{"id":15731,"date":"2026-09-03T03:19:51","date_gmt":"2026-09-03T02:19:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=15731"},"modified":"2026-09-03T03:45:32","modified_gmt":"2026-09-03T02:45:32","slug":"article-du-b-u-b-dans-pan-04-09-2026-artikel-van-de-b-u-b-in-pan-04-09-2026-artikel-der-b-u-b-in-pan-04-09-2026","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=15731","title":{"rendered":"ARTICLE DU B.U.B. DANS PAN (04.09.2026) &#8211; ARTIKEL VAN DE B.U.B. IN PAN (04.09.2026) &#8211; ARTIKEL DER B.U.B. IN PAN (04.09.2026)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Image &#8211; Beeld &#8211; Bild: Het artikel van de B.U.B. in <em>Pan<\/em> &#8211; l\u2019article du B.U.B. dans <em>Pan<\/em> &#8211; Der Artikel der B.U.B. in <em>Pan<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bron &#8211; Source &#8211; Quelle: <em>Pan<\/em>, 04.09.2026, p. 4<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><a href=\"https:\/\/pdfhost.io\/v\/rnUUrb7szx_Artikel_B_U_B__in_Pan_04_09_26\">Cet article du B.U.B. a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans l\u2019hebdomadaire PAN<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><strong>UNE NOUVELLE BELGIQUE UNITAIRE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Depuis plusieurs d\u00e9cennies, la fin imminente de la Belgique est r\u00e9guli\u00e8rement annonc\u00e9e, sans que cette proph\u00e9tie politique ne se r\u00e9alise. Il s\u2019agit manifestement d\u2019un rituel r\u00e9current auquel se livrent des personnes, des mouvements et des partis antibelges et linguistico-nationalistes, qui cherchent ainsi \u00e0 pr\u00e9senter la dissolution politique de notre pays comme l\u2019aboutissement in\u00e9vitable d\u2019un processus pr\u00e9tendument \u201clogique\u201d, voire \u201cnaturel\u201d. A l\u2019occasion de comm\u00e9morations nationales ou nationalistes, ce ph\u00e9nom\u00e8ne refait invariablement surface avec une vigueur particuli\u00e8re.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le raisonnement qui sous-tend cette vision est que la Belgique serait un \u201cEtat artificiel\u201d. Lorsqu\u2019on leur demande ce qu\u2019est un \u00c9tat \u00ab naturel \u00bb ou voulu par Dieu, ses d\u00e9fenseurs restent d\u2019ailleurs invariablement sans r\u00e9ponse. Cette propagande nationaliste est n\u00e9anmoins parvenue \u00e0 convaincre de nombreux Belges que leur pays \u201cexisterait\u201d depuis deux cents ans en 2030. Si cela \u00e9tait vrai \u2014 quod non \u2014 les Allemands pourraient, la m\u00eame ann\u00e9e, c\u00e9l\u00e9brer les quarante ans d\u2019existence de leur Etat, \u00e0 savoir la r\u00e9unification de 1990. C\u2019est bien l\u2019Etat belge et non la Belgique qui f\u00eatera prochainement ses deux cents ans. Sur le plan sociologique pourtant, la nation belge s\u2019est constitu\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque bourguignonne, \u00e0 la fin du XIVe et au XVe si\u00e8cle, tandis que la nation politiquement autonome est apparue pour la premi\u00e8re fois en 1789-1790, lors de la R\u00e9volution braban\u00e7onne. Ce qui constitue aujourd\u2019hui le Royaume de Belgique forme d\u00e9j\u00e0 depuis six si\u00e8cles un seul espace politique et socio-\u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au cours de tous ces si\u00e8cles, la fronti\u00e8re linguistique n\u2019a jamais jou\u00e9 de r\u00f4le politique jusqu\u2019au d\u00e9but du 20i\u00e8me si\u00e8cle. Ce que l\u2019on d\u00e9signe aujourd\u2019hui, \u00e0 tort, comme la \u201cFlandre\u201d et la \u201cWallonie\u201d ne sont pas des entit\u00e9s historiques s\u00e9culaires, mais de simples cr\u00e9ations nouvelles de l\u2019Etat belge ind\u00e9pendant. Ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 partir des ann\u00e9es 1960 qu\u2019elles se sont vu attribuer un territoire. Au cours des cinq derni\u00e8res d\u00e9cennies, les comp\u00e9tences des soi-disant r\u00e9gion \u201cflamande\u201d et r\u00e9gion \u201cwallonne\u201d n\u2019ont cess\u00e9 de s\u2019\u00e9tendre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>UNE \u201cR\u00c9FORME\u201d DE L\u2019ETAT SANS FIN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce processus particratique de \u201cr\u00e9formes\u201d de l\u2019Etat, qui ne fut en aucun cas l\u2019expression de la volont\u00e9 populaire, encore moins de r\u00e9f\u00e9rendums, a abouti \u00e0 la Constitution f\u00e9d\u00e9rale de 1994. La Belgique est ainsi devenue \u00e9tat f\u00e9d\u00e9ral compos\u00e9 de trois communaut\u00e9s et de trois r\u00e9gions, dont les territoires se chevauchent en partie. La complexit\u00e9 de la structure institutionnelle belge est telle que, dans la r\u00e9gion de Bruxelles-Capitale, existent trois commissions communautaires \u2014 chacune disposant de son propre gouvernement et de son propre parlement \u2014 dont deux exercent un pouvoir l\u00e9gislatif et ex\u00e9cutif. En r\u00e9alit\u00e9, les Belges sont donc gouvern\u00e9s par neuf gouvernements et autant de parlements. Le f\u00e9d\u00e9ralisme lui-m\u00eame suffit ainsi d\u00e9j\u00e0 \u00e0 r\u00e9futer le mythe selon lequel la Belgique serait simplement la somme de la \u201cFlandre\u201d et de la \u201cWallonie\u201d.