{"id":15335,"date":"2025-08-15T21:41:39","date_gmt":"2025-08-15T20:41:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=15335"},"modified":"2025-08-15T21:41:39","modified_gmt":"2025-08-15T20:41:39","slug":"la-question-royale-un-regard-nuance-de-koningskwestie-een-genuanceerde-blik-die-konigsfrage-ein-differenzierter-blick","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=15335","title":{"rendered":"LA QUESTION ROYALE: UN REGARD NUANC\u00c9 &#8211; DE KONINGSKWESTIE: EEN GENUANCEERDE BLIK &#8211; DIE K\u00d6NIGSFRAGE: EIN DIFFERENZIERTER BLICK"},"content":{"rendered":"\n<p>Image &#8211; Afbeelding &#8211; Bild: Affiche avec une image du Roi L\u00e9opold III qui, en capitulant le 28 mai 1940, a \u00e9vit\u00e9 une violence inutile et mis fin aux horreurs de la guerre. Inscription : &#8220;Sire, nous ne l&#8217;oublierons jamais&#8221;- Poster met afbeelding Koning Leopold III die op 28 mei 1940 door te capituleren en zo zinloos geweld te vermijden, het oorlogsgeweld stopte. Opschrift: &#8220;Sire, dat vergeten wij nooit&#8221; &#8211; Plakat mit einem Bild von K\u00f6nig Leopold III., der am 28. Mai 1940 durch Kapitulation sinnlose Gewalt vermied und das Kriegsgrauen beendete. Aufschrift: &#8220;Sire, das vergessen wir nie&#8221;<\/p>\n\n\n\n<p>Bron &#8211; Source &#8211; Quelle: Wikipedia<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LE 11 AOUT 1950 LE PRINCE BAUDOUIN DEVENAIT PRINCE ROYAL<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le 11 ao\u00fbt 1950 \u2013 il y a maintenant 75 ans \u2013 le prince Baudouin, fils du roi L\u00e9opold III, re\u00e7ut le titre de Prince Royal (il pr\u00eatera serment un an plus tard en tant que cinqui\u00e8me Roi des Belges). Cela marqua la fin de la fameuse&nbsp; \u201cQuestion Royale\u201d. Pour en comprendre l\u2019origine, il faut remonter dix ans en arri\u00e8re.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En 1934, le roi Albert d\u00e9c\u00e9da et son fils, le roi L\u00e9opold III, monta sur le tr\u00f4ne. Son court r\u00e8gne fut marqu\u00e9 par une guerre et une \u201cQuestion Royale\u201d.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s l\u2019invasion de la Belgique neutre par l\u2019Allemagne, le 10 mai 1940 \u2013 pour la deuxi\u00e8me fois en 25 ans \u2013, la situation de l\u2019arm\u00e9e belge devint rapidement d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e. Le 25 mai, un conflit \u00e9clata entre le Roi, en tant que Chef de l\u2019Arm\u00e9e, et le gouvernement. Les ministres estimaient que la Belgique devait continuer le combat aux c\u00f4t\u00e9s de la France et du Royaume-Uni, qui \u00e9taient venus \u00e0 son secours. Ils pensaient que le front finirait par se stabiliser. Le Roi, lui, consid\u00e9rait \u2013 \u00e0 juste titre \u2013 que ces deux pays n\u2019\u00e9taient pas des alli\u00e9s, mais uniquement des garants.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Poursuivre la r\u00e9sistance \u00e9tait en effet devenu inutile et aurait entra\u00een\u00e9 un bain de sang injustifi\u00e9.<\/strong> Une autre consid\u00e9ration entra en jeu: la Belgique, petite puissance, ne d\u00e9tenait aucun prisonnier de guerre allemand. Si elle n\u2019avait pas capitul\u00e9, les soldats belges auraient probablement connu un sort tr\u00e8s d\u00e9favorable.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pendant la guerre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019est donc pas surprenant que le Roi jou\u00eet, durant l\u2019\u00e9t\u00e9 1940, d\u2019une immense popularit\u00e9 aupr\u00e8s de la population belge \u2013 \u00e0 l\u2019inverse du gouvernement r\u00e9fugi\u00e9 \u00e0 Londres. Durant toute la guerre, le chef de l\u2019\u00c9tat adopta une attitude attentiste, poursuivant la politique de neutralit\u00e9 d\u2019avant-guerre. <strong>Le 19 novembre 1940, il rencontra Hitler \u00e0 Berchtesgaden.