\u00e9s et \u00e0 contribuer aux \u00e9tudes visant \u00e0 simplifier et \u00e0 rationaliser certaines de nos institutions pour le bien \u00eatre commun dans un cadre de vie politiquement, \u00e9conomiquement et culturellement \u00e9panouissant.<\/p>\n<p>J\u2019ai la plus grande estime pour le m\u00e9tier de la politique que je tiens pour un des plus difficiles, mais je ne\u00a0 milite pour aucun parti politique et ne poursuis aucune carri\u00e8re politique. Je ne fais partie d\u2019aucun lobby, d\u2019aucune organisation qui recherche des int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s \u00e0 travers les institutions d\u00e9mocratiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Plan comportant une r\u00e9forme institutionnelle et l\u2019instauration d\u2019une Coop\u00e9ration Linguistique<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Est-il possible d\u2019envisager la province de Brabant autrement que comme un territoire qui doit \u00eatre morcel\u00e9 entre <\/strong><strong>la Flandre<\/strong><strong> et <\/strong><strong>la Wallonie<\/strong><strong>, ce qui implique des efforts tr\u00e8s co\u00fbteux pour chacune, mais plut\u00f4t comme une r\u00e9gion libre dont les \u00e9changes b\u00e9n\u00e9ficient \u00e0 l\u2019ensemble \u00a0?<\/strong> Nous proposons, apr\u00e8s autant d\u2019ann\u00e9es de contentieux communautaire, de revoir le statut de cette r\u00e9gion en fonction de sa nature mixte\u00a0et indivisible, et de lui donner sa chance gr\u00e2ce \u00e0 la <strong>coop\u00e9ration linguistique et \u00e9conomique<\/strong>. Ce plan respecte la fronti\u00e8re linguistique, les droits d\u00e9mocratiques de tous les Braban\u00e7ons o\u00f9 qu\u2019ils soient ainsi que les pr\u00e9occupations de la Flandre vis-\u00e0-vis de la langue n\u00e9erlandaise et de la responsabilisation sans appauvrir aucune r\u00e9gion.<\/p>\n<div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ce plan signifie l\u2019adoption par <\/strong><strong>la Flandre<\/strong><strong> et <\/strong><strong>la Wallonie<\/strong><strong> d\u2019une<\/strong><\/p>\n<p><strong> \u00ab\u00a0m\u00e9tamorphose\u00a0 politique reposant sur deux pieds\u00a0\u00bb\u00a0: <\/strong><\/p>\n<p><strong>un pied au Brabant (approche communautaire) et <\/strong><\/p>\n<p><strong>un pied dans leurs r\u00e9gions respectives (approche identitaire)<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<p><strong>CONDITIONS PR\u00c9ALABLES<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Reconnaissance par <\/strong><strong>la Flandre<\/strong><strong> et <\/strong><strong>la Wallonie<\/strong><strong> de la sp\u00e9cificit\u00e9 de la population mixte du Brabant et de son utilit\u00e9 comme r\u00e9gion d\u2019\u00e9changes<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La population de la province de Brabant repr\u00e9sente environ 1.300.000 francophones et 1.100.000 n\u00e9erlandophones pour un peu plus de 2.400.000 habitants au total. Le Brabant est une r\u00e9gion mixte, indivisible comme nous l\u2019avons vu pr\u00e9c\u00e9demment. Mieux, selon les chiffres, les deux communaut\u00e9s sont presque \u00e0 parit\u00e9\u00a0!<\/p>\n<p>Tant que les conditions d\u2019un sch\u00e9ma paritaire restent favorables pour les \u00e9changes, avant que l\u2019\u00e9cart se creuse et accentue la rancune ou les regrets \u2013 compr\u00e9hensibles \u2013 des n\u00e9erlandophones qui se sentent \u00e9vinc\u00e9s de Bruxelles, il est recommand\u00e9 d\u2019exploiter ces conditions id\u00e9ales dans le cadre d\u2019une politique de Coop\u00e9ration Linguistique paritaire. Il y a seulement un \u00e9cart de 200.000 n\u00e9erlandophones \u00e0 accueillir depuis la Flandre o\u00f9 la densit\u00e9 de population est plus \u00e9lev\u00e9e (un autre facteur favorable).<\/p>\n<p>Pour rendre sa gestion possible, il est n\u00e9cessaire que la Flandre et la Wallonie renoncent \u00e0 la mise sous tutelle parcellaire du Brabant, en \u00e9change de garanties concr\u00e8tes et \u00e9crites comme des mesures de coop\u00e9ration linguistique, le respect des droits d\u00e9mocratiques et de la propri\u00e9t\u00e9 des habitants et des entreprises, ainsi que de tous les droits dont ils disposent \u00e0 ce jour.