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce f\u00e9d\u00e9ralisme n\u2019a pourtant pas permis d\u2019am\u00e9liorer la gouvernance du pays; bien au contraire. Outre son extr\u00eame complexit\u00e9, il s\u2019agit d\u2019un syst\u00e8me co\u00fbteux, inefficace, illogique, inconstitutionnel \u2014 puisque la cr\u00e9ation des r\u00e9gions et des communaut\u00e9s en 1970 s\u2019est faite sans la d\u00e9claration pr\u00e9alable de r\u00e9vision des dispositions constitutionnelles n\u00e9cessaires \u2014, linguistiquement discriminatoire et profond\u00e9ment polarisant. Les deux principales entit\u00e9s f\u00e9d\u00e9r\u00e9es, la r\u00e9gion \u00ab flamande \u00bb et la r\u00e9gion \u00ab wallonne \u00bb, qui correspondent chacune \u00e0 environ la moiti\u00e9 du territoire belge, se comportent en effet comme des Etats dans l\u2019Etat. Elles disposent non seulement de leurs propres institutions, mais aussi de leurs hymnes, de leurs symboles, de leurs m\u00e9dias, de leurs partis, etc. Leurs comp\u00e9tences sont en outre exceptionnellement \u00e9tendues et vont souvent bien au-del\u00e0 de ce qui est habituel dans un Etat f\u00e9d\u00e9ral normal. Ainsi, des mati\u00e8res telles que l\u2019Agriculture, l\u2019Enseignement, les Travaux publics, l\u2019Environnement et les Sports rel\u00e8vent en grande partie, voire enti\u00e8rement, des entit\u00e9s f\u00e9d\u00e9r\u00e9es. La politique \u00e9trang\u00e8re belge est elle aussi profond\u00e9ment \u00e9parpill\u00e9e, puisque les r\u00e9gions et les communaut\u00e9s se sont \u00e9galement arrog\u00e9 une partie des comp\u00e9tences en mati\u00e8re d\u2019exportation d\u2019armes, de commerce ext\u00e9rieur, de coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement et de droit des trait\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsqu\u2019un conflit oppose la f\u00e9d\u00e9ration et les entit\u00e9s f\u00e9d\u00e9r\u00e9es, il faut n\u00e9gocier \u2014 au besoin pendant des ann\u00e9es \u2014 , car toute forme de hi\u00e9rarchie des normes est \u00e9trang\u00e8re au syst\u00e8me belge et chaque entit\u00e9, f\u00e9d\u00e9rale ou f\u00e9d\u00e9r\u00e9e, dispose de fait d\u2019un droit de veto unilat\u00e9ral. Des n\u00e9gociations informelles se tiennent n\u00e9anmoins dans le cadre d\u2019obscures conf\u00e9rences interminist\u00e9rielles et du Comit\u00e9 de concertation. On y tente de pr\u00e9venir les conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats et de comp\u00e9tences. Comme presque toutes les comp\u00e9tences sont interd\u00e9pendantes et que celles-ci ont \u00e9t\u00e9 \u00e9parpill\u00e9es \u00e0 l\u2019extr\u00eame, il faut \u00e9galement conclure en permanence des accords de coop\u00e9ration. Ceux-ci sont \u00e0 prendre ou \u00e0 laisser, sont n\u00e9goci\u00e9s de gouvernement \u00e0 gouvernement, loin des m\u00e9dias, et ne peuvent \u00eatre amend\u00e9s par le parlement f\u00e9d\u00e9ral. En somme, le f\u00e9d\u00e9ralisme belge a consid\u00e9rablement vid\u00e9 l\u2019\u00c9tat belge de sa substance d\u00e9mocratique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cela n\u2019emp\u00eache pourtant pas la classe politique belge de poursuivre la d\u00e9construction politique de l\u2019\u00c9tat. Apr\u00e8s la troisi\u00e8me \u201cr\u00e9forme\u201d de l\u2019Etat, qui remonte d\u00e9sormais \u00e0 plus de trois d\u00e9cennies et qui fut pompeusement baptis\u00e9e \u201cLoi sp\u00e9ciale visant \u00e0 achever [\u2026] la structure f\u00e9d\u00e9rale de l\u2019\u00c9tat\u201d, deux autres \u201cr\u00e9formes\u201d institutionnelles ont encore suivi. Au cours de celles-ci, notamment les allocations familiales et la s\u00e9curit\u00e9 routi\u00e8re ont \u00e9t\u00e9 scind\u00e9es. Or, aujourd\u2019hui, les montants des allocations familiales sont pratiquement identiques dans les trois r\u00e9gions et les Belges ne circulent pas moins d\u2019une r\u00e9gion linguistique \u00e0 l\u2019autre qu\u2019auparavant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>UNE COMPLEXIT\u00c9 IN\u00c9GAL\u00c9E ET DES PALLIATIFS INSUFFISANTS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Entre-temps, la complexit\u00e9 de la structure de l\u2019Etat a atteint des sommets inou\u00efs. Les droits des animaux rel\u00e8vent de l\u2019autorit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale. Le bien-\u00eatre animal, en revanche, rel\u00e8ve depuis 2014 des comp\u00e9tences des r\u00e9gions, tandis que la sant\u00e9 animale est rest\u00e9e une comp\u00e9tence f\u00e9d\u00e9rale. Quant aux animaux pr\u00e9sents dans la mer du Nord, ils rel\u00e8vent \u00e9galement de l\u2019autorit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale. La r\u00e9glementation relative au transport de marchandises dangereuses et aux transports exceptionnels par route a \u00e9t\u00e9 r\u00e9gionalis\u00e9e lors de la sixi\u00e8me \u201cr\u00e9forme\u201d de l\u2019Etat, sauf lorsqu\u2019il s\u2019agit de transports nucl\u00e9aires, de transports d\u2019explosifs ou du transport de substances d\u2019origine animale pr\u00e9sentant un danger pour la population. En mati\u00e8re de politique \u00e9nerg\u00e9tique, les tarifs, y compris la politique des prix, relevaient jusqu\u2019en 2014 enti\u00e8rement de l\u2019autorit\u00e9 nationale, \u00ab en raison de leur indivisibilit\u00e9 technique et \u00e9conomique qui requiert un traitement uniforme au niveau national \u00bb. Cette phrase figure d\u2019ailleurs toujours dans la loi sp\u00e9ciale. Mais lors de la sixi\u00e8me \u201cr\u00e9forme\u201d de l\u2019Etat, certains tarifs des r\u00e9seaux de distribution ainsi que certains tarifs de la distribution publique de gaz ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9gionalis\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n\u2019y a, en tout \u00e9tat de cause, aucune logique dans cette r\u00e9partition des comp\u00e9tences. La particratie se contente de bricoler au jour le jour, sans v\u00e9ritable plan ni vision d\u2019avenir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plus encore, l\u2019\u00e9parpillement des comp\u00e9tences nourrit davantage l\u2019agitation nationaliste sur le plan linguistique. Et donc de nouvelles revendications de scission au nom de pr\u00e9tendues \u201ccomp\u00e9tences homog\u00e8nes\u201d. Celles-ci conduisent naturellement \u00e0 des politiques diff\u00e9rentes. Car plus on scinde, plus on cr\u00e9e des diff\u00e9rences. Et plus on cr\u00e9e des diff\u00e9rences, plus on scinde. C\u2019est un cercle vicieux et les interactions entre le nationalisme linguistique, le f\u00e9d\u00e9ralisme linguistique et la particratie scind\u00e9e sont multiples et structurelles, comme l\u2019explique le pr\u00e9sident du B.U.B. dans son livre \u00ab Pour une nouvelle Belgique unitaire \u00bb, disponible gratuitement en PDF sur le site&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.unionbelge.be<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au