<\/strong> A ce moment-l\u00e0, l\u2019Allemagne nazie semblait avoir remport\u00e9 la guerre sur le continent europ\u00e9en. Il fut question d\u2019un all\u00e8gement du r\u00e9gime d\u2019occupation, d\u2019une autonomie maximale pour la Belgique (et, vraisemblablement, de l\u2019\u00e9vitement d\u2019une nouvelle <em>Flamenpolitik<\/em>) ainsi que du sort des prisonniers de guerre belges. Sur aucun de ces points, Hitler n\u2019accepta de concessions.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ces conditions, le Roi ne pouvait rien faire. Un point qui susciterait plus tard une vive pol\u00e9mique fut <strong>son mariage avec Lilian Baels<\/strong>, fin 1941. Celui-ci ne fut pas c\u00e9l\u00e9br\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 la Constitution (la c\u00e9r\u00e9monie religieuse eut lieu avant la c\u00e9r\u00e9monie civile) et ne fut r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que plus tard. La Reine Astrid, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 1934 dans un accident de voiture, \u00e9tait extr\u00eamement populaire aupr\u00e8s des Belges, une affection que la nouvelle \u00e9pouse du Roi ne parvint jamais \u00e0 obtenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Roi L\u00e9opold III pensait sans doute encore pouvoir jouer un r\u00f4le dans les futures n\u00e9gociations de paix. Il ne collabora cependant jamais avec l\u2019occupant.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9but 2025, Vincent Stuer r\u00e9v\u00e9la qu\u2019un document fut r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1942, dans lequel il apparaissait que le Roi esp\u00e9rait disposer d\u2019un \u00c9tat propre, par exemple au sud de la Sambre et de la Meuse, d\u2019une taille \u00e9quivalente \u00e0 au moins une province (<em>De Standaard<\/em>, 24 f\u00e9vrier 2025). Mais ce document ne fut jamais officiellement sanctionn\u00e9 par le Roi, encore moins envoy\u00e9 \u00e0 Berlin. Il semble plut\u00f4t s\u2019agir d\u2019un fantasme de certains membres de la Cour, qui cherchaient \u00e0 sauver ce qui pouvait l\u2019\u00eatre dans l\u2019\u00e9ventualit\u00e9 d\u2019un d\u00e9membrement de la Belgique par Berlin.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vers un r\u00e9f\u00e9rendum<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En juin 1944, le Roi fut emmen\u00e9 en Allemagne et trois mois plus tard, la Belgique fut lib\u00e9r\u00e9e. Apr\u00e8s la Lib\u00e9ration, son fr\u00e8re, le prince Charles, devint R\u00e9gent. En juin 1945, le Roi fit savoir qu\u2019il souhaitait revenir en Belgique (il s\u00e9journait alors en Suisse) pour reprendre ses fonctions constitutionnelles. Mais entre-temps, sa personne \u00e9tait devenue l\u2019objet d\u2019une pol\u00e9mique (partisane). Le CVP, fond\u00e9 en 1945 comme successeur du parti catholique, incarna la tendance l\u00e9opoldiste. En mai 1949, ce parti obtint la majorit\u00e9 absolue \u00e0 la Chambre, ce qui lui permit d\u2019organiser en mars 1950 une consultation populaire sur la question. <strong>Il est donc faux d\u2019affirmer que les r\u00e9f\u00e9rendums sont impossibles en Belgique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lors de ce r\u00e9f\u00e9rendum, 58 % des \u00e9lecteurs belges jug\u00e8rent que le Roi pouvait reprendre ses fonctions constitutionnelles. Une majorit\u00e9 fut atteinte dans chaque province, sauf \u00e0 Li\u00e8ge et dans le Hainaut. <strong>Il y avait donc un large soutien au retour du Roi, m\u00eame si \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u2013 comme encore aujourd\u2019hui \u2013 on tenta d\u2019analyser la question sous un angle communautaire.