{"id":13161,"date":"2020-02-09T23:26:29","date_gmt":"2020-02-09T22:26:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.unionbelge.be\/?p=13161"},"modified":"2020-02-16T20:06:48","modified_gmt":"2020-02-16T19:06:48","slug":"les-trois-causes-et-solutions-de-la-crise-politique-de-drie-oorzaken-en-oplossingen-van-de-politieke-crisis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=13161","title":{"rendered":"LES TROIS CAUSES ET SOLUTIONS DE LA CRISE POLITIQUE &#8211; DE DRIE OORZAKEN EN OPLOSSINGEN VAN DE POLITIEKE CRISIS"},"content":{"rendered":"\n<p>Drie oorzaken, drie oplossingen (Foto B.U.B. vlnr.:  Yves-Marie Vandenbrande, J\u00e9r\u00e9my Charlier en Hans Van de Cauter,  Congreskolom in Brussel, 11.11.2017) \u2013 Trois causes, trois solutions  (Photo B.U.B., de gauche \u00e0 droite: Yves-Marie Vandenbrande, J\u00e9r\u00e9my  Charlier et Hans Van de Cauter, Collone du Congr\u00e8s, 11.11.2017).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN GOUVERNEMENT PROVISOIRE D\u2019UNION NATIONALE ET UN REFERENDUM INSTITUTIONNEL S\u2019IMPOSENT&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La crise politique en Belgique s\u2019\u00e9ternise. Un an et cinquante jours apr\u00e8s la chute du gouvernement Michel, il n\u2019y a toujours pas de nouveau gouvernement national. Pour le B.U.B., les causes de la crise sont \u00e9videntes. Les solutions aussi. Mais celles-ci devront \u00eatre tr\u00e8s drastiques.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La crise actuelle r\u00e9sume tr\u00e8s bien \u00e0 la fois la crise permanente du f\u00e9d\u00e9ralisme linguistique et celle du nationalisme linguistique. Depuis dix ans, elles sont devenues extr\u00eamement aigues. Vu que la particratie est scind\u00e9e elle-m\u00eame sur base linguistique, elle fait partie du probl\u00e8me et ne peut donc offrir des solutions. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A) LES CAUSES DE LA CRISE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>1.&nbsp; Le nationalisme linguistique<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Bien que la probl\u00e9matique linguistique, au sens strict du mot, date du 19e si\u00e8cle, ce n\u2019est que pendant la Premi\u00e8re Guerre Mondiale qu\u2019un mouvement antibelge naquit au sein du mouvement \u2018\u2019flamand\u2019\u2019. Ce courant antibelge \u00e9tait la cons\u00e9quence d\u2019une politique allemande men\u00e9e consciemment, ayant comme but la destruction politique de la Belgique, <a href=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=9064\"><strong>la \u2018\u2019<em>Flamenpolitik<\/em>\u2019\u2019<\/strong><\/a>.&nbsp;Pendant la Seconde Guerre mondiale, on y a rajout\u00e9 une couche. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"276\" height=\"182\" src=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/vu.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13164\"\/><figcaption>Propaganda van de Volksunie &#8211; Propagande de la Volksunie (&#8220;le travail et la prosp\u00e9rit\u00e9 dans une Flandre ind\u00e9pendante&#8221;; bron -source: Twitter)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9puration apr\u00e8s la guerre (appel\u00e9e \u00e0 tort &#8220;r\u00e9pression&#8221; par les flamingants et par la presse) a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8re. On a autoris\u00e9 \u00e0 la Volksunie \u00e0 se d\u00e9velopper en tant que parti f\u00e9d\u00e9raliste d\u00e8s sa fondation \u00e0 Anvers en 1954. Le parti a \u00e9t\u00e9 subventionn\u00e9 par le monde des affaires. Il a vu dans le Rassemblement Wallon (1968) un alli\u00e9 objectif. Les deux formations politiques ont pouss\u00e9 la Belgique dans la direction du f\u00e9d\u00e9ralisme linguistique, qui a \u00e9t\u00e9 approfondi \u00e0 partir de 1970. <\/p>\n\n\n\n<p>En 1978, \u00e0 la suite d\u2019une premi\u00e8re scission de la Volksunie, le \u201cVlaams\u201d Blok (depuis 2004 &#8221;Vlaams&#8221; Belang), parti s\u00e9paratiste et d&#8217;extr\u00eame droite, est n\u00e9. Suite \u00e0 l&#8217;implosion de la VU en 2001 et sa seconde scission, la N-VA a \u00e9merg\u00e9, un parti ouvertement s\u00e9paratiste. Apr\u00e8s un cartel avec le CD&amp;V (2004-2008), il est devenu le plus grand parti de notre pays en 2010.