fil des ann\u00e9es, plusieurs initiatives, souvent anim\u00e9es des meilleures intentions, ont \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es afin d\u2019am\u00e9liorer le fonctionnement de la f\u00e9d\u00e9ration belge. Il en va ainsi, par exemple, de la ref\u00e9d\u00e9ralisation de certaines comp\u00e9tences. Dans la pratique, il s\u2019agit g\u00e9n\u00e9ralement de comp\u00e9tences tr\u00e8s limit\u00e9es, comme les normes sonores, et encore uniquement autour de l\u2019a\u00e9roport de Zaventem. Plusieurs partis promettent cette ref\u00e9d\u00e9ralisation depuis plus de deux d\u00e9cennies. Pourtant, rien ne se fait et rien ne laisse penser que la situation changera, compte tenu du fait que des partis ouvertement s\u00e9paratistes et fortement r\u00e9gionalistes disposent de suffisamment de si\u00e8ges au parlement pour bloquer la moindre ref\u00e9d\u00e9ralisation. Il en va de m\u00eame pour une circonscription \u00e9lectorale nationale, l\u2019inscription constitutionnelle de l\u2019enseignement de la deuxi\u00e8me grande langue nationale ou m\u00eame la mise en \u0153uvre de trait\u00e9s d\u00e9j\u00e0 existants. Ainsi, l\u2019Etat belge a ratifi\u00e9 en 2001 la Convention-cadre pour la protection des minorit\u00e9s et, en 2012, une loi sp\u00e9ciale a cr\u00e9\u00e9 une communaut\u00e9 m\u00e9tropolitaine bruxelloise couvrant le territoire de l\u2019ancienne province de Brabant. Ces mesures positives et pro-belges sont toutefois rest\u00e9es lettre morte sous la pression des nationalistes linguistiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais m\u00eame si ces mesures \u00e9taient partiellement, voire enti\u00e8rement, mises en \u0153uvre, le probl\u00e8me institutionnel fondamental \u2014 \u00e0 savoir le f\u00e9d\u00e9ralisme de facto bipolaire \u2014 ne serait pas r\u00e9solu. Une Belgique \u00e0 quatre r\u00e9gions, comme certains la proposent, ne constituerait pas davantage une solution. Ce mod\u00e8le existe d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0, dans les faits. Force est de constater que ni la r\u00e9gion bruxelloise ni la communaut\u00e9 germanophone ne disposent d\u2019un poids suffisant pour contribuer \u00e0 l\u2019instauration d\u2019un syst\u00e8me institutionnel plus \u00e9quilibr\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le conf\u00e9d\u00e9ralisme est pire encore. Ce projet suppose une union l\u00e2che d\u2019Etats ind\u00e9pendants qui d\u00e9termineraient, au moyen d\u2019un trait\u00e9 international, les comp\u00e9tences qu\u2019ils souhaitent exercer en commun. Il s\u2019agit donc d\u2019une construction post-s\u00e9paratiste, dans laquelle chaque Etat membre n\u00e9gocierait en permanence au sujet de chaque comp\u00e9tence. C\u2019est tout ce que nous connaissons aujourd\u2019hui, mais dans une version infiniment aggrav\u00e9e. Les efforts politiques visant \u00e0 cr\u00e9er, au sein de l\u2019Union europ\u00e9enne, des \u00c9tats ind\u00e9pendants constituent d\u2019ailleurs une perte de temps. L\u2019exp\u00e9rience catalane est, \u00e0 cet \u00e9gard, particuli\u00e8rement \u00e9loquente. Des mouvements tels que le \u201cr\u201dattachisme et le grand-n\u00e9erlandisme rel\u00e8vent de la pure science-fiction politique. Surtout, sondage apr\u00e8s sondage, une majorit\u00e9 \u00e9crasante de Belges montre qu\u2019elle ne souhaite pas la scission de l\u2019\u00c9tat et souhaite m\u00eame que celui-ci redevienne unitaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>VERS UNE NOUVELLE BELGIQUE UNITAIRE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les Belges se trouvent donc \u00e0 la crois\u00e9e des chemins. Ils peuvent continuer \u00e0 s\u2019accommoder de la situation actuelle, au sein d\u2019une f\u00e9d\u00e9ration largement dysfonctionnelle dans laquelle le gouvernement central doit consacrer des sommes consid\u00e9rables \u00e0 des entit\u00e9s f\u00e9d\u00e9r\u00e9es superflues, au point de ne plus pouvoir exercer correctement ses propres missions essentielles. Ou bien ils peuvent cr\u00e9er une nouvelle Belgique unitaire, d\u00e9centralis\u00e9e sur la base des neuf provinces historiques. Cela suppose \u00e9videmment la r\u00e9unification de la province de Brabant. Pour y parvenir, il conviendrait d\u2019organiser un r\u00e9f\u00e9rendum consultatif, \u00e0 l\u2019image de celui qui fut organis\u00e9 sur le Brexit en 2016.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ce mod\u00e8le harmonieux, le S\u00e9nat repr\u00e9senterait les provinces et la Chambre l\u2019ensemble de la population. Lorsque les besoins r\u00e9gionaux diff\u00e8rent \u2014 ce dont les nationalistes se plaignent constamment, naturellement afin de diviser la Belgique \u2014, certaines comp\u00e9tences pourraient \u00eatre provincialis\u00e9es par le l\u00e9gislateur, sous tutelle nationale. Gr\u00e2ce \u00e0 cette d\u00e9centralisation provinciale, aucune r\u00e9forme de l\u2019Etat classique ne sera encore n\u00e9cessaire. La fronti\u00e8re linguistique et les facilit\u00e9s linguistiques seraient maintenues.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hans Van de Cauter, pr\u00e9sident du B.U.B.<br>Bruno Yammine, coordinateur du bureau d\u2019\u00e9tudes du B.U.B.<br><a href=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.unionbelge.be<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><a href=\"https:\/\/pdfhost.io\/v\/rnUUrb7szx_Artikel_B_U_B__in_Pan_04_09_26\">Dit artikel van de B.U.B. werd in het weekblad PAN gepubliceerd<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>EEN NIEUW UNITAIR BELGI\u00cb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Al tientallen jaren wordt de nakende ondergang van Belgi\u00eb met de regelmaat van de klok voorspeld, zonder dat deze politieke profetie zich ooit voltrekt. Het betreft evident een terugkerend ritueel van anti-Belgische en taalnationalistische personen, bewegingen en partijen, die zo de politieke ontbinding van ons land willen voorstellen als het onvermijdelijke eindpunt van een zogenaamd &#8220;logisch&#8221;, ja zelfs &#8220;natuurlijk&#8221; proces. Naar aanleiding van nationale of nationalistische herdenkingen steekt dit fenomeen telkens weer met bijzondere hevigheid de kop op.