<\/p>\n<p>Cette reconnaissance rend possible un redressement de la repr\u00e9sentation flamande \u00e0 Bruxelles qui se fond dans l\u2019ensemble du Brabant, en m\u00eame temps qu\u2019elle rassure les francophones sur leurs craintes d\u2019\u00eatre annex\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Reconnaissance de la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une politique de protection de la langue n\u00e9erlandaise au Brabant<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lisons <em>Het Laatste Nieuws<\/em> du 14\/10\/2010 : <em>\u00ab\u00a0<strong>Steeds minder Nederlandstaligen in faciliteitengemeenten <\/strong>: In een open brief aan de Vlaamse regering vraagt de Kraainemse volksvertegenwoordiger Luk Van Biesen (Open Vld) maatregelen om via het huisvestingsbeleid het aantal Nederlandstaligen in de faciliteitengemeenten te doen toenemen. Het aantal Nederlandstaligen neemt er immers sterk af en is in diverse van deze gemeenten gezakt onder de 25 procent. <\/em><em>Van alle woningverkopen gaat 80 procent naar anderstaligen <\/em>\u2026 \u201d. La densit\u00e9 de population est beaucoup plus \u00e9lev\u00e9e en Flandre qu\u2019en Wallonie. La question de l\u2019espace n\u00e9erlandophone, une pr\u00e9occupation majeure en Flandre, ne semble pas bien connue ou comprise par les francophones qui continuent \u00e0 progresser vers le nord. Dans l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral et de la parit\u00e9 fonctionnelle au Brabant, il est souhaitable que les francophones examinent cette pr\u00e9occupation attentivement et acceptent que des mesures de protection de la langue n\u00e9erlandaise soient prises de mani\u00e8re concert\u00e9e au Brabant pour obtenir la formation de la R\u00e9gion du Brabant en \u00e9change.<\/p>\n<p>Par ailleurs, un nombre croissant de francophones estiment ne plus devoir respecter l\u2019usage du bilinguisme dans les administrations ou les commerces \u00e0 Bruxelles<a href=\"#_ftn10\">[10]<\/a> alors qu\u2019aujourd\u2019hui, le n\u00e9erlandais est une langue v\u00e9hiculaire codifi\u00e9e, notamment dans l\u2019administration, le commerce et les m\u00e9dias, mais c\u2019est aussi, pour les francophones qui savent saisir cette opportunit\u00e9, un tremplin efficace pour apprendre d\u2019autres langues germaniques comme l\u2019allemand ou l\u2019anglais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sous l\u2019effet du d\u00e9coupage et de la mondialisation, le bilinguisme dispara\u00eet des administrations et des commerces. Les francophones r\u00e9pliquent qu\u2019ils se sentent d\u00e9favoris\u00e9s lors des embauches et voient de moins en moins l\u2019utilit\u00e9 d\u2019apprendre le n\u00e9erlandais pour travailler dans une administration ou une entreprise. Ceci est accentu\u00e9 par le sch\u00e9ma actuel qui p\u00e9nalise le bilinguisme au profit de l\u2019unilinguisme. Le d\u00e9coupage, outre qu\u2019il ne correspond pas \u00e0 la r\u00e9partition linguistique de la population, a cr\u00e9\u00e9 des zones unilingues et a fait perdre une grande partie de l\u2019exp\u00e9rience et de la pratique du bilinguisme dont nous avons pourtant grand besoin dans les zones d\u2019\u00e9change ou de communication \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du Brabant, en particulier \u00e0 Bruxelles et dans les voies de transit. C\u2019est pourquoi l\u2019usage des services bilingues minimaux doit \u00eatre revaloris\u00e9 dans l\u2019administration, ainsi que dans les commerces et les voies de transit.<\/p>\n<div>\n<p>Pour des raisons \u00e9videntes de gestion sur le terrain, les mesures de coop\u00e9ration linguistique sont vaines si elles ne sont pas prises de mani\u00e8re concert\u00e9e. Seule, la communaut\u00e9 n\u00e9erlandophone ne peut pas prendre ces mesures. Un cadre bilat\u00e9ral est indispensable. Il hautement souhaitable que la communaut\u00e9 francophone fasse un geste, revoie ses v\u00e9ritables int\u00e9r\u00eats et exigences, manifeste sa bonne volont\u00e9, s\u2019engage vis-\u00e0-vis de la communaut\u00e9 n\u00e9erlandophone et contribue aussi efficacement que possible \u00e0 la bonne gestion de ce dossier. Parall\u00e8lement, il est demand\u00e9 \u00e0 la communaut\u00e9 n\u00e9erlandophone de s\u2019engager \u00e0 toujours respecter la parit\u00e9 au Brabant lorsque les mesures de coop\u00e9ration seront d\u2019application.