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le nationalisme linguistique domine la politique belge depuis 100 ans et est entretenu par des politiciens unilingues (qui sont trop nombreux), des partis politiques scind\u00e9s, des m\u00e9dias scind\u00e9s et le f\u00e9d\u00e9ralisme linguistique (<em>voir le point suivant<\/em>).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>2. Le f\u00e9d\u00e9ralisme linguistique&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le syst\u00e8me f\u00e9d\u00e9ral existe depuis 50 ans. Il est tr\u00e8s compliqu\u00e9, inefficace, dispendieux, polarisant, antid\u00e9mocratique <strong><a href=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=5421\">et m\u00eame anticonstitutionnel<\/a>. &nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce syst\u00e8me est la cons\u00e9quence institutionnelle de la politique du nationalisme linguistique : diviser notre pays sur base de fronti\u00e8res linguistiques. Le f\u00e9d\u00e9ralisme renforce les nationalismes en Belgique, qui poss\u00e8dent aujourd&#8217;hui leurs propres gouvernements et parlements. Chacun d\u2019entre eux veut \u00e9tendre son pouvoir. <\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Plus les comp\u00e9tences nationales sont scind\u00e9es, plus des diff\u00e9rences sont cr\u00e9\u00e9es et plus des diff\u00e9rences sont cr\u00e9\u00e9es, plus on scinde. C&#8217;est un cercle vicieux.&nbsp;De par sa logique interne, le f\u00e9d\u00e9ralisme risque de scinder le pays.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Chaque r\u00e9gion et chaque communaut\u00e9 dispose d\u00e9sormais de son propre gouvernement (sauf au nord, o\u00f9 on les a fusionn\u00e9s). Le paysage politique est partout fragment\u00e9, mais nulle part plus qu&#8217;au niveau f\u00e9d\u00e9ral en raison de la scission linguistique des partis. En outre, les partis dits traditionnels deviennent de plus en plus petits, tandis que les partis populistes \u00e9voluent en sens oppos\u00e9. La r\u00e9sultat en est que la Chambre de Repr\u00e9sentants compte une dizaine de partis, chacun ayant un poids \u00e9lectoral (\u00e0 peu pr\u00e8s) \u00e9gal. Au sein des &#8220;entit\u00e9s f\u00e9d\u00e9r\u00e9es&#8221;, ce nombre peut \u00eatre divis\u00e9 par deux. C\u2019est pourquoi en 2014 et 2019, les gouvernements r\u00e9gionaux et communautaires ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s avant m\u00eame le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral. En 2010, un sc\u00e9nario similaire s\u2019est d\u00e9roul\u00e9, les gouvernements r\u00e9gionaux et communautaires ayant d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 form\u00e9s en 2009.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e9vident que cela rend plus difficile la composition du gouvernement belge. En effet, des accords pr\u00e9\u00e9lectoraux existent entre les partis dans les r\u00e9gions et les communaut\u00e9s. En outre, l&#8217;urgence de former un gouvernement f\u00e9d\u00e9ral est moindre puisque de nombreuses comp\u00e9tences ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 &nbsp;scind\u00e9es et les autres gouvernements r\u00e9gionaux et communautaires ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 form\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le parapluie offert par l&#8217;UE et l&#8217;union mon\u00e9taire r\u00e9duit encore davantage cette urgence.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, on arrive de fil en aiguille au troisi\u00e8me probl\u00e8me: la particratie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>3. La particratie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/1968-PVV.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-13167\" width=\"241\" height=\"405\" srcset=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/1968-PVV.jpg 345w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/1968-PVV-178x300.jpg 178w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/1968-PVV-300x504.