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De redenering die aan deze visie ten grondslag ligt, is dat Belgi\u00eb een &#8220;kunstmatige staat&#8221; zou zijn. Gevraagd naar wat dan wel een &#8220;natuurlijke&#8221; of een door God gewilde staat is, blijven zij overigens steevast het antwoord schuldig. Deze nationalistische propaganda is er niettemin in geslaagd om tal van Belgen ervan te overtuigen dat hun land in 2030 tweehonderd jaar zou &#8220;bestaan&#8221;. Als dat waar was \u2014 quod non \u2014 dan zouden de Duitsers datzelfde jaar het veertigjarig bestaan van hun staat kunnen vieren, namelijk de hereniging van 1990. Het is de Belgische staat en niet Belgi\u00eb die binnenkort zijn tweehonderdjarig bestaan zal vieren. Sociologisch gezien echter vormde de Belgische natie zich ten tijde van de Bourgondische periode, op het einde van de 14de en in de 15de eeuw, terwijl de politiek autonome natie voor het eerst verscheen in 1789-1790, tijdens de Brabantse Omwenteling. Het huidige Koninkrijk Belgi\u00eb, vormt alleszins reeds zes eeuwen lang een enkele politieke en sociaal-economische ruimte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Gedurende al die eeuwen en tot aan het begin van de 20ste eeuw heeft de taalgrens nooit een politieke rol gespeeld. Wat men vandaag ten onrechte als &#8220;Vlaanderen&#8221; en &#8220;Walloni\u00eb&#8221; aanduidt, zijn geen eeuwenoude historische entiteiten, maar louter neocreaties van de onafhankelijke Belgische staat. Pas vanaf de jaren 1960 kregen ze een grondgebied toebedeeld. Gedurende de laatste vijf decennia zijn de bevoegdheden van het zogenaamde &#8220;Vlaams&#8221; en het zogenaamde &#8220;Waals&#8221; gewest voortdurend uitgebreid.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>EEN EINDELOZE &#8220;STAATSHERVORMING&#8221;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dit particratische proces van &#8220;staatshervormingen&#8221;, dat geenszins een uiting was van de volkswil, laat staan van referenda, heeft geleid tot de federale Grondwet van 1994. Belgi\u00eb werd zo een federale staat bestaande uit drie gemeenschappen en drie gewesten, waarvan de grondgebieden elkaar gedeeltelijk overlappen. De complexiteit van de Belgische institutionele structuur is van dien aard dat er in het Brussels Hoofdstedelijk gewest drie gemeenschapscommissies bestaan \u2014 elk met een eigen regering en eigen parlement \u2014 waarvan er twee een wetgevende en uitvoerende macht uitoefenen. In werkelijkheid worden de Belgen dus geregeerd door liefst negen regeringen en evenveel parlementen. Het federalisme op zich volstaat dus al om de mythe te weerleggen dat Belgi\u00eb eenvoudigweg de optelsom zou zijn van een &#8220;Vlaanderen&#8221; en een &#8220;Walloni\u00eb&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dit federalisme heeft echter geenszins geleid tot een beter bestuur van het land, integendeel. Naast enorm complex, is het een systeem dat ook peperduur, ineffici\u00ebnt, onlogisch, ongrondwettelijk \u2013 de oprichting van de gewesten en gemeenschappen in 1970 gebeurde immers zonder de voorafgaande verklaring tot herziening van de noodzakelijke grondwetsbepalingen \u2013 taalracistisch en bovendien uiterst polariserend is. De twee voornaamste deelgebieden, het &#8220;Vlaams&#8221; gewest en het &#8220;Waals&#8221; gewest, die elk ongeveer de helft van het Belgische grondgebied beslaan, gedragen zich immers als staten binnen de staat. Zij beschikken niet alleen over eigen instellingen, maar ook over eigen volksliederen, symbolen, media, partijen, enzovoort. Hun bevoegdheden zijn bovendien uitzonderlijk uitgebreid en gaan vaak veel verder dan wat gebruikelijk is in normale federale staten. Zo vallen aangelegenheden als Landbouw, Onderwijs, Openbare Werken, Leefmilieu en Sport voor een groot deel, zo niet volledig, onder de bevoegdheid van de deelgebieden. Ook het Belgische buitenlandse beleid is sterk versnipperd, aangezien de gewesten en gemeenschappen zich eveneens een deel van de bevoegdheden op het vlak van Wapenuitvoer, Buitenlandse Handel, Ontwikkelingssamenwerking en Verdragsrecht hebben toege\u00ebigend.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Als er een conflict is tussen de federatie en de deelgebieden, moet men \u2013 desnoods jarenlang \u2013 onderhandelen, want elke vorm van normenhi\u00ebrarchie is Belgi\u00eb vreemd en elke (deel)entiteit beschikt dus over een unilateraal vetorecht. Vrijblijvende onderhandelingen vinden wel plaats in schimmige interministeri\u00eble conferenties en in het Overlegcomit\u00e9. Daarin probeert men belangen- en bevoegdheidsconflicten te voorkomen. Omdat vrijwel alle bevoegdheden samenhangen en de bevoegdheden eindeloos versnipperd zijn, moeten er ook voortdurend samenwerkingsakkoorden gesloten worden. Die zijn \u201cte nemen of te laten\u201d, worden onderhandeld van regering tot regering, ver weg van de pers en kunnen niet geamendeerd worden door een federaal parlement. Kortom, het Belgische federalisme heeft het democratisch gehalte van de Belgische staat vergaand uitgehold.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Het voorgaande belet de Belgische politieke klasse nochtans niet om de politieke ontmanteling van de staat voort te zetten. Na de derde &#8220;staatshervorming&#8221;, die inmiddels meer dan drie decennia geleden plaatsvond en met een valse luister de naam &#8220;Bijzondere wet tot voltooiing van de federale staatsstructuur&#8221; meekreeg, volgden nog twee andere institutionele &#8220;hervormingen&#8221;. Daarbij werden onder meer de kinderbijslagen en de verkeersveiligheid gesplitst. Vandaag zijn de bedragen van de kinderbijslagen in de drie gewesten echter nagenoeg identiek en verplaatsen de Belgen zich niet minder van het ene taalgebied naar het andere dan voorheen.