<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Reconnaissance des droits d\u00e9mocratiques des francophones dans la p\u00e9riph\u00e9rie<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>On peut penser que la Flandre est la plus r\u00e9ticente \u00e0 revoir le sch\u00e9ma d\u2019annexion de la province de Brabant \u00e0 cause de son territoire plus exigu, mais elle ne peut plus poursuivre un processus qui consisterait \u00e0 assimiler d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre plus d\u2019un million de francophones incluant ceux de la p\u00e9riph\u00e9rie, sauf \u00e0 s\u2019\u00e9carter de la voie d\u00e9mocratique. Il est possible de respecter les droits d\u00e9mocratiques et des facilit\u00e9s pour ces francophones de la p\u00e9riph\u00e9rie et de geler la francisation au nord, en s\u2019inspirant par exemple des travaux effectu\u00e9s dans d\u2019autres pays et en appliquant des outils de gestion bilat\u00e9rale et concert\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Abandon de la revendication d\u2019un couloir francophone vers <\/strong><strong>la Wallonie<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cette revendication n\u2019est plus n\u00e9cessaire \u00e0 partir du moment o\u00f9 les droits linguistiques, \u00e9lectoraux, juridictionnels, etc. des Braban\u00e7ons sont reconnus et appliqu\u00e9s sans discrimination aucune. Il serait par contre fort utile qu\u2019un certain nombre de communes bilingues situ\u00e9es sur les voies d\u2019acc\u00e8s entre la Flandre et la Wallonie soient g\u00e9r\u00e9es et prot\u00e9g\u00e9es comme telles dans le cadre de la coop\u00e9ration linguistique.<\/p>\n<p>Comme nous le verrons plus loin dans la politique de coop\u00e9ration linguistique, il est primordial de maintenir une pr\u00e9sence n\u00e9erlandophone au sud de la p\u00e9riph\u00e9rie de Bruxelles, pour ne pas d\u00e9stabiliser l\u2019\u00e9quilibre linguistique du Brabant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ind\u00e9pendance de d\u00e9cision<\/strong><\/p>\n<p>Si la prosp\u00e9rit\u00e9 de la province de Brabant est due aux pouss\u00e9es conjointes de la Flandre et de la Wallonie, des risques de pressions g\u00e9opolitiques ext\u00e9rieures peuvent s\u2019ajouter. Les fondateurs de la Belgique avaient sagement pr\u00e9vu le statut de neutralit\u00e9 (un statut toujours d\u2019application en Suisse qui se prot\u00e8ge ainsi des tiraillements entre l\u2019Allemagne, la France et l\u2019Italie). L\u2019ind\u00e9pendance de d\u00e9cision et la prudence restent plus que jamais de rigueur au sein des instances politiques du Brabant en particulier, et du pays en g\u00e9n\u00e9ral (souverainet\u00e9 nationale). Trop occup\u00e9s par la mont\u00e9e des querelles communautaires, partisanes et \u00e9lectorales, nos concitoyens ne s\u2019aper\u00e7oivent pas que notre pays a perdu r\u00e9cemment un grand nombre d\u2019institutions et d\u2019entreprises nationales importantes \u2013 pourtant constitu\u00e9es \u00e0 partir du labeur, du savoir-faire, des redevances et des imp\u00f4ts pay\u00e9s par les citoyens belges pendant plusieurs g\u00e9n\u00e9rations \u2013 plac\u00e9es aujourd\u2019hui sous le contr\u00f4le d\u2019organisations \u00e9trang\u00e8res. Le lobbysme ext\u00e9rieur et les jeux d\u2019influences sont des pratiques implicites de plus en plus actives au sein des cercles de d\u00e9cision de la Belgique. Les acteurs du plan doivent veiller constamment \u00e0 pr\u00e9server leur autonomie afin de se consacrer librement et enti\u00e8rement aux int\u00e9r\u00eats et \u00e0 la stabilit\u00e9 de la r\u00e9gion dans l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral. L\u2019ind\u00e9pendance de d\u00e9cision est un gage d\u2019objectivit\u00e9 et de stabilit\u00e9 qui sera tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 par nos partenaires de l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>UN PROBL\u00c8ME LOCAL<\/strong><\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, nous constatons que la province de Brabant n\u2019est pas divisible pour des raisons d\u00e9mocratiques, politiques, historiques et d\u00e9mographiques. Chaque tentative d\u2019appropriation de cet ensemble sp\u00e9cifique par la Flandre ou la Wallonie, ou par une puissance ext\u00e9rieure, g\u00e9n\u00e8re des conflits. Nous y voyons un probl\u00e8me local, longtemps obscurci par les ench\u00e8res \u00e9lectorales, particuli\u00e8rement p\u00e9nalisant pour la gestion nationale.