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, d\u2019autres lignes de fracture jou\u00e8rent un r\u00f4le: ville contre campagne, conservateurs contre progressistes, zones industrielles contre zones agricoles, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors du r\u00e9f\u00e9rendum italien de 1946 sur le maintien de la monarchie, une fracture apparut entre un nord r\u00e9publicain et un sud monarchiste \u2013 alors m\u00eame que tous parlaient la m\u00eame langue. Cela d\u00e9montre bien \u00e0 quel point ces mod\u00e8les d\u2019explication peuvent \u00eatre simplistes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019issue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quoi qu\u2019il en soit, apr\u00e8s le retour du Roi le 22 juillet 1950, des troubles \u00e9clat\u00e8rent. <strong>Le 1er ao\u00fbt 1950, le Roi transmit ses pouvoirs \u00e0 son fils Baudouin, qui re\u00e7ut dix jours plus tard le titre de Prince Royal (il n\u2019\u00e9tait pas encore majeur). <\/strong>Le 17 juillet 1951, Baudouin pr\u00eata serment en tant que Roi.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le roi L\u00e9opold III s\u2019effor\u00e7a, dans des circonstances politiques extraordinairement difficiles, de suivre une ligne visant \u00e0 pr\u00e9server la Belgique et son unit\u00e9. A l\u2019instar de son p\u00e8re, le roi Albert Ier, il refusa de sacrifier des soldats belges pour des int\u00e9r\u00eats \u00e9trangers. Lorsque sa propre personne devint l\u2019enjeu d\u2019une pol\u00e9mique politique d\u2019apr\u00e8s-guerre, il abdiqua. Ce faisant, il renfor\u00e7a la monarchie \u2013 qui se veut au-dessus des partis \u2013 et pr\u00e9para la voie pour son fils, qui devint l\u2019un des souverains les plus aim\u00e9s de l\u2019histoire de la Belgique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>OP 11 AUGUSTUS 1950 WERD PRINS BOUDEWIJN KONINKLIJKE PRINS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Op 11 augustus 1950 &#8211; nu 75 jaar geleden &#8211; werd aan prins Boudewijn, de zoon &nbsp;van Koning Boudewijn, de titel van Konklijke Prins toegekend (een jaar later zou hij de eed afleggen als vijfde Koning der Belgen). Daarmee kwam een&nbsp;einde aan de zogenaamde &#8216;Koningskwestie&#8217;. De oorsprong daarvan moeten we tien jaar eerder zoeken.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>In 1934 overleed Koning Albert en besteeg zijn zoon, Koning Leopold III, de troon. Zijn korte regering werd gekenmerkt door een oorlog&nbsp;en een &#8220;Koningskwestie&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>Nadat op 10 mei 1940 Duitsland voor de tweede maal op 25 jaar het neutrale Belgi\u00eb binnenviel, werd de toestand van het Belgische leger al gauw hopeloos. Op 25 mei ontstond er een conflict tussen de Koning-opperbevelhebber en de regering. De ministers vonden dat Belgi\u00eb in Frankrijk aan de zijde van Frankrijk en het Verenigd Koninkrijk &#8211; die Belgi\u00eb ter hulp gesneld waren &#8211; moesten doorvechten. Ze meenden dat het front zich zou stabiliseren. De Koning meende &#8211; terecht &#8211; dat die twee landen geen bondgenoten, maar slechts garanten waren.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Verdere tegenstand was inderdaad zinloos en zou nodeloos bloedvergieten met zich meebrengen.<\/strong> Er was nog een overweging. Belgi\u00eb was een kleine mogendheid zonder Duitse krijgsgevangenen. Had Belgi\u00eb niet gecapituleerd, dan wachtten de Belgische soldaten vermoedelijk een erg ongunstig lot.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tijdens de oorlog<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Geen wonder dat de Koning in de zomer van 1940 een mateloze populariteit genoot onder de Belgen. Dit i.t.t.