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>EEN ONGEKENDE COMPLEXITEIT EN ONTOEREIKENDE LAPMIDDELEN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Inmiddels bereikt de complexiteit van de staatsstructuur ongekende hoogten. Dierenrechten zijn een federale bevoegdheid. Het dierenwelzijn behoort sedert 2014 dan weer tot de bevoegdheden van de gewesten, terwijl de dierengezondheid een federale bevoegdheid bleef. Los daarvan zijn de dieren in de Noordzee een federale bevoegdheid. De reglementering inzake het vervoer van gevaarlijke goederen en uitzonderlijk vervoer over de weg werd door de zesde \u201cstaatshervorming\u201d geregionaliseerd, tenzij het om nucleair vervoer, het vervoer van explosieven of het vervoer van dierlijke stoffen die een gevaar vormen voor de bevolking gaat. Inzake het energiebeleid waren de tarieven, m.i.v. het prijsbeleid tot 2014 volledig nationaal \u201cwegens hun technische en economische ondeelbaarheid een gelijke behandeling op nationaal vlak behoeven\u201d. Die zin staat trouwens nog steeds in de bijzondere wet. Maar tijdens de zesde \u201cstaatshervorming\u201d regionaliseerde men bepaalde distributienettarieven en sommige tarieven van de openbare gasdistributie. Er is alleszins geen enkele logica te bespeuren in deze bevoegdheidsverdeling. De particratie moddert maar wat aan, zonder een echt plan noch een toekomstvisie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Wat meer is, de versnippering van de bevoegdheden geeft aanleiding tot nog meer taalnationalistische agitatie. En dus tot nog meer splitsingen in de naam van \u201chomogene bevoegdheden\u201d. Die leiden op hun beurt natuurlijk tot een verschillend beleid. Want hoe meer men splitst, hoe meer men verschillen cre\u00ebert. En hoe meer men verschillen cre\u00ebert, hoe meer men splitst. Het is een vicieuze cirkel en de wisselwerkingen tussen het taalkundige nationalisme, het taalkundige federalisme en de gesplitste particratie zijn talrijk en structureel, zoals de voorzitter van de B.U.B. uitlegt in zijn boek &#8220;Voor een nieuw unitair Belgi\u00eb&#8221;, gratis beschikbaar als PDF op&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.belgischeunie.be\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.belgischeunie.be<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Doorheen de jaren zijn er een aantal, vaak goedbedoelde initiatieven gelanceerd om de Belgische federatie beter te laten werken. Zo bijvoorbeeld het herfederaliseren van bevoegdheden. In de praktijk gaat het dan meestal over zeer kleine bevoegdheden, zoals de geluidsnormen en dan nog enkel rond de luchthaven van Zaventem. Een aantal partijen beloven dit al meer dan twee decennia. Toch gebeurt er op dit vlak niets en het ziet er niet naar uit dat dit zal veranderen, gelet op het feit dat openlijk separatistische en zeer regionalistische partijen genoeg zetels hebben in het parlement om de minste herfederalisering te blokkeren. Hetzelfde geldt voor een nationale kieskring, het grondwettelijk opleggen van het onderwijs van de tweede grote landstaal of zelfs de implementering van bestaande verdragen. Zo ratificeerde de Belgische staat in 2001 het Minderhedenverdrag en werd in 2012 krachtens een bijzondere wet een Brusselse hoofdstedelijke gemeenschap opgericht die het grondgebied van de voormalige provincie Brabant omvatte. Die positieve maatregelen bleven onder taalnationalistische druk dode letter.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Maar zelfs indien deze maatregelen gedeeltelijk of zelfs volledig zouden worden uitgevoerd, zou het fundamentele institutionele probleem \u2014 namelijk het de facto bipolaire federalisme \u2014 niet zijn opgelost. Een Belgi\u00eb met vier gewesten, zoals sommigen voorstellen, zou evenmin een oplossing bieden. Dat model bestaat overigens al, in de praktijk. Vastgesteld moet worden dat noch het Brussels gewest, noch de Duitstalige gemeenschap over voldoende gewicht beschikken om bij te dragen tot de invoering van een evenwichtiger institutioneel systeem.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Het confederalisme is zelfs nog erger. Dat project veronderstelt een los verband van onafhankelijke staten die via een internationaal verdrag de bevoegdheden bepalen die zij gemeenschappelijk wensen uit te oefenen. Het is derhalve een post-separatistische constructie, waarbij elke lidstaat voortdurend zou onderhandelen over elke bevoegdheid. Het is alles wat we vandaag kennen, maar dan in een nog oneindig veel ergere versie. Politieke inspanningen om binnen de Europese Unie onafhankelijke staten te cre\u00ebren, zijn overigens tijdverspilling. De Catalaanse ervaring is in dat opzicht bijzonder veelzeggend. Bewegingen zoals het &#8220;r&#8221;attachisme en het Groot-Nederlandisme behoren tot de pure politieke sciencefiction. En bovenal, peiling na peiling toont aan dat een overweldigende meerderheid van de Belgen niet wenst dat de staat wordt gesplitst en zelfs wil dat die terug unitair wordt.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>NAAR EEN NIEUW UNITAIR BELGI\u00cb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De Belgen bevinden zich dus op een kruispunt. Ze kunnen zich blijven neerleggen bij de huidige situatie, in een grotendeels disfunctionele federatie waarin de centrale regering aanzienlijke bedragen moet besteden aan overbodige deelgebieden, waardoor ze haar eigen essenti\u00eble taken nauwelijks nog naar behoren kan uitoefenen. Of ze kunnen een nieuw unitair Belgi\u00eb cre\u00ebren, gedecentraliseerd op basis van de negen historische provincies.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dat veronderstelt uiteraard de hereniging van de provincie Brabant. Om dat te bereiken, zou een raadplegend referendum moeten worden georganiseerd, naar het voorbeeld van dat over de Brexit in 2016.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">In dit harmonieuze model zou de Senaat de provincies vertegenwoordigen en de Kamer de hele bevolking. Wanneer de regionale behoeften verschillen \u2014 waarover de nationalisten zich voortdurend beklagen, uiteraard om Belgi\u00eb te verdelen \u2014, zouden bepaalde bevoegdheden door de wetgever onder nationaal toezicht kunnen worden geprovincialiseerd. Dankzij deze provinciale decentralisatie zouden er geen klassieke staatshervormingen meer nodig zijn. De taalgrens en de faciliteitengemeenten zouden worden gehandhaafd.