<\/p>\n<p>La derni\u00e8re r\u00e9forme institutionnelle men\u00e9e par les deux plus grandes r\u00e9gions a transform\u00e9 le Brabant en un \u00ab\u00a0patchwork\u00a0\u00bb de zones d\u2019int\u00e9r\u00eats tr\u00e8s divergents, chacune sur le point de devenir exclusivement unilingues, dans une configuration ing\u00e9rable et propice aux tensions. Qui aurait pu pr\u00e9voir que l\u2019accord institutionnel de 1992-1993 produirait des effets aussi radicaux et n\u00e9gatifs\u00a0?<\/p>\n<div>\n<p><strong>Il n\u2019y a pas de probl\u00e8me communautaire pour les 8 provinces unilingues (4 provinces flamandes et 4 provinces wallonnes), nous proc\u00e9dons par \u00e9limination et recherchons une solution pour la seule province de Brabant. <\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>PRINCIPE DE BASE<\/strong><\/p>\n<p>Avec le soutien du niveau f\u00e9d\u00e9ral, les Braban\u00e7ons sont ensemble les plus aptes \u00e0 r\u00e9soudre un probl\u00e8me local important qui rejaillit sur l\u2019ensemble du pays, en suivant la d\u00e9mocratie comme principal guide, pour restaurer le Brabant comme zone d\u2019\u00e9changes et revenir \u00e0 la situation normale.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi confier aux \u00e9lus Braban\u00e7ons l\u2019autorit\u00e9 de gestion de la coop\u00e9ration linguistique\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Tout change<\/strong><strong> ! <\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le Brabant cesse d\u2019\u00eatre un champ de bataille communautaire <\/strong>o\u00f9 la Flandre et la Wallonie cherchent \u00e0 gagner du terrain ou des avantages (concurrence n\u00e9gative).<\/li>\n<li>L\u2019autorit\u00e9 Braban\u00e7onne n\u2019a pas int\u00e9r\u00eat \u00e0 ce que ses membres se perdent en conflits st\u00e9riles. Au contraire,<strong> l\u2019autorit\u00e9 g\u00e8re en bon \u00ab\u00a0<em>pater familias<\/em> \u00bb <\/strong>et son int\u00e9r\u00eat est de favoriser l\u2019ensemble de ses membres et l\u2019<strong>int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral <\/strong>(coh\u00e9sion positive).<\/li>\n<li>Une<strong> politique bilat\u00e9rale et concert\u00e9e localement<\/strong> sera <strong>beaucoup plus efficace <\/strong>pour d\u00e9fendre les droits linguistiques et d\u00e9mocratiques.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les Braban\u00e7ons m\u00e9ritent de recevoir les pr\u00e9rogatives li\u00e9es \u00e0 la restauration du Conseil du Brabant et aux comp\u00e9tences r\u00e9gionales car ils\u00a0assument des efforts suppl\u00e9mentaires au quotidien:<\/p>\n<ul>\n<li>Gestion du volet linguistique, garantie des libert\u00e9s d\u00e9mocratiques au b\u00e9n\u00e9fice de la convivialit\u00e9 au sein de toute la province\/r\u00e9gion (gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019outil institutionnel id\u00e9al de la parit\u00e9).<\/li>\n<li>Maintien de la zone d\u2019\u00e9changes primordiale pour le d\u00e9veloppement de toutes les r\u00e9gions qui soutiennent le Brabant dans ce sens.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p><strong>LE PLAN \u00ab\u00a0BRABANT 2015\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Restauration de l\u2019autorit\u00e9 r\u00e9int\u00e9gr\u00e9e de la province de Brabant r\u00e9unifi\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Investie d\u2019un<strong> mandat communautaire <\/strong>par les autres r\u00e9gions, la province de<strong> Brabant r\u00e9unifi\u00e9e devient une troisi\u00e8me r\u00e9gion dont les administrations sont centralis\u00e9es \u00e0 Bruxelles<\/strong>. L\u2019organe et l\u2019administration du gouvernement r\u00e9gional sont compos\u00e9s d\u2019\u00e9lus braban\u00e7ons uniquement. Leur fonctionnement est r\u00e9gi par le bilinguisme et la stricte parit\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019acceptation de la r\u00e8gle de la <strong>STRICTE PARIT\u00c9<\/strong>, est d\u2019abord une n\u00e9cessit\u00e9 fonctionnelle, et aussi un geste de la part des francophones, bien qu\u2019ils soient l\u00e9g\u00e8rement majoritaires au niveau de la province rajeunie devenue une nouvelle r\u00e9gion. Les n\u00e9erlandophones se retrouvent maintenant beaucoup mieux repr\u00e9sent\u00e9s (50% sur l\u2019ensemble contre \u00e0 peine 10% \u00e0 Bruxelles aujourd\u2019hui) puisque la capitale se fond dans l\u2019ensemble de la Province\/R\u00e9gion. Les disparit\u00e9s de repr\u00e9sentation \u00e9lectorale \u00e0 Bruxelles n\u2019ont plus de raison d\u2019\u00eatre.