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 241px) 100vw, 241px\" \/><figcaption>Le PVV-PLP en 1968: un parti unitariste, luttant pour la paix  linguistique \u2013 de PVV-PLP in 1968: een unitaristische partij die het  opnam voor de taalvrede; bron-source:  http:\/\/www.liberaalarchief.be\/afb\/1968-PVV.jpg<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La particratie n&#8217;existait pas encore au moment de l&#8217;ind\u00e9pendance de la Belgique en 1830. Ce n&#8217;est qu&#8217;en 1847 que le premier parti a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9, le parti lib\u00e9ral. Apr\u00e8s la Premi\u00e8re Guerre mondiale, les partis politiques se sont progressivement renforc\u00e9s. En soi, cela ne constituait aucun probl\u00e8me. Cependant, entre 1968 et 1978, les grands partis se sont scind\u00e9s sur base linguistique. Cela signifie que les politiciens du nord, du sud, du centre (Bruxelles) et de l&#8217;est (communaut\u00e9 germanophone) se parlent beaucoup moins et sont devenus en premier lieu les portes-parole de leur propre communaut\u00e9 linguistique.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces partis dominent le paysage politique belge et choisissent avec quels autres partis ils veulent n\u00e9gocier. Dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 ils ont d\u00e9j\u00e0 conclu des accords avec certains partis au niveau r\u00e9gional ou communautaire, ils souhaitent \u00e9galement coop\u00e9rer avec ces partis au niveau &#8220;f\u00e9d\u00e9ral&#8221;. Mais les autres partis de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re linguistique, dont les r\u00e9sultats \u00e9lectoraux sont parfois tr\u00e8s diff\u00e9rents suite \u00e0 la division linguistique, n\u2019en veulent pas automatiquement. La formation de coalitions diff\u00e9rentes les uns des autres &#8211; et donc asym\u00e9triques &#8211; au niveau r\u00e9gional et communautaire avant que le gouvernement belge ne soit form\u00e9 institutionnalise ce probl\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019on y ajoute la grande fragmentation d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9e du paysage politique depuis quelques ann\u00e9es et le poids \u00e9lectoral des partis s\u00e9paratistes dans le nord, on arrive \u00e0 un terreau id\u00e9al pour les blocages politiques, comme celui nous en vivons actuellement. La premi\u00e8re fois, une tel blocage s\u2019est produit lors de la longue crise de 2007 \u00e0 2011, qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 la sixi\u00e8me r\u00e9forme de l&#8217;Etat.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>B. LES SOLUTIONS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il faut s\u2019attaquer aux causes. C\u2019est pourquoi les solutions sont triples, tout comme les causes. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>1)&nbsp;&nbsp; Le multilinguisme et la lutte contre le nationalisme linguistique<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cela doit se passer \u00e0 l\u2019aide des \u00e9coles et des m\u00e9dias. Cette solution implique que ces comp\u00e9tences redeviennent nationales, \u00e9ventuellement avec une d\u00e9centralisation provinciale. <\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>2) Une nouvelle Belgique unitaire<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le f\u00e9d\u00e9ralisme linguistique est un d\u00e9sastre politique, \u00e9conomique, sociologique et culturel. Il doit \u00eatre aboli au plus vite et remplac\u00e9 par une Belgique unitaire bas\u00e9e sur les neuf provinces historiques. La fronti\u00e8re linguistique et les lois linguistiques seront pr\u00e9serv\u00e9es, la province du Brabant sera r\u00e9unifi\u00e9e. Si n\u00e9cessaire, trois petits conseils culturels seront gard\u00e9s dot\u00e9s d\u2019une comp\u00e9tence purement consultative.<\/p>\n\n\n\n<p>Le moyen le plus facile d&#8217;op\u00e9rer cette r\u00e9volution consiste \u00e0 organiser un r\u00e9f\u00e9rendum consultatif avec plusieurs options et tours. <a href=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=13006\"><strong>D\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&#8217;heure actuelle, environ la moiti\u00e9 des Belges souhaite un Etat unitair<\/strong>e, <strong>bien que cette option ne soit \u00e0 peine d\u00e9fendue dans les m\u00e9dias.<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>3)&nbsp;&nbsp; Des partis multilingues et un march\u00e9 politique libre<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une nouvelle Belgique unitaire obligera \u00e9galement les partis scind\u00e9s sur base linguistique \u00e0 redevenir nationaux et donc trilingues (n\u00e9erlandais, fran\u00e7ais, allemand). \u00c9tant donn\u00e9 qu&#8217;il existe encore des familles politiques au parlement national (socialistes, lib\u00e9raux) et m\u00eame des partis et fractions politiques unitaires (les verts, le PTB), cela ne devrait pas poser de difficult\u00e9. Les grands perdants seront alors bien entendu les partis nationalistes puisqu\u2019ils sont priv\u00e9s de partenaire au-del\u00e0 de la fronti\u00e8re linguistique.