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hans Van de Cauter, voorzitter van de B.U.B.<br>Bruno Yammine, co\u00f6rdinator van het studiedienst van de B.U.B.<br><a href=\"https:\/\/www.belgischeunie.be\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.belgischeunie.be<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><a href=\"https:\/\/pdfhost.io\/v\/rnUUrb7szx_Artikel_B_U_B__in_Pan_04_09_26\">Dieser Artikel des B.U.B. wurde in der Wochenzeitschrift PAN ver\u00f6ffentlicht<\/a><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>EIN NEUES UNITARISCHES BELGIEN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Seit Jahrzehnten wird mit sch\u00f6ner Regelm\u00e4\u00dfigkeit der unmittelbar bevorstehende Untergang Belgiens prophezeit, ohne dass sich diese politische Weissagung jemals erf\u00fcllt h\u00e4tte. Offenkundig handelt es sich um ein wiederkehrendes Ritual antibelgischer und sprachnationalistischer Personen, Bewegungen und Parteien, die auf diese Weise die politische Aufl\u00f6sung unseres Landes als den unvermeidlichen Endpunkt eines angeblich \u201clogischen\u201d, ja sogar \u201cnat\u00fcrlichen\u201d Prozesses darstellen wollen. Anl\u00e4sslich nationaler oder nationalistischer Gedenkfeiern tritt dieses Ph\u00e4nomen stets aufs Neue und mit besonderer Heftigkeit zutage.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Der dieser Sichtweise zugrunde liegende Gedankengang besagt, Belgien sei ein \u201ck\u00fcnstlicher Staat\u201d. Fragt man allerdings danach, was denn ein \u201cnat\u00fcrlicher\u201d oder gar ein von Gott gewollter Staat sei, bleiben seine Vertreter immer wieder die Antwort schuldig. Gleichwohl ist es dieser nationalistischen Propaganda gelungen, zahlreiche Belgier davon zu \u00fcberzeugen, dass ihr Land im Jahr 2030 zweihundert Jahre \u201cbestehen\u201d werde. W\u00e4re dem tats\u00e4chlich so \u2014 quod non \u2014, dann k\u00f6nnten die Deutschen im selben Jahr den vierzigsten Jahrestag der Existenz ihres Staates feiern, n\u00e4mlich die Wiedervereinigung von 1990. Nicht Belgien, sondern der belgische Staat wird demn\u00e4chst sein zweihundertj\u00e4hriges Bestehen feiern.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Soziologisch betrachtet entstand die belgische Nation jedoch bereits zur Zeit der Burgunderherrschaft, am Ende des 14. und im 15. Jahrhundert, w\u00e4hrend die politisch autonome Nation erstmals 1789\u20131790, im Zuge der Brabanter Revolution, in Erscheinung trat. Das heutige K\u00f6nigreich Belgien bildet jedenfalls seit sechs Jahrhunderten einen einheitlichen politischen und sozio\u00f6konomischen Raum.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">W\u00e4hrend all dieser Jahrhunderte und bis zum Beginn des 20. Jahrhunderts spielte die Sprachgrenze keinerlei politische Rolle. Was heute f\u00e4lschlicherweise als \u201cFlandern\u201d und \u201cWallonien\u201d bezeichnet wird, sind keine jahrhundertealten historischen Gebilde, sondern blo\u00dfe Neusch\u00f6pfungen des unabh\u00e4ngigen belgischen Staates. Erst ab den 1960er Jahren wurde ihnen ein eigenes Territorium zugewiesen. W\u00e4hrend der vergangenen f\u00fcnf Jahrzehnte wurden die Zust\u00e4ndigkeiten der sogenannten \u201cfl\u00e4mischen\u201d und der sogenannten \u201cwallonischen\u201d Region kontinuierlich ausgeweitet.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>EINE ENDLOSE \u201cSTAATSREFORM\u201d<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dieser partikratische Prozess der \u201cStaatsreformen\u201d, der keineswegs Ausdruck des Volkswillens war, geschweige denn auf Volksabstimmungen beruhte, f\u00fchrte zur f\u00f6deralen Verfassung von 1994. Belgien wurde damit zu einem f\u00f6deralen Staat, der aus drei Gemeinschaften und drei Regionen besteht, deren Territorien sich teilweise \u00fcberschneiden. Die Komplexit\u00e4t der belgischen institutionellen Struktur ist derart gro\u00df, dass es in der Region Br\u00fcssel-Hauptstadt drei Gemeinschaftskommissionen gibt \u2014 jede mit einer eigenen Regierung und einem eigenen Parlament \u2014, von denen zwei \u00fcber gesetzgeberische und vollziehende Befugnisse verf\u00fcgen. In Wirklichkeit wird Belgien somit von nicht weniger als neun Regierungen und ebenso vielen Parlamenten regiert. Der F\u00f6deralismus allein gen\u00fcgt daher bereits, um den Mythos zu widerlegen, Belgien sei schlicht die Summe eines \u201cFlandern\u201d und eines \u201cWallonien\u201d.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dieser F\u00f6deralismus hat jedoch keineswegs zu einer besseren Verwaltung des Landes gef\u00fchrt \u2014 im Gegenteil. Das System ist nicht nur au\u00dferordentlich komplex, sondern auch kostspielig, ineffizient, unlogisch, verfassungswidrig \u2014 schlie\u00dflich wurden die Regionen und Gemeinschaften 1970 geschaffen, ohne dass zuvor die f\u00fcr eine Verfassungs\u00e4nderung erforderliche Revisionserkl\u00e4rung abgegeben worden war \u2014, sprachlich-rassistisch und dar\u00fcber hinaus \u00e4u\u00dferst polarisierend.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Die beiden wichtigsten Teilgebiete, die \u201cfl\u00e4mische\u201d und die \u201cwallonische\u201d Region, die jeweils etwa die H\u00e4lfte des belgischen Staatsgebiets umfassen, geb\u00e4rden sich n\u00e4mlich wie Staaten im Staate. Sie verf\u00fcgen nicht nur \u00fcber eigene Institutionen, sondern auch \u00fcber eigene Hymnen, Symbole, Medien, Parteien usw. Ihre Zust\u00e4ndigkeiten sind zudem au\u00dfergew\u00f6hnlich weitreichend und gehen h\u00e4ufig weit \u00fcber das hinaus, was in normalen f\u00f6deralen Staaten \u00fcblich ist. So fallen Bereiche wie Landwirtschaft, Bildungswesen, \u00f6ffentliche Arbeiten, Umwelt und Sport zu einem gro\u00dfen Teil, wenn nicht vollst\u00e4ndig, in die Zust\u00e4ndigkeit der Teilgebiete.