<\/p>\n<p>Certains objecteront avec raison que la parit\u00e9 absolue de la population est impossible \u00e0 atteindre, mais dans la situation actuelle qui est la n\u00f4tre, l\u2019application de cette r\u00e8gle sera bien plus juste que les distorsions \u00e9lectorales FR\/NL existantes \u00e0 Bruxelles et dans la p\u00e9riph\u00e9rie.<\/p>\n<p>Un engagement est demand\u00e9 \u00e0 la r\u00e9gion flamande pour faire revenir environ 200.000 n\u00e9erlandophones depuis la Flandre vers le Brabant, en particulier \u00e0 Bruxelles, pour r\u00e9tablir une repr\u00e9sentation n\u00e9erlandophone suffisante \u00e0 Bruxelles, r\u00e9animer le bilinguisme et obtenir la parit\u00e9 sur l\u2019ensemble de la nouvelle troisi\u00e8me r\u00e9gion. Parall\u00e8lement, un engagement est demand\u00e9 aux Bruxellois francophones pour r\u00e9server un bon accueil aux n\u00e9erlandophones et respecter les usages du bilinguisme.<\/p>\n<div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Cr\u00e9ation d\u2019une Commission de Coop\u00e9ration Linguistique (OUTIL N\u00ba\u00a01)<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cr\u00e9er une <strong>Commission de Coop\u00e9ration Linguistique (<em>CCL<\/em>)<\/strong>, <strong>bas\u00e9e sur le strict respect de la parit\u00e9<\/strong>, sp\u00e9cialement d\u00e9sign\u00e9e pour la mise en \u0153uvre de la coop\u00e9ration linguistique tout en respectant le trac\u00e9 linguistique et sans perturber la population. Il s\u2019agit d\u2019une mati\u00e8re communautaire commune.<\/p>\n<p>A notre connaissance, l\u2019organe politique bilingue existant charg\u00e9 de r\u00e9gler et g\u00e9rer les mati\u00e8res communautaires communes, la Commission Communautaire Commune (<em>COCOM<\/em>), est limit\u00e9 au p\u00e9rim\u00e8tre des 19 communes bruxelloises et n\u2019est pas comp\u00e9tent pour les aspects linguistiques. Il peut \u00eatre utile d\u2019\u00e9tudier du point de vue du droit constitutionnel la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9tendre le p\u00e9rim\u00e8tre d\u2019action de cette commission \u00e0 l\u2019ensemble de la province de Brabant et de lui attribuer une comp\u00e9tence de coop\u00e9ration linguistique ou, vu l\u2019ampleur du dossier, de cr\u00e9er une nouvelle Commission de Coop\u00e9ration Linguistique (<em>CCL<\/em>).<\/p>\n<p>La Commission propos\u00e9e dans le cadre de cette \u00e9tude n\u2019a pas le droit de modifier la situation existante des propri\u00e9taires et locataires. En termes de logements, la Commission ne fait que g\u00e9rer l\u2019<strong>\u00e9volution<\/strong> des mouvements (attributions lors des mises en vente et des locations). Il ne faut \u00a0pas sous-estimer ni le potentiel de la gestion des mouvements de la population ni les risques li\u00e9s \u00e0 l\u2019absence de coop\u00e9ration<\/p>\n<p>Cette Commission interdisciplinaire regroupe des experts braban\u00e7ons \u00e0 parit\u00e9 FR et NL sp\u00e9cialis\u00e9s dans le cadastre, l\u2019urbanisme, l\u2019architecture, la sociologie, la linguistique et l\u2019enseignement. Ses Membres sont d\u00e9sign\u00e9s pour leur int\u00e9grit\u00e9 et leur impartialit\u00e9 en mati\u00e8re communautaire, reconnues \u00e0 partir de r\u00e9f\u00e9rences dans leurs emplois pr\u00e9c\u00e9dents. Son action est principalement une action anticipative et de terrain.<\/p>\n<p>Plusieurs instruments sont disponibles pour la mise en \u0153uvre de la coop\u00e9ration linguistique. Plut\u00f4t que le <em>Wooncode<\/em> impos\u00e9 unilat\u00e9ralement, nous proposons ici un outil d\u00e9riv\u00e9 de la gestion dans l\u2019espace et le temps afin d\u2019appliquer en commun une politique de gestion linguistique selon des principes \u00e9tablis <strong>de mani\u00e8re concert\u00e9e<\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>Les indications propos\u00e9es ci-dessous s\u2019adressent aux gestionnaires du volet linguistique\u00a0:<\/p>\n<p>Elles sont appel\u00e9es \u00e0 \u00eatre am\u00e9lior\u00e9es ou simplifi\u00e9es sur la base des comp\u00e9tences et de l\u2019exp\u00e9rience des membres de la Commission de Coop\u00e9ration Linguistique.