&nbsp;de naar Londen gevluchte regering. Tijdens de hele oorlog voer het staatshoofd een afwachtende koers, waarbij hij de vooroorlogse neutraliteit doorzette. <strong>Op 19 november 1940 ontmoette hij Hitler te Berchtesgaden<\/strong>. Nazi-Duitsland leek op dat moment de oorlog op het Europese continent in zijn voordeel beslecht te&nbsp;hebben. Er werd gesproken over een mildering van het bezettingsregime, een zo groot mogelijke autonomie voor Belgi\u00eb (en vermoedelijk een vermijding van een tweede &#8216;<em>Flamenpolitik<\/em>&#8216;) en het lot van de Belgische krijgsgevangenen. Op geen enkel vlak gaf Hitler toe.<\/p>\n\n\n\n<p>In die omstandigheden kon de Koning niets doen. Een punt waar later veel polemiek over zou ontstaan, was het <strong>huwelijk van de Koning met Lilian Baels<\/strong> eind 1941. Dat gebeurde niet geheel conform de Grondwet (er was eerst een kerkelijke en dan pas een burgerlijke ceremonie) en bovendien kwam het pas later aan het licht. Koningin Astrid, die in 1934 overleden was ten gevolge van een auto-ongeluk, was uitermate geliefd bij de Belgen, een positie die zijn nieuwe vrouw nooit verkreeg.<\/p>\n\n\n\n<p>Koning Leopold III geloofde ondertussen wellicht zelf nog een rol te kunnen spelen bij de vredesonderhandelingen. Toch zou hij nooit collaboreren.<\/p>\n\n\n\n<p>Begin 2025 meldde Vincent Stuer hierover dat in de zomer van 1942 een document opgesteld werd waaruit moest blijken dat de Koning hoopte op een eigen staat, bijv.&nbsp;ten zuiden van Samber en Maas die minstens een provincie groot was (<em>De<\/em> <em>Standaard<\/em>, 24 februari 2025). Maar dit document werd nooit officieel door de Koning gesanctioneerd laat&nbsp;staan door de Koning opgestuurd naar Berlijn.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Het lijkt veeleer een fantasie van leden van de hofhouding die wilden redden wat er te redden viel, mocht Belgi\u00eb opgedeeld worden door Berlijn.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Naar een referendum<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>In juni 1944 werd de Koning naar Duitsland weggevoerd en drie maanden later werd Belgi\u00eb bevrijd. Na de bevrijding werd zijn broer, prins&nbsp;Karel, Regent. In juni 1945 gaf de Koning aan naar Belgi\u00eb te willen terugkeren (hij verbleef in Zwitserland) om zijn grondwettelijke taken opnieuw op te nemen. Maar intussen was zijn figuur een onderwerp van een (partijpolitieke) polemiek geworden. De in 1945 opgerichte CVP, de opvolger van de katholieke partij, incarneerde daarbij de leopoldistische strekking. In mei 1949 haalde ze een absolute meerderheid in de Kamer, wat haar sterkte om in maart 1950 een volksraadpleging over de zaak uit te schrijven. <strong>Het is dus niet zo dat in Belgi\u00eb referenda onmogelijk zijn.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bij dat referendum oordeelde 58 procent van het Belgische electoraat dat de Koning zijn grondwettelijke taken weer mocht opnemen. In elke provincie werd een meerderheid behaald, behalve in Luik en Henegouwen. <strong>Er was dus een erg ruim draagvlak voor de terugkeer van de Koning, hoewel men zowel toen als vandaag de Belgen heeft willen aansporen om de kwestie door een communautaire bril te laten analyseren.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>In werkelijkheid speelden andere breuklijnen een rol: stad versus platteland, conservatieven versus linksen, industri\u00eble zones tegenover agrarische gebieden enz.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>In het Italiaans referendum over het voortbestaan van de monarchie uit 1946 was er een breuklijn door Itali\u00eb: een republikeins noorden tegenover een monarchistisch zuiden en daar spreekt men dezelfde taal. Het toont maar aan hoe simplistisch dergelijke verklaringsmodellen zijn.