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Auch die belgische Au\u00dfenpolitik ist stark zersplittert, da sich Regionen und Gemeinschaften ebenfalls einen Teil der Zust\u00e4ndigkeiten in den Bereichen Waffenexporte, Au\u00dfenhandel, Entwicklungszusammenarbeit und Vertragsrecht angeeignet haben.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Kommt es zu einem Konflikt zwischen dem F\u00f6deralstaat und den Teilgebieten, muss \u2014 n\u00f6tigenfalls jahrelang \u2014 verhandelt werden, denn eine Normenhierarchie ist Belgien fremd, und somit verf\u00fcgt jede (Teil-)Entit\u00e4t \u00fcber ein einseitiges Vetorecht. Unverbindliche Verhandlungen finden zwar in wenig transparenten interministeriellen Konferenzen und im Konzertierungsausschuss statt. Dort versucht man, Interessen- und Kompetenzkonflikte zu vermeiden.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Da nahezu alle Zust\u00e4ndigkeiten miteinander verflochten und die Kompetenzen endlos zersplittert sind, m\u00fcssen zudem fortw\u00e4hrend Kooperationsabkommen geschlossen werden. Diese sind nach dem Prinzip \u201cVogel friss oder stirb\u201d gestaltet, werden von Regierung zu Regierung ausgehandelt, fernab der \u00d6ffentlichkeit, und k\u00f6nnen vom f\u00f6deralen Parlament nicht abge\u00e4ndert werden. Kurz gesagt: Der belgische F\u00f6deralismus hat den demokratischen Gehalt des belgischen Staates weitgehend ausgeh\u00f6hlt.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">All dies hindert die belgische politische Klasse jedoch nicht daran, die politische Demontage des Staates weiter voranzutreiben. Auf die dritte \u201cStaatsreform\u201d, die inzwischen mehr als drei Jahrzehnte zur\u00fcckliegt und irref\u00fchrenderweise den Namen \u201cSondergesetz zur Vollendung der f\u00f6deralen Staatsstruktur\u201d erhielt, folgten noch zwei weitere institutionelle \u201cReformen\u201d. Dabei wurden unter anderem die Familienbeihilfen und die Verkehrssicherheit aufgeteilt. Heute sind die Betr\u00e4ge der Familienbeihilfen in den drei Regionen jedoch nahezu identisch, und die Belgier bewegen sich nicht weniger von einer Sprachgebiet in die andere als zuvor.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>EINE BEISPEILLOSE KOMPLEXIT\u00c4T UND UNZUREICHENDE NOTL\u00d6SUNGEN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Inzwischen erreicht die Komplexit\u00e4t der Staatsstruktur ungeahnte Ausma\u00dfe. Tierrechte fallen in die Zust\u00e4ndigkeit des F\u00f6deralstaates. Der Tierschutz hingegen geh\u00f6rt seit 2014 zu den Zust\u00e4ndigkeiten der Regionen, w\u00e4hrend die Tiergesundheit weiterhin eine f\u00f6derale Zust\u00e4ndigkeit ist. Davon unabh\u00e4ngig fallen die Tiere in der Nordsee in die Zust\u00e4ndigkeit des F\u00f6deralstaates. Die Regelung des Transports gef\u00e4hrlicher G\u00fcter sowie von Schwer- und Sondertransporten auf der Stra\u00dfe wurde durch die sechste \u201cStaatsreform\u201d regionalisiert \u2014 es sei denn, es handelt sich um Transporte von Nuklearmaterial, Explosivstoffen oder tierischen Stoffen, die eine Gefahr f\u00fcr die Bev\u00f6lkerung darstellen. Im Bereich der Energiepolitik waren die Tarife einschlie\u00dflich der Preispolitik bis 2014 vollst\u00e4ndig national geregelt, \u201cda sie wegen ihrer technischen und wirtschaftlichen Unteilbarkeit eine gleichartige Behandlung auf nationaler Ebene erfordern\u201d. Dieser Satz steht \u00fcbrigens noch immer im Sondergesetz. Dennoch wurden im Zuge der sechsten \u201cStaatsreform\u201d bestimmte Tarife der Verteilernetze und einige Tarife der \u00f6ffentlichen Gasversorgung regionalisiert.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Eine wie auch immer geartete Logik ist in dieser Kompetenzverteilung jedenfalls nicht zu erkennen. Die Partikratie wurstelt sich ohne wirklichen Plan und ohne Zukunftsvision weiter durch.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mehr noch: Die Zersplitterung der Zust\u00e4ndigkeiten gibt immer wieder Anlass zu weiterer sprachnationalistischer Agitation \u2014 und damit zu noch mehr Aufteilungen im Namen \u201chomogener Zust\u00e4ndigkeiten\u201d. Diese f\u00fchren ihrerseits zwangsl\u00e4ufig zu einer unterschiedlichen Politik. Denn je mehr man aufteilt, desto mehr Unterschiede schafft man. Und je mehr Unterschiede man schafft, desto mehr teilt man auf. Es handelt sich um einen Teufelskreis, und die Wechselwirkungen zwischen sprachlichem Nationalismus, sprachlichem F\u00f6deralismus und gespaltenem Parteienwesen sind zahlreich und strukturell, wie der Vorsitzende der B.U.B. in seinem Buch \u201cF\u00fcr ein neues unitarisches Belgien\u201d erl\u00e4utert, das kostenlos als PDF auf <a href=\"http:\/\/www.belgischeunie.be\">www.belgischeunie.be<\/a> verf\u00fcgbar ist.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Im Laufe der Jahre wurden zahlreiche Initiativen auf den Weg gebracht, die oftmals von den besten Absichten getragen waren und darauf abzielten, das Funktionieren des belgischen F\u00f6deralstaates zu verbessern. Dazu geh\u00f6rt beispielsweise die Ref\u00f6deralisierung bestimmter Zust\u00e4ndigkeiten. In der Praxis handelt es sich dabei meist um sehr begrenzte Kompetenzen, etwa um L\u00e4rmschutzbestimmungen \u2014 und selbst dann nur im Umfeld des Flughafens Zaventem. Mehrere Parteien versprechen eine solche Ref\u00f6deralisierung bereits seit mehr als zwei Jahrzehnten. Dennoch geschieht nichts, und angesichts der Tatsache, dass offen separatistische und stark regionalistische Parteien \u00fcber gen\u00fcgend Sitze im Parlament verf\u00fcgen, um bereits die geringste Ref\u00f6deralisierung zu blockieren, deutet nichts darauf hin, dass sich daran etwas \u00e4ndern wird.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dasselbe gilt f\u00fcr einen landesweiten Wahlkreis, die verfassungsrechtliche Verankerung des Unterrichts in der zweiten gro\u00dfen Landessprache oder gar die Umsetzung bereits bestehender Vertr\u00e4ge. So ratifizierte der belgische Staat 2001 das Rahmen\u00fcbereinkommen zum Schutz nationaler Minderheiten, und 2012 wurde durch ein Sondergesetz eine Br\u00fcsseler Metropolregion geschaffen, die das Gebiet der ehemaligen Provinz Brabant umfasst. Diese positiven und pro-belgischen Ma\u00dfnahmen sind unter dem Druck der Sprachnationalisten jedoch toter Buchstabe geblieben.