<\/p>\n<p>En fonction des diff\u00e9rents types de zones linguistiques, la Commission assure la gestion selon des principes \u00e9l\u00e9mentaires de la gestion des stocks en proc\u00e9dant aux assignations\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; des propri\u00e9t\u00e9s enregistr\u00e9es FR ou NL (les emplacements) aux<\/p>\n<p>&#8211; citoyens futurs propri\u00e9taires ou locataires enregistr\u00e9s FR ou NL (les occupants<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p><strong>Pour la population, la r\u00e8gle est tr\u00e8s simple\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p><strong>il suffit de consulter les publications des agences immobili\u00e8res dans sa propre langue <\/strong><\/p>\n<p><strong>pour conna\u00eetre les logements disponibles.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<p>Dans l\u2019objectif d\u2019une v\u00e9ritable politique de gestion communautaire, la Commission est d\u2019abord investie \u00a0d\u2019une <strong>mission ponctuelle<\/strong> consistant \u00e0 enregistrer dans la base de donn\u00e9e cadastrale les personnes et les propri\u00e9t\u00e9s FR ou NL ainsi qu\u2019\u00e0 d\u00e9finir, identifier et inventorier les\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>zones bilingues<\/li>\n<li>zones unilingues<\/li>\n<li>voies de transit<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Zone Bilingue<\/strong>: Typiquement Bruxelles-capitale. Le personnel des administrations et des commerces dispose des comp\u00e9tences bilingues suffisantes pour recevoir le public dans sa propre langue. De nouvelles zones bilingues contig\u00fces pourraient \u00eatre \u00e9ventuellement cr\u00e9\u00e9es pour autant que l\u2019\u00e9quilibre paritaire ne soit pas perturb\u00e9, avec l\u2019aval du Comit\u00e9 F\u00e9d\u00e9ral de Surveillance de l\u2019Embauche Proportionnelle au F\u00e9d\u00e9ral et Paritaire au Brabant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Zone Unilingue<\/strong> : Typiquement, l\u2019arrondissement de Leuven. Principalement r\u00e9sidentielle, il s\u2019agit d\u2019une zone d\u2019habitat linguistique prot\u00e9g\u00e9 o\u00f9 tous les logements mis en vente ou en location sont enregistr\u00e9s NL et obligatoirement destin\u00e9s \u00e0 des occupants NL.<\/p>\n<p><strong>Voie de Transit<\/strong> : Typiquement, les voies d\u2019acc\u00e8s et de sortie entre Bruxelles et les autres r\u00e9gions, les chemins bord\u00e9s de commerces et de stations services. Par exemple, jusqu\u2019\u00e0 et \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019a\u00e9roport de Zaventem. Route ou lieu de passage traversant une zone d\u2019habitat linguistique prot\u00e9g\u00e9, mais o\u00f9 les gens qui transitent par cette voie et ses services (par ex. les stations autorouti\u00e8res) sont re\u00e7us par un personnel et un affichage bilingues cibl\u00e9s pour \u00e9viter la sensation d\u2019\u00e9tranget\u00e9 ou d\u2019inhospitalit\u00e9 pour celui qui ne parle par la langue du lieu qu\u2019il traverse, par exemple au sud du <em>Gordel<\/em>, dans l\u2019arrondissement Hal-Vilvoorde ou de Nivelles. Il est fortement recommand\u00e9 de r\u00e9tablir l\u2019affichage bilingue dans les voies et lieux de transit des Brabant n\u00e9erlandophone et francophone, d\u00e9termin\u00e9s de commun accord.<\/p>\n<p>Ensuite, apr\u00e8s la d\u00e9finition et l\u2019inventaire, en respectant la situation existante et le trac\u00e9 de la fronti\u00e8re linguistique pour ne pas perturber la population, la mission de cette Commission devient <strong>permanente<\/strong>:<\/p>\n<ol>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\">Suivi de l\u2019\u00e9quilibre paritaire par la gestion d\u2019une base cadastrale<\/span>. L\u2019outil est simple\u00a0: Il concerne une <span style=\"text-decoration: underline;\">gestion linguistique (FR\/NL) de la base de donn\u00e9es cadastrale<\/span>, inspir\u00e9e des principes de la gestion des stocks\u00a0: les <strong>propri\u00e9t\u00e9s<\/strong> enregistr\u00e9es FR ou NL sont g\u00e9r\u00e9es comme des <span style=\"text-decoration: underline;\">emplacements<\/span> et les <strong>personnes<\/strong> enregistr\u00e9es FR ou NL sont g\u00e9r\u00e9es comme des <span style=\"text-decoration: underline;\">occupants<\/span>. Ces donn\u00e9es sont communiqu\u00e9es aux agences immobili\u00e8res et aux publications qui diffusent les disponibilit\u00e9s des mises en vente et des locations.