&nbsp;La formation d&#8217;un gouvernement national &#8211; le seul qui restera \u2013 sera alors grandement facilit\u00e9e. <\/p>\n\n\n\n<p>En m\u00eame temps, il convient d&#8217;accorder une plus grande place aux nouvelles initiatives politiques en r\u00e9duisant drastiquement, voire en supprimant les subventions aux partis. De cette fa\u00e7on, de nouveaux grands partis trilingues pourront \u00e9merger et remplacer la particratie d\u00e9su\u00e8te. <\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>4)&nbsp;&nbsp; De quelle mani\u00e8re faut-il maintenant poursuivre la formation du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral ?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le probl\u00e8me aigu qui se pose \u00e0 pr\u00e9sent est bien s\u00fbr de savoir comment continuer la formation du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral. Toute solution conf\u00e9d\u00e9raliste, telle qu&#8217;un &#8220;gouvernement miroir&#8221;, c\u2019est-\u00e0-dire un gouvernement f\u00e9d\u00e9ral form\u00e9 comme reflet des gouvernements r\u00e9gionaux ou \u00ab&nbsp;la Belgique des 4 r\u00e9gions&nbsp;\u00bb qui consiste en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 confirmer la bipolarit\u00e9 (une Belgique compos\u00e9e de 2,75 r\u00e9gions), est une non-solution qui ne fera qu&#8217;aggraver le blocage. Forcer les hommes politiques \u00e0 travailler ensemble n&#8217;est en outre jamais une bonne solution et de surcro\u00eet antid\u00e9mocratique. Aussi une septi\u00e8me et donc une \u00e9ni\u00e8me r\u00e9forme de l&#8217;\u00c9tat ne fera qu&#8217;exacerber le probl\u00e8me bipolaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Qui plus est, une telle r\u00e9forme de l\u2019Etat est parfaitement irr\u00e9aliste. D\u00e9j\u00e0 la note de l\u2019informateur Magnette contenait la phrase: \u2018\u2019<em>La Belgique n&#8217;entreprendra ni directement ni indirectement une r\u00e9forme de l&#8217;Etat au cours de la prochaine l\u00e9gislature<\/em>\u2019\u2019. (<em>De Standaard<\/em>, 7 f\u00e9vrier 2020). <strong>Math\u00e9matiquement, une telle r\u00e9forme est d\u2018ailleurs impossible.<\/strong> En effet, pour transf\u00e9rer des comp\u00e9tences aux entit\u00e9s f\u00e9d\u00e9r\u00e9es, il faut une majorit\u00e9 de 2\/3 et une majorit\u00e9 simple dans chaque groupe linguistique et cela dans chacune des deux chambres l\u00e9gislatives (Chambre et S\u00e9nat). Il s\u2019ensuit qu\u2019il faut 100 si\u00e8ges \u00e0 la Chambre. Or, 34 des 150 membres y seront en tout cas oppos\u00e9s, soit parce que cette r\u00e9forme ne va pas assez loin (VB, l\u2019ind\u00e9pendant Jean-Marie Dedecker), soit parce qu\u2019elle va trop loin (le PTB, D\u00e9fi), ou pour d\u2019autres raisons (l\u2019ind\u00e9pendant E. Kir). <\/p>\n\n\n\n<p>En somme, chaque r\u00e9forme institutionnelle part d\u2019un cadre de 116 si\u00e8ges. Cela donne notamment un droit de v\u00e9to unilat\u00e9ral \u00e0 la N-VA, au PS, aux verts et aux lib\u00e9raux. A l\u2019heure actuelle on sait d\u00e9j\u00e0 que les verts (21 si\u00e8ges), le MR (14 si\u00e8ges) et probablement l\u2019Open VLD (12 si\u00e8ges) s\u2019opposent \u00e0 une telle r\u00e9forme de l\u2019Etat. Il y a donc \u2013 dans le \u201cmeilleur\u201d des cas \u2013 71 si\u00e8ges en faveur d\u2019une r\u00e9forme de l\u2019Etat. C\u2019est encore moins que les si\u00e8ges n\u00e9cessaires \u00e0 la formation du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral! Bref, une r\u00e9forme de l\u2019Etat est \u00e0 l\u2019heure actuelle une chim\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alors, que faire \u00e0 l\u2019heure actuelle? <\/strong>Le Roi doit composer un gouvernement provisoire d\u2019union nationale compos\u00e9 de repr\u00e9sentants de tous les partis mod\u00e9r\u00e9s et compl\u00e9t\u00e9s de quelques experts ind\u00e9pendants. Ce gouvernement de transition pour environ 1,5 an doit avoir un agenda limit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire la r\u00e9daction d\u2019un budget, la gestion des affaires courantes et l\u2019organisation d\u2019un r\u00e9f\u00e9rendum institutionnel et consultatif avec plusieurs options et tours, <a href=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=10450\"><strong>comme le B.U.B. l&#8217;a d\u00e9j\u00e0 propos\u00e9 en 2016<\/strong><\/a>, ainsi que l\u2019ex\u00e9cution du r\u00e9sultat de ce r\u00e9f\u00e9rendum.