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Doch selbst wenn diese Ma\u00dfnahmen teilweise oder sogar vollst\u00e4ndig umgesetzt w\u00fcrden, w\u00e4re das grundlegende institutionelle Problem \u2014 n\u00e4mlich der faktisch bipolare F\u00f6deralismus \u2014 damit nicht gel\u00f6st. Auch ein Belgien mit vier Regionen, wie es manche vorschlagen, w\u00e4re keine L\u00f6sung. Dieses Modell existiert faktisch ohnehin bereits. Es muss festgestellt werden, dass weder die Region Br\u00fcssel-Hauptstadt noch die Deutschsprachige Gemeinschaft \u00fcber gen\u00fcgend politisches Gewicht verf\u00fcgen, um zur Schaffung eines ausgewogeneren institutionellen Systems beizutragen.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Der Konf\u00f6deralismus w\u00e4re noch schlimmer. Dieses Modell setzt einen lockeren Zusammenschluss unabh\u00e4ngiger Staaten voraus, die durch einen v\u00f6lkerrechtlichen Vertrag festlegen w\u00fcrden, welche Zust\u00e4ndigkeiten sie gemeinsam aus\u00fcben wollen. Es handelt sich somit um ein nachseparatistisches Konstrukt, in dem jeder Mitgliedstaat fortw\u00e4hrend \u00fcber jede einzelne Zust\u00e4ndigkeit verhandeln m\u00fcsste. Das ist genau das, was wir heute bereits kennen \u2014 nur in einer unendlich versch\u00e4rften Form.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Die politischen Bem\u00fchungen, innerhalb der Europ\u00e4ischen Union unabh\u00e4ngige Staaten zu schaffen, sind im \u00dcbrigen eine Verschwendung von Zeit und Energie. Die Erfahrung Kataloniens ist in dieser Hinsicht besonders aufschlussreich. Bewegungen wie der &#8220;R&#8221;attachismus und der Gro\u00dfniederlandismus geh\u00f6ren ins Reich der politischen Science-Fiction. Vor allem aber zeigt die belgische Bev\u00f6lkerung Umfrage f\u00fcr Umfrage mit \u00fcberw\u00e4ltigender Mehrheit, dass sie keine Aufspaltung des Staates w\u00fcnscht und sogar m\u00f6chte, dass Belgien wieder ein unitarische Staat wird.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>AUF DEM WEG ZU EINEM NEUEN UNITARISCHEN BELGIEN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Die Belgier stehen somit an einem Scheideweg. Sie k\u00f6nnen sich weiterhin mit der gegenw\u00e4rtigen Situation abfinden, innerhalb eines weitgehend dysfunktionalen F\u00f6deralstaates, in dem die Zentralregierung erhebliche Summen f\u00fcr \u00fcberfl\u00fcssige f\u00f6derierte Einheiten aufwenden muss und dadurch kaum noch in der Lage ist, ihre eigenen wesentlichen Aufgaben ordnungsgem\u00e4\u00df wahrzunehmen. Oder sie k\u00f6nnen ein neues, unitarisches Belgien schaffen, das auf der Grundlage der neun historischen Provinzen dezentralisiert ist.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dies setzt selbstverst\u00e4ndlich die Wiedervereinigung der Provinz Brabant voraus. Um dies zu erreichen, m\u00fcsste ein konsultatives Referendum organisiert werden, \u00e4hnlich jenem, das 2016 zum Brexit abgehalten wurde.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">In diesem harmonischen Modell w\u00fcrde der Senat die Provinzen und die Abgeordnetenkammer die gesamte Bev\u00f6lkerung vertreten. Wo sich regionale Bed\u00fcrfnisse unterscheiden \u2014 wor\u00fcber sich die Nationalisten bekanntlich st\u00e4ndig beklagen, selbstverst\u00e4ndlich mit dem Ziel, Belgien weiter zu spalten \u2014, k\u00f6nnten bestimmte Zust\u00e4ndigkeiten durch den Gesetzgeber unter nationaler Aufsicht auf die Provinzen \u00fcbertragen werden. Dank dieser provinzialen Dezentralisierung w\u00e4ren klassische Staatsreformen k\u00fcnftig nicht mehr erforderlich. Die Sprachgrenze und die Gemeinden mit Spracherleichterungen w\u00fcrden beibehalten.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hans Van de Cauter, Vorsitzender der B.U.B.<br>Bruno Yammine, Koordinator des Studienb\u00fcros der B.U.B.<br><a href=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.unionbelge.be<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis plusieurs d\u00e9cennies, la fin imminente de la Belgique est r\u00e9guli\u00e8rement annonc\u00e9e, sans que cette proph\u00e9tie politique ne se r\u00e9alise. Il s\u2019agit manifestement d\u2019un rituel r\u00e9current auquel se livrent des personnes, des mouvements et des partis antibelges et linguistico-nationalistes, qui cherchent ainsi \u00e0 pr\u00e9senter la dissolution politique de notre pays comme l\u2019aboutissement in\u00e9vitable d\u2019un processus pr\u00e9tendument \u201clogique\u201d, voire \u201cnaturel\u201d. A l\u2019occasion de comm\u00e9morations nationales ou nationalistes, ce ph\u00e9nom\u00e8ne refait invariablement surface avec une vigueur particuli\u00e8re &#8211; Al tientallen jaren wordt de nakende ondergang van Belgi\u00eb met de regelmaat van de klok voorspeld, zonder dat deze politieke profetie zich ooit voltrekt. Het betreft evident een terugkerend ritueel van anti-Belgische en taalnationalistische personen, bewegingen en partijen, die zo de politieke ontbinding van ons land willen voorstellen als het onvermijdelijke eindpunt van een zogenaamd &#8220;logisch&#8221;, ja zelfs &#8220;natuurlijk&#8221; proces. Naar aanleiding van nationale of nationalistische herdenkingen steekt dit fenomeen telkens weer met bijzondere hevigheid de kop op &#8211; Seit Jahrzehnten wird mit sch\u00f6ner Regelm\u00e4\u00dfigkeit der unmittelbar bevorstehende Untergang Belgiens prophezeit, ohne dass sich diese politische Weissagung jemals erf\u00fcllt h\u00e4tte. Offenkundig handelt es sich um ein wiederkehrendes Ritual antibelgischer und sprachnationalistischer Personen, Bewegungen und Parteien, die auf diese Weise die politische Aufl\u00f6sung unseres Landes als den unvermeidlichen Endpunkt eines angeblich \u201clogischen\u201d, ja sogar \u201cnat\u00fcrlichen\u201d Prozesses darstellen wollen. 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