\u00a0 Par exemple, les logements de l\u2019arrondissement de Leuven sont d\u2019office enregistr\u00e9s NL et ne peuvent recevoir que des occupants enregistr\u00e9s NL. Et ainsi de suite, pour respecter l\u2019ordre \u00e9tabli, la propri\u00e9t\u00e9, la fronti\u00e8re linguistique et la parit\u00e9. La base de donn\u00e9es est compl\u00e9t\u00e9e avec les autres param\u00e8tres Zone Bilingue, Zone Unilingue et Voie de Transit.<\/li>\n<\/ol>\n<ol>\n<li>Une fois la parit\u00e9 obtenue, des exc\u00e9dents num\u00e9riques, tant\u00f4t francophones, tant\u00f4t n\u00e9erlandophones se produiront. Il est primordial que les deux communaut\u00e9s s\u2019engagent \u00e0 toujours respecter l\u2019objectif de parit\u00e9, et \u00e0 assurer la gestion de mani\u00e8re \u00e0 r\u00e9tablir la parit\u00e9 d\u00e8s que des exc\u00e9dents apparaissent.\u00a0 A cet effet, la Commission utilise en permanence un <strong><span style=\"text-decoration: underline;\">barom\u00e8tre<\/span><\/strong><span style=\"text-decoration: underline;\"> de l\u2019\u00e9volution de l\u2019usage du fran\u00e7ais et du n\u00e9erlandais<\/span> comme langues maternelles, pour savoir dans quel sens orienter les mesures de coop\u00e9ration linguistique et garantir l\u2019\u00e9quilibre paritaire. Dans ce cadre, la Commission dispose d\u2019un certain nombre de sites et de logements neutres (c.-\u00e0-d. non-enregistr\u00e9s FR ou NL) comme marge de <strong>man\u0153uvre<\/strong> n\u00e9cessaire pour la gestion, non seulement pour permettre de suivre l\u2019\u00e9volution de l\u2019accroissement de la population, mais aussi pour les immigrants. Cet outil de gestion, suffisamment efficace pour suivre l\u2019objectif de la parit\u00e9, dispose encore d\u2019un levier suppl\u00e9mentaire si n\u00e9cessaire, toujours sans contraindre la population.<\/li>\n<\/ol>\n<ol>\n<li>La <span style=\"text-decoration: underline;\">publication immobili\u00e8re<\/span> des logements mis en vente ou en location par les particuliers a lieu dans des bulletins immobiliers ou des journaux unilingues <span style=\"text-decoration: underline;\">dans la langue d\u2019attribution du logement<\/span>. Par exemple, l\u2019\u00e9dition francophone du toutes-bo\u00eetes <em>Vlan<\/em> est autoris\u00e9e \u00e0 publier des logements enregistr\u00e9s FR uniquement. Parall\u00e8lement, les logements enregistr\u00e9s NL ne peuvent \u00eatre publi\u00e9s que dans des m\u00e9dias unilingues NL.<\/li>\n<\/ol>\n<ol>\n<li><span style=\"text-decoration: underline;\">Veiller \u00e0 l\u2019affichage et \u00e0 l\u2019accueil bilingues<\/span> dans les zones <span style=\"text-decoration: underline;\">bilingues<\/span> et de <span style=\"text-decoration: underline;\">transit<\/span>.<\/li>\n<\/ol>\n<ol>\n<li>Toute personne cherchant \u00e0 contrevenir \u00e0 la r\u00e8gle d\u2019attribution linguistique est <span style=\"text-decoration: underline;\">sanctionn\u00e9e<\/span>, en devant remettre le logement \u00e0 disposition \u00e0 ses frais et s\u2019acquitter d\u2019une amende.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Il serait int\u00e9ressant de mener d\u00e8s que possible une <span style=\"text-decoration: underline;\">exp\u00e9rience pilote<\/span> sur une commune ou un fragment de chacun des types de zone\u00a0: Bilingue, Unilingue et Transit, incluant un site marge de man\u0153uvre.<\/p>\n<p>Avec l\u2019aide de juristes et des organes comp\u00e9tents, le Minist\u00e8re des Affaires Etrang\u00e8res pr\u00e9pare un dossier juridique sp\u00e9cifiant que les mesures de coop\u00e9ration linguistique sont dues \u00e0 la composition mixte de la population locale, appliqu\u00e9es de mani\u00e8re \u00e9quitable suite \u00e0 un accord bilat\u00e9ral et sans discrimination, de mani\u00e8re \u00e0 pr\u00e9venir toute plainte aupr\u00e8s du Conseil de l\u2019Europe et \u00e0 harmoniser notre l\u00e9gislation au niveau europ\u00e9en.<\/p>\n<p><strong>Reconstitution d\u2019une pr\u00e9sence n\u00e9erlandophone suffisante \u00e0 Bruxelles<\/strong>.<\/p>\n<p>R\u00e9tablir une pr\u00e9sence et une repr\u00e9sentation n\u00e9erlandophones suffisantes, tout en veillant \u00e0 la bonne attitude et au sens civique mutuel des francophones et des n\u00e9erlandophones, particuli\u00e8rement au niveau des structures administratives bilingues. Le triple objectif de cette mesure vise \u00e0 r\u00e9tablir:<\/p>\n<ul>\n<li>La parit\u00e9 la plus \u00e9quilibr\u00e9e possible sur l\u2019ensemble du Brabant.<\/li>\n<li>Une repr\u00e9sentation \u00e9lectorale n\u00e9erlandophone suffisante \u00e0 Bruxelles.