&nbsp;Ainsi, les Belges auront enfin une certitude sur la structure \u00e9tatique dans laquelle ils vivront les prochaines d\u00e9cennies.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Belgique a donc maintenant besoin d\u2019un r\u00e9f\u00e9rendum institutionnel et d\u2019un gouvernement provisoire d&#8217;union nationale. La solution \u00e0 la situation politique belge est donc \u00e0 la fois simple et compliqu\u00e9e. C&#8217;est un paradoxe. Mais ceux qui ont lu ce texte avec attention trouveront la solution plut\u00f4t simple.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"802\" src=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Mapa-de-Belgica-1024x802.gif\" alt=\"\" class=\"wp-image-13163\" srcset=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Mapa-de-Belgica-1024x802.gif 1024w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Mapa-de-Belgica-420x329.gif 420w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Mapa-de-Belgica-800x627.gif 800w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Mapa-de-Belgica-300x235.gif 300w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Mapa-de-Belgica-768x602.gif 768w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/Mapa-de-Belgica-600x470.gif 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Kaart van het unitaire Belgi\u00eb; Carte de la Belgique unitaire (Bron &#8211; source: www.gifex.com)<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>EEN VOORLOPIGE REGERING VAN NATIONALE EENHEID EN EEN INSTITUTIONEEL REFERENDUM DRINGEN ZICH OP&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>De politieke crisis in Belgi\u00eb houdt niet op. E\u00e9n jaar en 50 dagen na de val van de regering Michel is er nog steeds geen nieuwe nationale regering. Voor de B.U.B. zijn de oorzaken van de crisis duidelijk. De oplossingen ook. Maar ze zullen heel drastisch moeten zijn.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Deze crisis vat mooi de permanente crisis van het taalfederalisme en het taalnationalisme samen. Sedert tien jaar werd die erg acuut. De taalgesplitste particratie kan geen oplossingen bieden omdat ze zelf een deel van het probleem vormt.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A. OORZAKEN VAN DE CRISIS&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1) Het taalnationalisme<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Hoewel de taalproblematiek in de enge zin van het woord uit de 19de eeuw dateert, ontstond er pas tijdens de Eerste Wereldoorlog een anti-Belgische stroming binnen de \u2018\u2019Vlaamse\u2019\u2019 beweging. Die anti-Belgische stroming was het gevolg van een bewuste Duitse politiek, erop gericht Belgi\u00eb politiek te vernietigen, <a href=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=9064\"><strong>de \u201c<em>Flamenpolitik<\/em>\u201d<\/strong><\/a>. &nbsp; Tijdens de Tweede Wereldoorlog werd daar nog een schepje bovenop gedaan. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>De zuivering na de oorlog (verkeerdelijk door de flaminganten en de pers \u201crepressie\u201d genoemd) was zeer licht.&nbsp; Men liet de Volksunie zich als federalistische partij ontwikkelen vanaf zijn stichting in Antwerpen in 1954. De partij werd gesubsidieerd door het bedrijfsleven. Die partij kreeg als objectieve bondgenoot het Rassemblement Wallon (1968). Beide politieke formaties dreven Belgi\u00eb in de richting van het taalfederalisme, dat vanaf 1970 uitgebouwd werd.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>In 1978 ontstond uit een eerste scheuring van de Volksunie het \u2018\u2019Vlaams\u2019\u2019 Blok, (vanaf 2004: \u2018\u2019Vlaams\u2019\u2019 Belang), een radicaalrechtse en separatistische partij.&nbsp; Na de implosie en de tweede splitsing van de VU in 2001 ontstond de N-VA, een openlijk separatistische partij. Volgend op een kartel met CD&amp;V (2004-2008) werd die in 2010 de grootste partij van ons land.