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De afloop<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Hoe dan ook, na de terugkeer van de Koning op (22 juli 1950 braken er onlusten uit. <strong>Op 1 augustus 1950 droeg de Koning zijn bevoegdheden over aan zijn zoon Boudewijn, die tien dagen later de titel van Koninklijke Prins (hij was nog niet meerderjarig) kreeg<\/strong>. Op 17 juli 1951 volgde de eedaflegging van Koning Boudewijn.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Besluit<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Koning Leopold III heeft in buitengewoon moeilijke politieke omstandigheden steeds een koers proberen te varen gericht op het voortbestaan van Belgi\u00eb en de Belgische eenheid. Net als zijn vader &#8211; Koning Albert I &#8211; weigerde hij om Belgische soldaten op te offeren aan buitenlandse belangen. Toen zijn persoon zelf de inzet werd van een naoorlogse politieke polemiek is hij afgetreden. Daarmee heeft hij de monarchie &#8211; die boven de partijen staat &#8211; geconsolideerd en de weg vrijgemaakt voor zijn zoon, die een van de meest geliefde staatshoofden werd die Belgi\u00eb ooit kende.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>AM 11. AUGUST 1950 WURDE PRINZ BAUDOUIN, K\u00d6NINGLICHE PRINZ<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Am 11. August 1950 \u2013 also vor genau 75 Jahren \u2013 wurde Prinz Baudouin, der Sohn von K\u00f6nig Leopold III., der Titel eines K\u00f6niglichen Prinzen verliehen (ein Jahr sp\u00e4ter legte er den Eid als f\u00fcnfter K\u00f6nig der Belgier ab). Damit fand die sogenannte \u201eK\u00f6nigsfrage\u201c ihr Ende. Ihren Ursprung m\u00fcssen wir allerdings zehn Jahre fr\u00fcher suchen.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Im Jahr 1934 verstarb K\u00f6nig Albert, und sein Sohn, K\u00f6nig Leopold III., bestieg den Thron. Seine kurze Regierungszeit war gepr\u00e4gt von einem Krieg und der \u201eK\u00f6nigsfrage\u201c.<\/p>\n\n\n\n<p>Nachdem am 10. Mai 1940 Deutschland zum zweiten Mal innerhalb von 25 Jahren das neutrale Belgien \u00fcberfallen hatte, war die Lage der belgischen Armee bald aussichtslos. Am 25. Mai kam es zu einem Konflikt zwischen dem K\u00f6nig als Oberbefehlshaber und der Regierung. Die Minister waren der Meinung, dass Belgien an der Seite Frankreichs und Gro\u00dfbritanniens \u2013 die zu Hilfe geeilt waren \u2013 weiterk\u00e4mpfen m\u00fcsse. Sie gingen davon aus, dass sich die Front stabilisieren w\u00fcrde. Der K\u00f6nig hingegen war \u2013 zu Recht \u2013 der Ansicht, dass diese beiden L\u00e4nder keine B\u00fcndnispartner, sondern lediglich Garantiem\u00e4chte waren.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Weitere Gegenwehr w\u00e4re tats\u00e4chlich sinnlos gewesen und h\u00e4tte nur unn\u00f6tiges Blutvergie\u00dfen zur Folge gehabt.<\/strong> Es gab noch einen weiteren Beweggrund: Belgien war eine kleine Macht ohne deutsche Kriegsgefangene. H\u00e4tte Belgien nicht kapituliert, w\u00e4re den belgischen Soldaten vermutlich ein sehr ung\u00fcnstiges Schicksal widerfahren.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>W\u00e4hrend des Krieges<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Kein Wunder also, dass der K\u00f6nig im Sommer 1940 eine immense Popularit\u00e4t unter der belgischen Bev\u00f6lkerung genoss \u2013 im Gegensatz zur nach London gefl\u00fcchteten Regierung. W\u00e4hrend des gesamten Krieges verfolgte das Staatsoberhaupt eine abwartende Haltung und setzte die Politik der Vorkriegsneutralit\u00e4t fort. <strong>Am 19. November 1940 traf er Hitler in Berchtesgaden.