<\/li>\n<li>La pratique du bilinguisme \u00e0 Bruxelles.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Si la Flandre et la Wallonie sont toutes deux responsables du d\u00e9coupage et de ses effets n\u00e9gatifs sur la population, la quasi disparition de l\u2019usage du n\u00e9erlandais \u00e0 Bruxelles est un v\u00e9ritable probl\u00e8me pour la Flandre alors que Bruxelles reste la capitale de la Belgique. Rappelons que les n\u00e9erlandophones ont beaucoup contribu\u00e9 \u00e0 la construction de la ville de Bruxelles. Cette observation s\u2019adresse principalement aux responsables politiques et \u00e0 la population francophones pour qu\u2019ils consid\u00e8rent ce probl\u00e8me auquel la population flamande est particuli\u00e8rement sensible. Un n\u00e9erlandophone faisait remarquer\u00a0sur un forum: \u00ab\u00a0<em>Oui, mais est-ce qu\u2019on a encore envie de revenir \u00e0 Bruxelles<\/em> ?\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement au d\u00e9veloppement tr\u00e8s important de b\u00e2timents administratifs ayant provoqu\u00e9 une forte hausse du co\u00fbt de l\u2019immobilier et une certaine forme de d\u00e9shumanisation de l\u2019habitat \u00e0 Bruxelles, mettre en place une politique de logement v\u00e9ritablement ax\u00e9e sur le citoyen et la convivialit\u00e9 entre les communaut\u00e9s, par le biais d\u2019un <span style=\"text-decoration: underline;\">programme<\/span> de construction \/ r\u00e9novation immobili\u00e8re <span style=\"text-decoration: underline;\">pour construire<\/span> (par des architectes et urbanistes braban\u00e7ons) <span style=\"text-decoration: underline;\">en 4 ans \u00e0 Bruxelles environ<\/span> <strong>40.000 logements pour des n\u00e9erlandophones uniquement<\/strong> et r\u00e9tablir une pr\u00e9sence et une repr\u00e9sentation n\u00e9erlandophones suffisantes, particuli\u00e8rement au niveau des structures administratives bilingues. Le triple objectif de cette mesure vise \u00e0 r\u00e9tablir:<\/p>\n<ul>\n<li>La parit\u00e9 la plus \u00e9quilibr\u00e9e possible sur l\u2019ensemble du Brabant (calcul du nombre de logements ci-dessus).<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Une repr\u00e9sentation \u00e9lectorale n\u00e9erlandophone suffisante \u00e0 Bruxelles.<\/li>\n<li>La pratique du bilinguisme \u00e0 Bruxelles.<\/li>\n<\/ul>\n<p>R\u00e9utiliser des b\u00e2timents administratifs lib\u00e9r\u00e9s \u00e0 partir des communaut\u00e9s\u00a0? Obtenir de l\u2019aide f\u00e9d\u00e9rale aupr\u00e8s de la R\u00e9gie des b\u00e2timents\u00a0? La Monarchie peut-elle contribuer \u00e0 ce projet ? Quels sont les \u00e9lus locaux ou les m\u00e9c\u00e8nes motiv\u00e9s par le retour de la convivialit\u00e9 au Brabant\u00a0? Introduire une demande aupr\u00e8s du fonds europ\u00e9en <em>FEDER<\/em> pour obtenir une aide financi\u00e8re sp\u00e9cifique car l\u2019offre immobili\u00e8re citadine s\u2019est fortement r\u00e9duite suite \u00e0 la forte hausse des b\u00e2timents administratifs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8220;Lors de la r\u00e9forme de l\u2019Etat de 1992-93, le statut d\u2019une des neuf provinces de la Belgique, la province de Brabant, a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 en dernier lieu, longtemps apr\u00e8s les autres provinces. Pourquoi aura-t-il fallu tant de temps pour d\u00e9terminer le sort de cette province? Quels sont ses enjeux? Son histoire politique est-elle distincte de celle des autres entit\u00e9s du pays?&#8221;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":true,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"powered_cache_disable_cache":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-4054","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-opinions"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p6Y7u0-13o","jetpack_likes_enabled":false,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4054","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4054"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4054\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11382,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4054\/revisions\/11382"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4054"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4054"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4054"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}