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Het taalnationalisme domineert sinds 100 jaar de Belgische politiek en wordt onderhouden door (teveel) \u00e9\u00e9ntalige politici, gesplitste politieke partijen, gesplitste media en het taalfederalisme (zie volgend punt).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>2) Het taalfederalisme&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dit systeem bestaat nu 50 jaar en is zeer ingewikkeld, ineffici\u00ebnt, peperduur, polariserend, ondemocratisch en is <a href=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=5421\"><strong>zelfs op ongrondwettelijke wijze <\/strong><\/a>&nbsp;tot stand gekomen. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Het is het institutioneel gevolg van de politiek van taalnationalisme: ons land opsplitsen op basis van taalgrenzen. Dit systeem versterkt de bestaande nationalismen in Belgi\u00eb, die vandaag over talloze eigen regeringen en parlementen beschikken. Elk willen ze hun macht uitbreiden.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Hoe meer nationale bevoegdheden men splitst, hoe meer verschillen men cre\u00ebert en hoe meer verschillen men cre\u00ebert, hoe meer men splitst. Het is een vicieuze cirkel.&nbsp;Zo dreigt de interne logica van het federalisme het land te splitsen.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elk gewest en elke gemeenschap beschikt nu dus over hun eigen regering en parlement (behoudens in het noorden waar die samengevoegd werden). Overal is het partijpolitieke landschap versnipperd, maar omwille van de taalsplitsing van de partijen nergens meer dan op het federale vlak. De zogenaamde traditionele partijen worden bovendien steeds kleiner, terwijl populistische partijen een omgekeerde beweging maken. Het resultaat daarvan is dat de Kamer van Volksvertegenwoordigers een tiental partijen telt, elk met een (ongeveer) even groot electoraal gewicht . In de \u2018\u2019deelstaten\u2019\u2019 kan dit aantal door twee gedeeld worden. <\/p>\n\n\n\n<p>Het resultaat is dat in 2014 en 2019 de regionale en communautaire regeringen nog v\u00f3\u00f3r de federale regering gevormd werden. In 2010, voltrok zich een gelijkaardig scenario, daar de gewestelijke en gemeenschapsregeringen al in 2009 gevormd waren. <\/p>\n\n\n\n<p>Zo wordt het moeilijker een Belgische regering samen te stellen. In de gewesten en de gemeenschappen bestaan er tussen de partijen immers al pre-electorale akkoorden. Bovendien is de urgentie minder groot omdat er al zoveel bevoegdheden gesplitst zijn en de andere regeringen toch al gevormd zijn. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/800px-Flag_of_Europe.svg_.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-13168\" width=\"359\" height=\"239\" srcset=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/800px-Flag_of_Europe.svg_.png 800w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/800px-Flag_of_Europe.svg_-420x280.png 420w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/800px-Flag_of_Europe.svg_-300x200.png 300w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/800px-Flag_of_Europe.svg_-768x512.png 768w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/800px-Flag_of_Europe.svg_-600x400.png 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 359px) 100vw, 359px\" \/><figcaption>De EU be\u00efnvloedt de Belgische politiek &#8211; L&#8217;U.E. influence la politique belge (bron-source: wikipedia)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>De paraplu die de EU en de monetaire unie bieden, verlaagt die urgentie nog meer.&nbsp;Zo komen we tot het derde probleem dat hiermee verband houdt: de particratie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>3) De particratie&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De particratie bestond nog niet ten tijde van de Belgische onafhankelijkheid in 1830. Pas in 1847 werd de eerste partij opgericht, de liberale partij. Na de Eerste Wereldoorlog werden de partijen gaandeweg sterker. Op zich vormde dat geen probleem. Maar tussen 1968 en 1978 werden de grote partijen op taalbasis gesplitst. Dit zorgt ervoor dat de politici uit het noorden, het zuiden, het centrum (Brussel) en het oosten (Duitstalige gemeenschap) veel minder met elkaar spreken en zich in de eerste plaats tot woordvoerder van hun taalgemeenschap opwerpen.