<\/strong> Zu diesem Zeitpunkt schien Nazi-Deutschland den Krieg auf dem europ\u00e4ischen Kontinent f\u00fcr sich entschieden zu haben. Es wurde \u00fcber eine Milderung des Besatzungsregimes, gr\u00f6\u00dftm\u00f6gliche Autonomie f\u00fcr Belgien (und vermutlich die Vermeidung einer zweiten <em>Flamenpolitik<\/em>) sowie das Schicksal der belgischen Kriegsgefangenen gesprochen. In keinem Punkt zeigte Hitler sich kompromissbereit.<\/p>\n\n\n\n<p>Unter diesen Umst\u00e4nden konnte der K\u00f6nig nichts bewirken. Ein Punkt, der sp\u00e4ter viel Polemik hervorrufen sollte, war <strong>die Eheschlie\u00dfung des K\u00f6nigs mit Lilian Baels<\/strong> Ende 1941. Diese erfolgte nicht vollst\u00e4ndig verfassungskonform (zuerst fand die kirchliche, dann erst die zivile Trauung statt) und wurde zudem erst sp\u00e4ter bekannt. K\u00f6nigin Astrid, die 1934 infolge eines Autounfalls gestorben war, war bei der belgischen Bev\u00f6lkerung \u00fcberaus beliebt \u2013 eine Beliebtheit, die seine neue Frau nie erreichte.<\/p>\n\n\n\n<p>K\u00f6nig Leopold III. glaubte wohl weiterhin, bei Friedensverhandlungen eine Rolle spielen zu k\u00f6nnen. Dennoch kollaborierte er nie mit dem Besatzer.<\/p>\n\n\n\n<p>Anfang 2025 berichtete Vincent Stuer, dass im Sommer 1942 ein Dokument verfasst wurde, aus dem hervorgehen sollte, dass der K\u00f6nig auf einen eigenen Staat hoffte, etwa s\u00fcdlich von Sambre und Maas, mindestens von der Gr\u00f6\u00dfe einer Provinz (<em>De Standaard<\/em>, 24. Februar 2025). Dieses Dokument wurde jedoch nie offiziell vom K\u00f6nig gebilligt, geschweige denn nach Berlin geschickt. Es scheint vielmehr eine Fantasie einiger Hofbeamter gewesen zu sein, die retten wollten, was zu retten war, falls Belgien von Berlin aufgeteilt werden sollte.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Auf dem Weg zu einem Referendum<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Im Juni 1944 wurde der K\u00f6nig nach Deutschland gebracht, und drei Monate sp\u00e4ter wurde Belgien befreit. Nach der Befreiung wurde sein Bruder, Prinz Karl, Regent. Im Juni 1945 bekundete der K\u00f6nig den Wunsch, nach Belgien zur\u00fcckzukehren (er hielt sich in der Schweiz auf), um seine verfassungsm\u00e4\u00dfigen Aufgaben wieder aufzunehmen. Inzwischen war seine Person jedoch zum Gegenstand einer (partei-)politischen Kontroverse geworden. Die 1945 gegr\u00fcndete Christliche Volkspartei (CVP), Nachfolgerin der katholischen Partei, verk\u00f6rperte die leopoldistische Str\u00f6mung. Im Mai 1949 errang sie die absolute Mehrheit in der Abgeordnetenkammer, was ihr die Kraft gab, im M\u00e4rz 1950 eine Volksbefragung zur Sache durchzuf\u00fchren. <strong>Es ist also nicht korrekt zu behaupten, dass Referenden in Belgien unm\u00f6glich seien.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bei dieser Volksbefragung sprach sich 58 Prozent der belgischen W\u00e4hler daf\u00fcr aus, dass der K\u00f6nig seine verfassungsm\u00e4\u00dfigen Aufgaben wieder aufnehmen d\u00fcrfe. In jeder Provinz wurde eine Mehrheit erzielt \u2013 au\u00dfer in L\u00fcttich und Hennegau. <strong>Es gab also eine sehr breite Unterst\u00fctzung f\u00fcr die R\u00fcckkehr des K\u00f6nigs, obwohl man damals wie heute versuchte, die Angelegenheit durch eine kommunitaristische Brille zu betrachten.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>In Wirklichkeit spielten andere Bruchlinien eine Rolle: Stadt versus Land, Konservative versus Linke, industrielle versus agrarische Gebiete usw.<\/p>\n\n\n\n<p>Beim italienischen Referendum \u00fcber den Fortbestand der Monarchie im Jahr 1946 verlief die Bruchlinie mitten durch Italien: ein republikanischer Norden gegen\u00fcber einem monarchistischen S\u00fcden \u2013 und das in einem Land mit gemeinsamer Sprache. Das zeigt, wie vereinfachend solche Erkl\u00e4rungsmuster sein k\u00f6nnen.