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Die partijen domineren het Belgische politieke landschap en kiezen zelf met welke andere partijen ze willen onderhandelen. Als ze op regionaal of communautair niveau al akkoorden hebben gesloten met bepaalde partijen, willen ze ook op \u201cfederaal\u201d niveau met die partijen samenwerken. Maar de andere partijen van over de taalgrens, van wie de verkiezingsresultaten gelet op de taalsplitsing soms heel anders zijn, keuren dit niet automatisch goed. De vorming van coalities die onderling verschillen op regionaal en communautair niveau (zgn. asymmetrische coalities) institutionaliseren dit probleem, temeer indien ze gevormd worden v\u00f3\u00f3r de federale regering. <\/p>\n\n\n\n<p>Voeg daarbij nog eens de aangehaalde grote versnippering van het politieke landschap sinds enkele jaren en het electoraal gewicht van separatistische partijen in het noorden. Zo ontstaat een spanningsveld dat voor blokkeringen zorgt, zoals we er nu opnieuw \u00e9\u00e9n meemaken. De eerste keer was tijdens de lange crisis van 2007 tot 2011, die de zesde staatshervorming voorafging. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>B. OPLOSSINGEN &nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De oplossingen zijn net zoals de oorzaken drieledig omdat de oorzaken moeten bekampt worden.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>1)&nbsp;&nbsp; Meertaligheid en strijd tegen taalnationalisme&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dit moet gebeuren via de scholen en de media, wat veronderstelt dat die niet langer een gemeenschapsbevoegdheid blijven, maar opnieuw een nationale bevoegdheid worden, eventueel aangevuld met provinciale decentralisatie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>2)&nbsp;&nbsp; Een nieuw unitair Belgi\u00eb&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Het taalfederalisme is een politieke, staatkundige, economische, sociologische en culturele ramp. Het moet onverwijld afgeschaft worden en vervangen worden door een unitair Belgi\u00eb op basis van de 9 historische provincies. De taalgrens en de taalwetten blijven behouden, de provincie Brabant wordt herenigd. Eventueel worden drie kleine cultuurraden behouden, met een louter adviserende bevoegdheid.<\/p>\n\n\n\n<p>Die omwenteling kan er het gemakkelijkst komen via een institutioneel referendum met verschillende opties en rondes. <a href=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=13006\"><strong>Zowat de helft van de Belgen wil immers vandaag al unitarisme ook al wordt het nauwelijks in de media of in de politiek verdedigd.  &nbsp;<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>3)&nbsp; Meertalige partijen en vrije politieke markt&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Een nieuw unitair Belgi\u00eb gaat de taalgesplitste partijen ook dwingen om weer nationaal en dus drietalig te worden (Nederlands, Frans, Duits). Gelet op het feit dat er in het nationaal parlement nog steeds politieke families (socialisten, liberalen) bestaan of zelfs unitaire partijen en fracties (groenen, PVDA) is dit ook zeer haalbaar. De grote verliezers worden dan natuurlijk de nationalistische partijen die aan de andere kant van de taalgrens geen partner hebben. De vorming van een nationale regering \u2013 de enige die er dan nog overblijft \u2013 zal dan veel eenvoudiger worden.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Tevens dient er meer ruimte gegeven te worden aan nieuwe politieke initiatieven door een drastische vermindering of afschaffing van de partijsubsidies. Zo zullen nieuwe grote, drietalige partijen kunnen ontstaan die de aftandse particratie kunnen vervangen.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>4) Hoe moet de huidige formatie van de federale regering nu verder?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Het acute probleem is nu natuurlijk hoe de federale regeringsformatie verder moet. Elke confederalistische oplossing, zoals een \u2018afspiegelingsregering\u2019, waarbij de federale regering gevormd wordt als afspiegeling van de regionale regeringen, is een non-oplossing die de blokkering alleen maar zal verergeren. Politici dwingen om samen te werken, is overigens nooit een goede oplossing en is anti-democratisch. Ook een zevende en dus zoveelste staatshervorming of \u201ceen Belgi\u00eb van 4 gewesten\u201d, dat in realiteit neerkomt op een bevestiging van de schadelijke bipolariteit (een Belgi\u00eb van 2,75 gewesten), zal de problematiek alleen maar verscherpen.