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Der Ausgang<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Wie dem auch sei \u2013 nach der R\u00fcckkehr des K\u00f6nigs am 22. Juli 1950 kam es zu Unruhen. <strong>Am 1. August 1950 \u00fcbertrug der K\u00f6nig seine Befugnisse an seinen Sohn Baudouin, der zehn Tage sp\u00e4ter den Titel des K\u00f6niglichen Prinzen erhielt (er war noch nicht vollj\u00e4hrig).<\/strong> Am 17. Juli 1951 legte Baudouin den Eid als K\u00f6nig ab.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Schlussfolgerung<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>K\u00f6nig Leopold III. hat unter au\u00dfergew\u00f6hnlich schwierigen politischen Umst\u00e4nden stets versucht, einen Kurs zum Erhalt Belgiens und seiner Einheit zu steuern. Wie sein Vater \u2013 K\u00f6nig Albert I. \u2013 weigerte er sich, belgische Soldaten f\u00fcr fremde Interessen zu opfern. Als seine Person selbst zum Gegenstand einer politischen Nachkriegskontroverse wurde, trat er zur\u00fcck. Damit st\u00e4rkte er die Monarchie \u2013 die \u00fcber den Parteien steht \u2013 und ebnete den Weg f\u00fcr seinen Sohn, der zu einem der beliebtesten Staatsoberh\u00e4upter wurde, die Belgien je gekannt hat.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 11 ao\u00fbt 1950 \u2013 il y a maintenant 75 ans \u2013 le prince Baudouin, fils du roi L\u00e9opold III, re\u00e7ut le titre de Prince Royal (il pr\u00eatera serment un an plus tard en tant que cinqui\u00e8me Roi des Belges). Cela marqua la fin de la fameuse\u00a0 \u201cQuestion Royale\u201d. Pour en comprendre l\u2019origine, il faut remonter dix ans en arri\u00e8re &#8211; Op 11 augustus 1950 &#8211; nu 75 jaar geleden &#8211; werd aan prins Boudewijn, de zoon \u00a0van Koning Boudewijn, de titel van Konklijke Prins toegekend (een jaar later zou hij de eed afleggen als vijfde Koning der Belgen). Daarmee kwam een\u00a0einde aan de zogenaamde &#8216;Koningskwestie&#8217;. De oorsprong daarvan moeten we tien jaar eerder zoeken &#8211; Am 11. August 1950 \u2013 also vor genau 75 Jahren \u2013 wurde Prinz Baudouin, der Sohn von K\u00f6nig Leopold III., der Titel eines K\u00f6niglichen Prinzen verliehen (ein Jahr sp\u00e4ter legte er den Eid als f\u00fcnfter K\u00f6nig der Belgier ab). Damit fand die sogenannte \u201eK\u00f6nigsfrage\u201c ihr Ende. Ihren Ursprung m\u00fcssen wir allerdings zehn Jahre fr\u00fcher suchen<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":15336,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"powered_cache_disable_cache":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[7,1,5],"tags":[],"class_list":["post-15335","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-history","category-news0","category-opinions"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/Belgische_Propaganda_Poster_Van_Koning_Leopold_III_met_opschrifft__28_Mei_1940_Halt_Sire_Dat_Vergeten_Wij_Nooit__naar_aanleiding_van_de_18_daagse_veldtocht.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p6Y7u0-3Zl","jetpack_likes_enabled":false,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15335","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=15335"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15335\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15337,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/15335\/revisions\/15337"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/15336"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=15335"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=15335"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.unionbelge.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=15335"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}