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"232\" height=\"232\" src=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/4regions.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-13169\" srcset=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/4regions.png 232w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/4regions-100x100.png 100w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/4regions-150x150.png 150w, https:\/\/www.unionbelge.be\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/4regions-200x200.png 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 232px) 100vw, 232px\" \/><figcaption>Een Belgi\u00eb van 2,75 gewesten: een belachelijk idee; Une Belgique compos\u00e9e de 2,75 r\u00e9gions: une id\u00e9e ridicule (bron &#8211; source: ProBruxsel) <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Bovendien is zo&#8217;n staatshervorming volkomen onrealistisch.<\/strong> Zo bevatte de nota van informant Magnette reeds de zin: ,,<em>Belgi\u00eb zal in de volgende bestuursperiode direct noch indirect een staatshervorming doorvoeren<\/em>\u201d (<em>De Standaard<\/em>, 7 februari 2020). Ook wiskundig is zo\u2019n hervorming onmogelijk. Om bevoegdheden over te dragen aan de deelstaten is een 2\/3de meerderheid en een gewone meerderheid in elke taalgroep van elk van de twee wetgevende kamers (Kamer en Senaat) nodig. Hieruit volgt dat er 100 zetels nodig zijn in de Kamer. Minstens 34 van de 150 leden zullen in ieder geval tegen stemmen, ofwel omdat deze hervorming niet ver genoeg gaat (VB, de onafhankelijke Jean-Marie Dedecker), ofwel omdat ze te ver gaat (de PTB, D\u00e9fi), ofwel om andere redenen (de onafhankelijke E. Kir). <\/p>\n\n\n\n<p>In werkelijkheid vertrekt elke institutionele hervorming dus vanuit een kader van 116 zetels. Dit geeft onder andere een eenzijdig vetorecht aan de N-VA, de PS, de Groenen en de liberalen. Op dit moment weten we al dat de Groenen (21 zetels), de MR (14 zetels) en waarschijnlijk Open VLD (12 zetels) tegen een staatshervorming zijn. Er zijn dus in het \u201cbeste\u201d geval 71 zetels in het voordeel van de staatshervorming. Dat is nog minder dan de zetels nodig om een regering te vormen! Kortom, een staatshervorming is op dit moment een luchtspiegeling.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Wat moet er dan wel gebeuren? <\/strong>De Koning dient een voorlopige regering van nationale eenheid samen te stellen met vertegenwoordigers van alle gematigde partijen en aangevuld met enkele onafhankelijke experten. Deze overgangsregering voor ongeveer 1,5 jaar dient een beperkte agenda te hebben, namelijk het opstellen van een begroting, het beheer van de lopende zaken en de organisatie van een institutioneel en consultatief referendum met verschillende opties en rondes, <a href=\"https:\/\/www.unionbelge.be\/?p=10450\"><strong>zoals de B.U.B. al in 2016 voorstelde<\/strong><\/a>, alsook de uitvoering van het resultaat van dit referendum.&nbsp; Zo zullen de Belgen eindelijk zekerheid hebben over de staatsstructuur waarin ze de komende decennia zullen leven.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Besluit<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Belgi\u00eb heeft dus hic et nunc nood aan een institutioneel referendum en een tijdelijke regering van nationale eenheid. De oplossing voor de Belgische politieke situatie is dus tegelijkertijd eenvoudig en ingewikkeld. Dat is een paradox. Maar wie deze tekst goed gelezen heeft, zal de oplossing eerder eenvoudig vinden. <\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise politique en Belgique s\u2019\u00e9ternise. Un an et cinquante jours apr\u00e8s la chute du gouvernement Michel, il n\u2019y a toujours pas de nouveau gouvernement national. Pour le B.U.B., les causes de la crise sont \u00e9videntes. Les solutions aussi. Mais celles-ci devront \u00eatre tr\u00e8s drastiques.<\/p>\n<p>De politieke crisis in Belgi\u00eb houdt niet op. E\u00e9n jaar en 50 dagen na de val van de regering Michel is er nog steeds geen nieuwe nationale regering. Voor de B.U.B. zijn de oorzaken van de crisis duidelijk. De oplossingen ook. 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